‹ Les secondes lectures enfantines: historiettes morales; leçons de choses, notions élémentairesChapitre 108 sur 150 · a Mon Dieu, lui dis-je, vous êtes blessé · texte numérisé non relu

a Mon Dieu, lui dis-je, vous êtes blessé

476. — Marchons, répondit-il, nous n'avons plus que vingt pas à faire ! >

v. — a l'ambulance.

477. « En effet, nous arrivons au village, et nous entrons dans l'ambulance.

478. « L'ambulance, mes amis, c'est l'hôpital du soldat pendant la guerre ; c'est là qu'on soigne les

479. « Le chirurgien arrive, examine ma blessure: c Vous avez une tète solide, cela ne sera rien, ditil, » et il prescrit ce qu'il fallait faire.

480. « Il allait passer à un autre blessé, quand il regarde par hasard le jeune homme qui avait aidé à me porter.

481. Il remarque qu'il est très pâle, que son paletot est déchiré au côté. Il s'approche, et, à travers la déchirure, il aperçoit une plaie toute rouge/

482. « Le brave jeune homme avait reçu au côté gauche un éclat d'obus, qui avait enlevé la chair et frôlé une côte.

483. « Et pourtant il n'avait rien dit, et il était prêt à repartir pour chercher d'autres blessés.

484. « Le chirurgien le fit rester, et nous demeurâmes ainsi, l'un à côté de l'autre.

483. « Je le remerciai de m'avoir sauvé la vie ; il me répondit qu'il n'avait fait que son devoir.

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