a Vive l'heure de la soupe, » disait Mathurin
en se mettant à table, et il se frottait les mains de
joie, tant il était heureux de se trouver tranquille un
moment, avec sa femme et ses enfants.
388. Après le repas, c'était Marie qui apportait à son père la tasse de café, où elle versait quelques gouttes d'eau-de-vie.
389. Quelquefois Mathurin disait en riant : < Encore, encore ! » Mais Marie remettait la bouteille dans, l'armoire.
590. — Non, répondait-elle, en riant aussi, vous savez bien, père, que maman veut que ce soit dix gouttes, les jours de semaine, et douze gouttes le dimanche.
59i. — On n'est donc plus le maître chez soi? disail Mathurin. Alors, je m'en vais au cabaret. »
/ 592. Marie savait bien que son père ne parlait pas sérieusement; il n'y avait pas de danger que .Mathurin allât au cabaret; il était bien trop content de prendre son café tout doucement, en regardant jouer ses trois enfants ; car Marie aimait à jouer aussi quand c'était l'heure, et elle s'en donnait à cœur joie.
593. Personne ne savait mieux qn'elle lire , écrire et compter , si bien qu'à la maison, le samedi, c . était „„,„, , quand sa mère était fatiguée, faiMltl "« t c'était souvent Marie qui faisait les comptes.
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