EXPLICATION DU PLAN
Le plan que nous donnons a été photographié et gravé sur le plan relevé en i863, par M. David, architecte, avant la construction du nouveau chœur et des neuf chapelles ouvertes sur la nef. Les parties noires indiquent les constructions du xi e siècle; les parties ombrées par des hachures indiquent les constructions postérieures.
i . — Abside circulaire de l'église primitive. La crypte était éclairée par une petite fenêtre dont la colonnette existe encore. La crypte s'élevait au-dessus du sol de l'église. C'était une ressemblance de plus avec Saint-Pierre de la Couture, dont le chœur domine la nef qui n'a pas de bas-côtés.
2. — Mur droit, bâti par Philibert de la Croix, sur le mur circulaire de la crypte. La fenêtre qui l'ornait a été reproduite au chevet du nouveau chœur.
3. — Massif de maçonnerie retrouvé sous le dallage; il pouvait servir de base à l'autel.
4. — Voûte bâtie par Philibert de la Croix. Elle a servi de modèle aux autres.
5. — Entrée de la sacristie, où a été placée l'ancienne porte extérieure de la chapelle de Jean Bougler (n° 17).
6. — Chapelle du Crucifix, où a été transportée la colonnade qui faisait face à la Pâmoison.
7. — Calvaire et tombeau de Notre-Seigneur, exécutés par Michel Colombe. Il existe sur le bord du voile de la Vierge, une ornementation en lettres gothiques qui semblent former une inscription; malgré tous nos efforts, nous n'avons pu la déchiffrer. Le texte serait tiré probablement des Psaumes ou du Cantique des cantiques. On nous a signalé aussi sur la ceinture du personnage qui tient le linceul à la tête de Notre-Seigneur, des lettres où on croit lire le nom de Joseph d'Arimathie. Dans ce cas, Jean d'Armagnac sera : '«possédé de son rôle historique et ne serait plus que le seigneur de Sablé. Une étude plus attentive des trois grandes statues de l'Ensevelissement nous fait attri-
buer à un sculpteur italien, Notre-Seigneur, et Jean d'Armagna aonnage à turban serait de l'atelier de Michel Colombe, et ment de l'artiste qui a fait la statue de saint Pierre. 8. — Voûtes construites par Jean Bougler.
— Voûte reconstruite au commencement du xvn* siècle.
— Arcs de soutènement pour fortifier les voûtes du transs
— Sculptures de la Pâmoison et de l'Apocalypse.
— Ensevelissement de la Vierge et Assomption.
— Chapelle funéraire des seigneurs de Sablé. Elle était vo plain-pied avec l'église; à l'ouverture, en face de l'autel du était entrenue une lampe.
14. — Enfoncement où était placé le tombeau de Geoffroi, mor t5. — Porte de communication de la nef à la chapelle des sei Sablé; elle a pu être ouverte par les Bénédictins de Saint-Mai ifi. — Ancienne porte d'entrée des religieux dans la nef.
17. — Porte ouverte après le déplacement de la colonnade de I. de Jean Bougler, afin d'arriver directement au choeur sans f
18. — Arc du côté oriental du clocher; il a été élevé à la ht voûtes par les Bénédictins de la Congrégation de France. Il la hauteur de l'église primitive.
10,, — Escalier pour monter au clocher. La partie inférieure ! primée pour construire la chapelle de Sainte-Scholastique. C avait deux portes: l'une à l'intérieur, l'autre à l'extérieur; ce rait à prouver qu'il n'y avait pas Je bas-côtés. Il n'y aurait porte, si l'escalier eût été renfermé dans l'église.
20.— Contre-mur intérieur construit par Jean Bougler pour le clocher.
21. — Mur de la façade primitive dont on peut retrouver les i sous le dallage. On en voit encore un reste qui a été répai contre-mur, près de la statue de saint Pierre.
21. — Contreforts de la nef et de la tour. Ceux de la façadt l'angle; ce qui serait inexplicable, si l'église primitive avait < gueur actuelle.
î3. — Prolongement de l'église au xiv« siècle. Les murs ont mètres de moins que ceux du xi" siècle. Ils ont dû être r midi, par Jean Bougler.
24. Porte du xiv e siècle, ruinée par les Anglais. Jean Bougler I vée, en remplissant de moellons l'élégante arcature qui la su afin de pouvoir construire au dessus la grande fenêtre et le la façade. La base des colonnettes et la petite porte bouchét près de la grande, peuvent faire croire que le sol de l'éj exhaussé.