‹ Les Scolioses au Cours du Mal de PottChapitre 5 sur 47 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

La fréquence de ces déviations paraît plus grande qu'on ne saurait croire. Lovett de Boston affirme qu’elles se rencontrent à des degrés divers, il est vrai, dans presque tous les cas de tuberculose vertébrale qui n'ont pas été rigoureusement soignés et immobilisés au début. Pour M. le Professeur Kirmisson, cette fréquence serait assez élevée, et en tenant compte des formes simples et associées, il a noté que sur les 123 cas de maux de Pott qui s'étaient présentés à son examen, 24 s'accompagnaientd'unedéviation scoliotique.

Grâce à l’'amabilité du D' Weill, radiographe à l'hôpital Trousseau, nous avons pu examiner les radiographies faites ces dernières années dans le service de notre maître, le D" Savariaud. Sur 72 cas de lésion vertébrale bien caractérisée, nous avons pu constater 39 cas de scoliose, ce qui nous fait une pro-

portion de 53 pour 400. Cette statistique semblerait

LE AQU

donc confirmer l'opinion du docteur américain ; cependant il nous faut ajouter que bien des maux de Pott, sans particularités, n’ont pas été radiographiés, et c’est ce qui nous explique cette proportion si élevée. Quoi qu'il en soit, le mal de Pott scoliotique est loin d’être une rareté clinique.

La région le plus souvent atteinte est la région dorso-lombaire : sur les cas observés, quelques-uns intéressalent souventles régions dorsale supérieure et cervicale. Cette particularité est telle que le professeur Phocas à décrit une variété clinique de mal de Pott lombaire à début scoliotique.

Toutes ces déviations sont loin de reconnaître la même origine : les unes sont dues à une véritable luxation du segment supérieur sur l'inférieur, les autres à un écrasement vertébral; les plus nombreuses enfin relèvent de contractures. Quel que soit le mécanisme,on peut observer la déviation latérale simple, soit combinée à une gibbosité ce qui est le plus fréquent.

À ces 3 groupes, il nous faut encore ajouter une quatrième variété qui semble relever elle aussi de troubles musculaires : c'est la scoliose de la convalescence, qu’on observe aussitôt après avoir enlevé le plâtre et qui semble avoir pour origine une atrophie ou une parésie des masses musculaires des gouttières

vertébrales.

DE, VS noie.

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