DEMI-FINE FINE
Phalsbourg
Essence de noyaux
6 gramm
8 gramm . 1 0 gram m .
lOgram.
— d’amandes ' amères
— de Portugal distillée
— de citron distillée...
— de cannelle do Chine
— de girolle
— de muscade
— de néroli
Sucre
2GÜ0 —
•Alcool
5 litres.
5 lit. G lit. 4
7 lit. 3
11 litres. 7 8
GhESSON ALKXÜIS
On opère comme i)Oiir l’aniselte. Produit, 20 litres.
fUESSO.X ALï-;.\ois. — J.es jeunes pousses et les feuilles du cresson alonois [Lepidium scdivum), à la saveur âcre et piquante, servent de condiment aux salades.
On en possède trois variétés : le cresson alenois doré, à feuilles d'un jaune blond, Le cresson alenois à larges feuilles, et le cresson alenois frisé ; ce dernier est le plus recherché parce ([ue son feuillage décou[)é est un ornement pour les salades (lig. 68).
Fig. G3. — Cresson alenois.
'[.c cresso7i alenois, lève en deux jours : convenablement ex})osé, il fournit delà verdure en six.
Avec une vieille caisse remplie de terre et de la graine de cresson, on pourra se passer d’aclieter des légumes frais pendant longtemps; on ])eut obtenir en huit jours assez de cresson alenois pour en manger à tous les repas, avec les viandes et le }>oisson salé, ou en salade.
T n jardin sur les fenêtres, l)ien entretenu (il faut semer sans cesse aussitôt le cresson cueilli), peut donner indéfiniment une bonne ])rovision f[uotidienne de cresson alenois, d'un gofit pifiuant, fort agréable.
Si Ion veut forcer la jioussedii cri'sson, il suflira de couvrir do morceaux de vitres son jardin improvisé. On en fera ainsi
r.lŒSSOX DE l-XDNTATXE 105
une planche gardant la même températui-e nuit et jour, et toujours en activité.
Le tout pour bien peu de cliose !
CRESsoAi 1>E FO\TAi\i':. — Le cresson <le fontaine, cresson officinal (XastuHium officinale, R. Br.) (üg. (>\), est une plante rafraîchissante, toni(|ue et anti-scor])uti(pie.
Fig. G'i. — Cresson do fontaine.
Le cresson croît s})ont;mément au})rès des sources, le long des ruisseaux et de quelques rivières, mais une ])areille production serait insuftisante pour la consomnuition des grandes villes. 11 fallut donc de Ijoniie heure (XIV'^ siècle) essayer de cultiver cette plante.
i'ultiiro du t'ressoii. — Sa culture dans les environs de Paris remonte à 1811, elle est due à Cardon, ((ui crèti entre Senlis et Chantilly la |)remière cressonnière, d’après les observations qu'il tivait faites en Allemagne. Il eut de noudu’oux imitateurs et, à certains jours, la quantité de cresson envoyée sur les marchés de Paris dépasse 15,000 bottes. En 1885, la consommation de cresson a été pour Paris de 0.108.850 kilogrammes.
Par la cidtui'e, le cresson a subi diverses transformations et l'on peut aujourd'hui ranger en trois races ou variétés les plantes cultivées appartenant à cette espèce botanique.
Prewffire 7’aee. — Race Gonesse et de Duvy. Cresson (Îhar-