IV. — PANURGE JETTE SON MOUTON A LA MER
319. « Panurge, ayant payé le marchand, choisit de tout le troupeau le plus beau et le plus grand mouton .
320. « Tandis que maître Dindenaut comptait ses écus, et riait en lui-même de son adresse à tromper les gens, Panurge emporta son mouton qui criait £t bêlait. Alors tous les autres moutons se mirent aussi à crier et à bêler, en regardant de quel côté Ton menait leur compagnon.
321. « Soudain, Panurge, sans rien dire, jette dans la mer son mouton qui criait '
bêlait toujours. Aussitôt accoert un autre mouton ; il bondit et saute dans la mer en bêlant comme le premier. Un second en fît autant, puis un troisième , pu ii un quatrième.
Tous à la file commencèrent à se jeter dans la mer en criant et bêlant.
322. «Le malheureux marchand voyantpérir ses pauvres moutons, veut les arrêter et les empêcher de se noyer. Il les frappe de son bâton, tandis que les chiens aboient et les mordent aux jarrets. Peine inutile, les moutons bêlaient et sautaient de plus belle.
323. « A la fîn, il en prit un par la toison, le plus grand et le plus fort du troupeau. II espérail le retenir, et sauver ainsi ce qui lui restait encore. Mais le mouton se débattit si
13. Exeroloe. - V«ta. ]„ mot. .ai,*,,, lu pi utW(Toir p. 3Br „,. 8 el 9)#
1. J* navet, les navet». — 2. La poire, les ... — 3. L'ouvrier, les ... — 4. Un fusil, des 5. [j n jjon, deg