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DAU.E. PAVAGE. NIVEAU DU SOU

Fig. 02. — FiUi’fî flcRtincî à (■.piirar l'eon, avant son arrivôo dans nn résorvoir ou

dans lino citorno.

On peut aussi filtrer l’eau à la sortie du réservoir ou de la citerm'. en utilisant des filtres construits sur le type représenté ligure Od, dans laquelle l’eau impure entre parle tuyau F, pénéti'e de bas en haut au travers des couches filtrantes

FILTRE

A et B, passe piiriliée dans la chamliro a et sort par le tuyau C; l’appareil tout entier peut se dénionteren deux parties « et b. Du reste il n’en est pas besoin pour nettoyer les couches liltrantes ou la clianil)re inféi-ienre K, dans bupielle se réunissent toutes les impuretés ; il suffit d’ouvrir l’orifice D, elles s’écoulent d’elles-méino ; ensuite on ferme les rol)i-

Fig. 93. — (Icsliiir, à t'piirpr après sfi sortir d’im réservoir

nu d’une citerne.

nets F et C, on ouvre le roltinet iM, l’eau passe par ce tuyau, traver.se les couches filtrantes B et A, en les nettoyant, et s'écoule en D.

Si l’on n'a point à sa disposition dos appareils sjtéciaiix, il est facile de construire des filtres très simples, qui feront un excellent service (tig. O'i:, 05. 0(5).

La figure !)7 rojtrésente la disposition (]uo l’on peut toujours adopter dans des tuyaux de conduite, pour forcer l’eau à se filtrer sur un point de son parcours.

Mais ces procédés ne sont ap})licahles (jue pour une consommation importante et dans des conditions spéciales où on est oliligô de s'ingénier })Our imui oviser un filtre instantané.

FILTRE

Si l'on ii’a besoin (jue d'nne pureté approximative, par exemple pour préparer l'eau ani sert de boisson aux l)estiaux, on pnrilie aisément les eaux boueuses (jni commencent à verdir et ont une odeur mai'écap’euse.

11 snfüt de lixer à l’intérienr d’une t'ntaille défoncée et au ([uart environ de sa hauteur un fond percé de trous, de rem- ]dir ensuite en partie la l)arri(|uc av(u-, une couche <le sal)le pur ou de petits pra viors et une Ijonne é})aisseur de jioussier

1‘ ijï. 04. Mitra doiinant doux fiitrutioii.s siicca.ssivos. — Fig. Oô. Filiro plti.s jmrlatif.

J'ig. 00. Mitra ninhilo. sur lin axe. — Fig. 07. Figure scliéinatiquc, représentant une conduite d eau avec, une couche filtrante disposée sur un point de son trajet.

<bi cliarbon débarrassé de sa partie ])Oudreuse. On termine ce tilli-oen le couvrant d'ime toile claiiT.

Ouand le tout a été ainsi disjtosé. on verse l'eau ((u'on veut épurer sur la toile. Cette eau, en traversant la couche dejtoussier de cliai’bon et de salile, se décolore, s'épure et arrive ]»res(jue ]iui])ide au tond de lu futaille, qui doit èti'C munie d’un roliinet.

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T.oi'sqne le liltre ne fonctionne plus, on retire le cliarl)on et le sable, on les lave, on l)ien on les remplace par d’antres.

On peut aussi se servir de sable non terreux et y intHr})oser de la laine.

Ces divers moyens ne donnent pas, il est vrai, une eau assez limpide pour l’alimentation de riiomme, mais cette eau néanmoins est très salnl)re pour le Ijétail.

FiKres avec les pierres poreuses. — A la COUChe de sable et de charlion on a substitué certaines pierres ptoreuscs, et et c’est encore le moyen en usage dans bien des habitations.

Ces tiltres en pierre poreuse laissent beaucoup à désirer; ils laissent ])énétrer l’eau tro}) vite ou trop lentement, suivant leur nature. Si elle pénètre trop vite, elle n’est ]>as convenablement liltrée. et si elle pénètre tro]> lentement, leur débit n'est pas suffisant, à moins d’avoir des appareils considérai )les en volume.

Kn outre, ces tiltres en pierre faisant nécessairement corps avec la fontaine, le réservoir on les citernes s'encrassent })roniptement, et leur nettoyage nécessite toujours l’intervention (l'ouvriers spéciaux.

Fillros porf'oel ioiiiiôs au oliarliou. — FiLTRE AU OHAHRON DE ROURGEOisE. — Il opèrc instantanément et purilie l'eau de deux façons: ckimiqiceme^it, en lui enlevant les matières et les gaz putrescililes ({u’elle renferme en dissolution, et ntécaniquonenl, en extrayant de l'eau tous les corjis solides ((ii’elle tient en suspension.

On fait usage de cliarbon de l)ois ordinaire concassé et lavé pour le déliarrasser de sa ))onssiéi'e. 11 doit être renouvelé environ une fois l'an.

