II. — Scolioses par glissement ou luxation
« De même que l'écrasement latéral se peut assimiler à une gibbosité irrégulière orientée dans le même sens, de même ce glissement n'est en somme qu’une variété particulière et peu commune de spondytolisthésis » (Cestan).
Ce mécanisme est plus fréquemment observé que le précédent et l'examen des radiographies nous indique
une proportion de 30 pour 100 environ, mais dans ces
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cas la scoliose est presque toujours associée à une gibbosité.
Lannelongue a décrit cette luxation latérale en se basant sur deux autopsies. Dans l'une, le cartilage de l'articulation sacro-vertébrale est disparu et le corps de la cinquième vertèbre lombaire a glissé sur le sacrum de droite à gauche au point de venir reposer sur l'articulation sacro-iliaque gauche; dans l’autre, la deuxième vertèbre lombaire est transportée à gauche de plus d’un centimètre.
Dans une pièce du musée Dupuytren, la disposition est à peu près la même et voici ce que M. Ménard publie à ce sujet : « Le segment supérieur se porte par son extrémité malade à gauche de sorte qu'il ne répond plus au segment inférieur que par une partie de son épaisseur. Cette luxation peut avoir pour conséquence un chevauchement latéral irrégulier : les deux segments s’ulcèrent sur leurs parties en contact en même temps qu'ils chevauchent l’un sur l'autre.
La radiographie de l'observation XII nous montre bien cette luxation : le disque qui sépare la douzième dorsale de la première lombaire est complètement disparu; la douzième dorsale a glissé à droite et la moitié gauche de cette vertèbre est en relation avec la
moitié droite dans la vertèbre sous-jacente. Dans son Duvelleroy à
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snsemble, la colonne présente un aspect coudé en
baïonnette. | Quelquefois même on voit seulement la luxation
d’une seule vertèbre dont le bord latéral vient faire
saillie.
IT. — Scolioses par troubles musculaires.
Ces troubles musculaires peuvent être de deux sortes, tantôt il s’agit de contractures, tantôt, au moment de la convalescence, de parésie.
a) Les scolioses par contraëture sont de beaucoup les plus fréquentes et la moitié des cas de scolioses pottiques relèvent de ce mécanisme.
Elles peuvent s’observer au début de l'affection ou au contraire à la période d'état. Les muscles intéressés sont suivant les cas les muscles des gouttières vertébrales, soit les psoas. On conçoit facilement qu'une contracture des masses lombaires détermine de la scoliose, mais pour le psoas il en est autrement, et pourtant cette contracture a une graude valeur puisqu'elle est quelquefois le seul signe observé, au début du moins.
La contracture du psoas détermine une flexion de la cuisse sur le bassin, et celle-ci semble plus courte ;
pour rétablir l'équilibre, le bassin pivote autour de son
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