III. — LA MÈRE DE MARIE TOMBE MALADE
594. La pauvre mère de Marie n'était point forte; elle était souvent malade, et alors elle pleurait en regardant ses petits enfants.
395. « Que deviendront-ils, pensait-elle, quand je ne serai plus là ? Que deviendra mon pauvre homme? • Mais elle pensait : « Heureusement Marie sera là pour me remplacer. >
596. Enfin, Ea pauvre mère fut obligée de s'aliter. Elle sentit bien que c'était pour la dernière fois.
597. Souvent elle appelait Marie près de son lit; elle lui faisait toute sorte de recommandations.
598. Elle lui disait comment il faut faire pour tenir toujours la maison propre; puis
s ajoutait : t Tu sais soigner 'à ton petit frère et ta petite sœur; * il faut apprendre à soigner ton : père ; car lui, ne se soignerait pas.
Pendant que je suis malade, occupe-toi de lui comme je fais, quand je suis en bonne santé.
.«i'/de ' rewmmandd- Porte " mi son déjeuner I e matin; "™'' reste avec lui un moment pour qu'il
se repose. Sois caressante pour lui. Mets tes deux bras autour de son cou; Essuie son front qui est toujours en sueur; car il travaille trop, ton .père, pour nourrir sa femme et ses enfants.
599. • Le dimanche, tu prépareras sa casquette neuve, son linge blanc, ses habits de drap : tout cela est dans la grande armoire; il faut bien soigner ia
toilette du dimanche, car elle coûte cher, et nous ne sommes pas riches.
600. « Tu entends bien, mon enfant; tu es grande, ' maintenant; tu as quatorze ans! Tu es presque une femme. Tu peux me remplacer auprès de ton père et des enfants. »
60 1 . Marie comprenait bien ce que sa mère voulait dire ; elle faisait tous ses efforts pour ne pas pleurer devant elle ; mais dès qu'elle était seule, ses larmes coulaient avec abondance sur ses joues.