T. es tiltres entonnoirs (üg. !)<S), se placent sur les carafes. L’opération se passe immédiatement'sous les yeux du consommateur; elle se fait avec rapidité : 5 minutes environ suffisent pour filtrer et épurer l'eau <l'une carafe de capacité ordinaire.

Les fontaines d'oftice avec charbon (lig. !)!>)• et clarifient purifient l'ean, la déliarrassent des gaz délétères snscejitibles de nuire à la santé, elles conservent leur action jairiliante par la facilité de remplacer le cbarbon soi-mèmo.

Les tiltres à siphon (tig. 100). sont en métal inoxydable, solides, légers, d'un débit considérable et d un emploi tacile.

Pour mettre l'ajipareil en marche, il faut le plonger dans un vase ([nelcom[ne. asjiirer }>ar le robinet jus([u à ce ([ue l’eau vienne à la lioiiclie pour établir le courant en ayant soin

ir)S * 1<1LTHE

(le tenir le ro])inet consLaniincnt au-dessous du niveau de

l'eau à liltrer (lig. 101). .. . -•<-

Si on -veut le nettoyer, rouverture du rolnnet étant jtetite

(pour le bon fonctionnement du filtre), il faut le sortir du tube,

Fig. 101. — Filtre à siphon, on marche.

enlever le iiltre du vase où il fonctionne, frapper K'gin’oment la, grille, la brosse)’ avec une brosse de ebiendent, puis soufller

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dans le tube ou était le roljinet, pour chasser l'eau en sens contraire, ce qui entraînera les impuretés amassées sur la grille .

FILTRE DE Samuel Chantrân. — Daiis uu vase quelconque, un seau en zinc, par exemple, on place un récipient qui laisse entre ses parois et celles du seau un espace vide de 10 centimètres environ; dans l’intérieur de ce récipient, on introduit des éponges qui le garnissent complètement, sauf un espace de quelques centimètres laissé li])i*e à la })artie inférieure. L’éponge supérieure dépasse les bords du récipient comme ferait un champignon; elle baigne par ses extrémités dans l’eau impure qui arrive dans le seau; cette eau se trouve être aspirée trèspromptement, elle traverse les éponges, se clarifie parfaitement et perd tout goût désagréalile, surtout si l’on place du charbon concassé dans l’espace resté vide au fond du petit récipient. Un tuyau en zinc donne passage à. l'eau filtrée.

Cet appareil a l’avantage non-seulement d’être fort peu coûteux, mais de déliiter un volume d’eau considérable : de la dimension d’un seau ordinaire, il peut fournir de 4 à 5,000 litres d’eau filtrée en vingt-quatre heures.

Malgré tous les perfectionnements dont ils ont été l'objet, les filtres à chaïUon ne méritent pas la réputation qu’on leur a faite.

On dit, il est vrai, qu’en filtrant l'eau à travers un bloc de chai'lion poreux on lui enlève sa matière organique ; voici une expérience qui jette quelque doute sur cette question. On prend un échantillon d'eau potable, on en filtre la moitié à travers un liloc de charbon poreux, et on l’expose dans un flacon couvert, aux rayons directs du soleil. On expose de môme aux rayons du soleil l'autre moitié de l'eau quî n’a pas été filtrée. Sous l’influence des rayons lumineux, on voit développer, après quelques jours, une matière verte, sorte de végétal })rimitif. Or, cette matière verte se dévelo]ipe également vite, dit M. J. Muller, dans l’eau filtrée à travers le bloc de charbon poreux, et dans celle qui n’est pas filtrée.

fin filtre liien aménagé et bien entretenu ])0uL sans doute retenir les microbes et leurs germes, mais il est impuissant à enlever de l'eau les matières azotées dissoutes ; or ce sont ces substances ((ui donnent à l’eau la faculté de devenir un champ de culture appi'oprié au développement des microbes dont on observe la présence dans les maladies infectieuses.

im)

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Ébullition do l'oaii. — 11 existe, vm excellent moyen, et je le sais appliqué dans certaines familles aisées, mais il n’est pas pratique dans la majeure })artie des cas. 11 consiste à porter l’eau })endant cinq à dix minutes à l’ébullition, et à l’aérer ensuite ; ou atteint ce dernier résultat en la faisant tomber goutte à goutte par un siphon d’une certaine liauteur dans une fontaine. J)ien close, alin (ju'elle puisse reprendre l’air qu’elle a perdu }>ar l’ébullition, ou, plus simplement, mais moins heureusement, en la battant à l’air : ce qui a l’inconvénient de la mettre en contact trop certain avec les poussières de ratnios})hére. L'eau bouillie n’est i)eut-ètre pas très agréable au goût. Néanmoins je n’hésite pas à la recojiimander avec insistance, en cas d’épidémie. On fait bien chautfer de l’eau pour le lavage de la vaisselle, pour la préparation du tlié, du café; ne peut-on pas l’exécuter pour obtenir quelques litres par jour, et se donner l’assurance presque certaine de se mettre à l’abri d’un mal régnant ?

