ACTE II lOD
SGANARELLE, à part.
Hum ! hum ! est-ce que Dorine ?
GÉRONTE
Que veux-tu, Sg-anarelle, c'est la loi commune. Compte un peu sur tes doig-ts les gens qui, de ton temps, composaient la maison.
Il y avait vous, monsieur Géronte, et mademoiselle Angélique, puis Marinette !
GÉRONTE
Et tu ne te souviens pas de Benoîte, la cui- 'sinière ?
Que si, monsieur Géronte !
GÉRONTE
Eh bien, elle est maintenant chez mon frère inselme... et puis... tu ne te rappelles plus ïrsonne d'autre?
Ma foi non, monsieur Géronte I
GÉRONTE
Cherche bien.
Je ne trouve pas.
GÉRONTE
Cherche encore.
Ah ! il y avait Rustaud, vous savez, le chien Rustaud, à qui monsieur Léandre marchait sur la queue pour amuser mademoiselle Angélique.
GÉRONTE
Eh bien, Rustaud, il est mort d'indigestion pour avoir dérobé la viande du pot-au-feu. Entre nous, Sganarelle, je crois que Dorine Tavait corrigée trop durement, la pauvre bétel...
Il attend sur Sganarelle l'effet du nom de Dorine. Sganarelle fait comme s'il n'avait pas entendu.
Tenez, monsieur Géronte, je me sens tout rajeuni à ces vieilles histoires, et je ne puis me persuader que ce Sganarelle qui est là est le même qui a couru tant de pays. Il me paraît