III. — JACQUES A LA FERME DE LA BENÀCDlfcRE
210. La vieille tante fat bientôt lasse de l'avoir à sa charge ; quand il eut une douzaine d'années, elle aongea à le placer quelque part, où il pût gagner sa vie.
211. Elle le conduisit à la Renaudière; c'était une grosse ferme
du voisinage. Le fermier, maître Lenoir, était un grand homme maigre, qui n'avait pas l'air doux.
212. Quand on lui amena le petit boiteux, il le regarda de travers ; Jacques n'osait lever les yeux et tremblait comme la feuille.
213. «Ce garcon-Ià, dit le fermier, ne me paraît pas bon à grand'chose. Enfin, on lui donnera son pain et l'on tâchera de l'occu per. »
214. Jactjues ne regretta pas la maison de sa tante, ni les tracasseries du méchant Frédéric.
21EÎ. Mats le malheur semblait le poursuivre.
216. D'abord, maître Lenoir lui faisait toujours grand'peur; et puis tous les domestiques avaient l'air de s'entendre pour le malmener.