riiissoii de iVaii. — Charles Tellier de Paris, convaincu de l’intervention de l’eau dans la genèse des maladies, donne un moyen do l’assainir. L’ébullition, comporte, d’après M. Tellier, ([uatre inconvénients : L sous la ])ression barométrique de 7G millim.. l’ébullition de l’eau n’exigeant qu’une température de 10(P, cette température est insuffisante pour tuei‘ tous les infiniment })etits, microbes et germes; l’ébullition chassant de l’eau tout l’air (pii y était dissous, cette eau devient lourde et indigeste: 3'^ l’ébullition précipite tous les sels calcaires sans exception et enlève à l’eau toute sa sapidité ; 'c elle j)récipite également les parties terreuses en suspension dans l’eau et en fait des magmas (pii rendent l’eau désagréable à boire.

Pour olivier à ces inconvénients. M. Tellier se sert encore de la chaleur, mais il substitue Veau cuite à l'eau bouillie, l’eau cuite sous pi-ession, de manière à atteindre une température variant de i lüo à lôOo, dans un vase métallique herniéti- (piement clos yiouvant suppoider une ]ircssion de six atmos- })héi‘es (fig. 102). C(î vase a la forme de liouteille ; on l’emplit en dévissant le bouebon A. Ce lioucbon se prolonge à l’intérieur pai‘ une tulndui'e plongeante 1). Une môme tubulure C est ])lacée sous le l'obinet d’air 1). Quand l’appareil a reçu l’eau à cuii'e, on hu'me le bouebon à vis A et l’on place la boiiteille dans la chaudière flig. 1()3). La bouteille contenant l’eau à jiuillier présente un r(>nflement inférieur 'calculé de

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manière que l’eau, par sa dilatation pendant la cuisson, remplisse complètement le rècijiient. Un rolûnet inférieur, muni d’un liltre H, permet le soutirage de l’eau ; le rolûnet supérieur 1), surmonté d’une am})Oiile renfermant de l’ouate de coton, laisse rentrer l’air. Lorsque la bouteille est pleine d’eau, que ses deux robinets sont fermés, on la place soit dans un bain-marie saturé de sel marin, soit dans un récipient où l’on fait arriver de la va})eur d’eau surchaulfèe. Ouand l’eau a été cuite (et une heure suffit à ce travail), on retire la bouteille et on la plonge dans l’eau froide })Our lui soustraire

Fis- "10:^. — Uontoille contenant l'eau à purifior.

Fig. lOa. — Chaudière et son l'ourncau .

son calorique. Tai nature métallique de la bouteille favorise le refroidissement; lors({u’on veut boire 1 eau, on place la bouteille dans le trépied (lig. lOi) et on n’a })lus qu ti soutirer par le robinet 11 le li(|uidc préparé.

l’JLTKE

L’appareil Tolliev pivsonie les avanlap-cs Kiiivants : l’eau reste parlai tement aerée et digestive ; elle reste cliargée desels calcaires, tandis que les autres sels sont précipités avec

les matières terreuses et retenues par le ültre ; le ültre n’est jamais contaminé, puisqu’il est lui-rnème cuit à cliaque opération ; l’eau ne peut plus se contaminer, puisque l’air ({ui envahit la bouteille pour remplacer le li({uide soutiré est obligé de traverser une couche d’ouate qui retient germes, ferments et microbes.

i’iljpos à luuijçio filtranto on poi*“ oolaiiio. — FILTRE CIIAMRERLAXD. —

.le conseille en tout temps l’usage du ültre C]iam])erland, (jui donne de l’eau aussi agréable d’ailleurs que la meilleure eau de source.

Il se compose d'un tube en porcelaine dégourdie, fermé a l’un des l)outs et portant à l’autre extrémité une ]3ague émaillée, percée d un trou pour l’écoulement de l’eau, (lig. 10.1) Cette hoirgie filhumtc se place dans un tube métallique ([ui s'adapte sur un robinet de conduite d'eau. Un écrou que Ion serre à la main ])ermet, grâce à une l'ondelle de caoutchouc placée sur la bague émaillée, de clore bermétiquement 1 espace com])i'is entre le tube métalli({ue et la ])Ougie fdtrantc. TjOrs([uon oiivi’e le robinet, l’eau remplit 1 espace clos, et, sous 1 intlu(*nce de la. })i*ession. ültre lentement a travers la poicelaine. Le débit est d’autant jdus grand que la pression est ]»lus considérable .

La lig. 101 repi-ésente le ültre Chamberland simple.

La üg. 100 re])résente un ültre Chamberland multiple ou

à batterie. t m

L<‘ mdtoyage de ce ültre est extrémementsim])le. I^a tiltia-

tion de l’eau se faisant de l’extérieur à l’intérieur de la bou-

Fig. lO'f. —Trépied disposé ]tour recevoir la bouteille aprè.s son rerroidissemeiit .

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