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vertébraux d’abord, qu’elle a détruit complètement une moitié des corps, la moitié gauche, en laissant survivre la partie droite des mêmes corps. L’inflexion latérale s’en serait suivie... La réparation osseuse est d’ailleurs solidement établie par des soudures très étendues, complètes à la surface. Aucune coupe n'ayant été pratiquée nous ne savons si la soudure interstitielle est aussi régulière.
En arrière, la série épineuse s’est déviée latéralement et devient par suite une ligne courbe complexe. D'habitude, la rotation du rachis est nulle ou légère. La saillie de la région des angles costaux est égale de chaque côté ou prédomine légèrement d’un côté. L’inflexion antéro-postérieure reste seule frappante comme le fait principal, l’inflexion latérale est accessoire. Aucune confusion ne peut faire prendre en pareil cas la déviation tuberculeuse pour une scoliose dans laquelle Ia rotation du rachis est le fait dominant, dans laquelle le sommet de la bosse répond non aux apophyses épineuses, comme dans le mal de Pott, mais aux angles costaux »,
Dans d’autres cas, la lésion scoliotique reste localisée à une vertèbre et ne s'accompagne d’aucune déviation antéro-postérieure.
Dans la radiographie qué nous publions (observ.
XVIT), la lésion intéresse la moitié droite de la cin-
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quième lombaire; la partie restante affecte la forme d’un coin et a l'apparence de vertèbres cunéiformes qu’on observe dans certains cas de scoliose congénitale.
Dans l’autre radiographie (obs. XV), les deux premières vertèbres lombaires sont atteintes, le disque intervertébral est disparu et on n'en aperçoit que la moitié gauche. La partie inférieure de la première vertèbré et la partie supérieure de la deuxième se sont fusionnées ensemble par suite de l’écrasement et de la disparition du tissu osseux. Pas de courbure de compensation.
Cet écrasement osseux entraine naturellement une déviation de la colonne vertébrale ; mais les scolioses de compensation sont rares, ne sont jamais complètes et la translation du tronc donne une impression de déjettement très accentué.
Quant à la rotation vertébrale, nous venons de voir ce qu’en pense le docteur Ménard.
Pour le docteur Lovet, au contraire, cette rotation vertébrale est loin d’être rare, mais présenterait quelques signes particuliers : alors que dans la scoliose vraie, les apophyses épineuses se dévient vers la concavité de la courbure, les corps vertébraux du
côté vwpposé, dans une scoliose pottique on observe
les phénomènes inverses.
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Nous publions deux observations où il existait nettement un bourrelet de torsion avec méplat du côté opposé: et dans la radiographie on se rend très facilement compte de la torsion vertébrale, car les apophyses épineuses qu'on aperçoit par transparence sont déviées de la ligne médiane et, contrairement à la description du médecin américain le sont du côté de la concavité.
Dans quelques cas même on peut constater un déplacement des côtes et une saillie assez nette de l'angle postérieur de l'anneau costal: mais nous partageons l'opinion du professeur Kirmisson et même quand il y a rotation et torsion vertébrales, toujours la translation ou le déjettement du tronc sont prédomi-
nants.