‹ Les sculptures de SolesmesChapitre 4 sur 48 · LA COMPASSION DE NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

LA COMPASSION DE NOTRE-DAME

Les rives de la Loire et de la Sarthe ont été particulièrement aimées de saint Benoît. Le grand législateur de la vie monastique en Occident comptait saint Martin parmi ses ancêtres. Il le donna pour modèle à ses disciples, en lui dédiant un des oratoires du Mont-Cassin. Lorsque, peu de temps avant sa mort, il vit d'un regard prophétique les destinées de son Ordre, la dispersion prochaine de ses enfants, et sa tombe oubliée sous des ruines (i), il salua les régions évangélisées par le thaumaturge des Gaules, comme la terre promise de son peuple et l'asile où reposeraient un jour son corps et celui de sa sœur, sainte Scholastique. Aussi, lorsqu'en 542, Tévêquedu Mans, saint Innocent, lui envoya demander quelques-uns de ses disciples comme maîtres dé la perfection religieuse dans son diocèse, il choisit, pour répondre à ce désir, son fils le plus aimé, saint Maur, auquel il voulut remettre, en lui faisant les adieux les plus touchants, un exemplaire de la règle, écrit de sa main.

Saint Maur descendit du Mont-Cassin, comme Moïse

(1) Dialogues de S. Grégoire, liv. II, ch. xvn.

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