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HISTORIQUE

Les déviations latérales du rachis au cours du mal de Pott ont déjà fait l'objet d'un grand nombre de travaux et de communications.

En 1838, Bouvier, dans ses Leçons cliniques sur les maladies chroniques de l'appareil locomoteur, attire l’attention sur les incurvations latérales du rachis et signale dans un cas particulier la difficulté du diagnostic.

En 1889, le D' Bartow, dans un mémoire publié dans les Annals of Surgery, le D' Taylor, dans l’American orthopedie association, puis le D' Lovett, de Boston, dans deux articles parus dans le même journal (1899-91) mettent en lumière l'intérêt de ces scolioses pottiques.

Mais, en France, c'est M. Kirmisson qui a le premier insisté sur ces déformations vertébrales et

dans la Revue d’orthopédie de 1892, en a précisé les

Er

principaux caractères : Siège dorso-lombaire, pathogénie et mécanisme, évolution et traitement.

Depuis cette époque, dans tous ses ouvrages il a mentionné ces déviations scoliotiques au début et au cours du mal de Pott.

Quelque temps après la communication précédente, le professeur Phocas de Lille publie dans la même revue « /es déviations latérales du rachis dans Le mal de Pott et particulièrement dans le mal de Pott dorso-lombaire. » Sous son inspiration, le Dr Brunelle fait sa thèse sur le même sujet.

À Lyon, le D' Gayet (1897), à Toulouse le Dr Cestan (1899) rapportent quelques observations, et dans son livre « l'étude pratique sur le mal de Pott » le D: Ménard de Berck consacre quelques pages à cette étude.

Dans ces dernières années, le D' Robert de Nancy, en 1904, le D' Donnezan, en 1907 font leurs thèses sur la scoliose tuberculeuse et la forme scoliotique du mal de Pott.

Les progrès de la radiographie enfin ont permis de se rendre compte des divers mécanismes de ces dé-

viations et de préciser le mode de début.

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