CRESSON DE FONTAINE
lOH
NU. Ello ,se distingue par la coloration i*ouge-ljrun très prononcée des nervures de la face supérieure des feuilles et de la portion terniinale du })étiole, souvent aussi du parenchyme lui-inème, Ce cresson est longtemps à se faner, qualité (jui le fait rechercher.
Deuxième race. — Race commune ou Cresson a feuilles i MINCES. Les fouilles sont minces, promptes à se llétrir et d’un vert clair, passant parfois au jaunâtre.
Troisième race. — Race dégénérée ou Cresson gaufré. Ses folioles sont amincies, tachées, sinuées, gaufrées, ou, suivant l’expression des cressonniors, tuyautées. Cette espèce est la moins productive et la moins estimée.
r.a première condition à remplir pour l’étahlissement d’une cressonnièi-e est de choisir un local peu éloigné du centre de consommation, autrement les frais de transport seraient trop élévés et le cresson subirait, pendant le trajet, des altérations qui en diminueraient la valeur. Le sol ne sera ni trop saldonneux, ni calcaire ni tourbeux ; le plus convenable est celui ({ii’on désigne sous le nom a rgilo-silicev.x.
Les eaux d’irrigation seront abondantes, il faut qu'une fosse large de 3'», 50 reçoive, par minute, au moins 8i litres d’eau, et cela d’une façon permanente, l’hiver aussi lûen que l’été. De plus, les fosses devront être étal)lies dans le voisinage des sources, pour (pie, durant son trajet, l’eau ne puisse s'échauffer pendant l’été, ni se refroidir pendant l’iiiver. lies eaux de source sont jiréférables aux eaux de rivières, car elles ont une température constante. Dans le Midi, où les gelées sont nulles ou faibles, on peut employer les eaux de rivière.
Les eaux des tourbières sont peu favorables, non-seulement elles salissent la ])lantepar des dépôts journaliers de matières organicpies et ocracées, mais encore leur température est peu constante, lies eaux calcaires et magnésiennes ont l’inconvénicnl de produire des déjiùts terreux sur le cresson. Les eaux séléniteuses sont préféraliles, elles sont pourtant peu convenables, d’après (hiatin, car elles contiennent fort ]ieu d’iode, corps dont la présence, nécessaire à la salubrité des eaux, joue nu rôle im])ortant dans les propriétés du cresson. Les eaux ferrugineuses au contraire, du moment ipie la , rpiantité de fer({u’elles renfei’ment n’excède pas quelques milligrammes, sont favorables à la culture de cette plante ; mais si ces eaux sont très chargées de fer, elles sont nuisibles,