ACTE II
io3
GÉRONTE
Tu la verras, S^anarelle. Sais-tu bien que je lui donnerai bientôt un époux?
Comme le temps passe! Elle se soucierait bien à présent de mes moulins !
GÉRONTE
Et que cet époux sera gentilhomme?
Rien que cela!
GÉRONTE
Et que je veux Taire la noce bientôt?
Vous la ferez, monsieur Géronte.
GÉRONTE
Te rappelles-tu, Sganarelle, ce jeune Léandre qui allait sur ses quatorze ans, à ton départ, et qui venait souvent à la maison ?
Oh! que oui.
GÉRONTE
C'est maintenant un homme fait.
Est-ce que?... Compliments, monsieur Géronte. Un homme fait et qui est gentilhomme, peste!
GÉRONTE
Eh que vas-tu penser, Sganarelle? J'ai dit ce nom-là en l'air... Mais, tu me laisses parler, tu me laisses parler... (^ part.) J^ voudrais l'amener sur le chapitre de Dorine. {Haut,) Ne te gêne pas, mon g-arçon, pour me demander ce que tu veux savoir, je te répondrai bien volontiers. Tiens, la vieille Marinette,qui venait autrefois filer le chanvre et surveiller le tourne-broche, eh bien, elle est morte.
SGANARELLE, tirant son mouchoir.
Ah ! pauvre Marinette, ce que c'est que do nous.
GÉRONTE
Ah ! il y en a bien d'autres, que tu as connus] et que tu ne retrouveras pas, Sganarellel Enj douze ans, il se fait du changement.