LUCIEN BONAPARTE
Bien que je ne partage nullement l'admiration du général lung pour Lucien Bonaparte, je crois devoir publier la lettre suivante qui est inédite (Bibliothèque nationale^ ms. fr.
nouv. acq. 3557) :
A Monsieur le Général Giiillety à Paris,
J'ai reçu avec plaisir, général, votre lettre (i), elle me prouve que vos sentiments pour moi n'ont pas changé ; mais il ne faut pas croire aveuglément les mille bruits de Paris. Croyez
^1) « J'ai écrit à M. Lucien Bonaparte pour le féliciter snr son avènement an Irône de Toscane, suivant le bruit qui en courait alors à Paris. » (Réponse du général Guillet dans son interrogatoire du 13 juin.)
pourtant que je désire trouver Toccasion de vous prouver mon attachement pour vous.
Votre affectionné,
Lucien Bonaparte.
Rome, 20 janvier 1808.
Le fils aîné de Lucien, Charles-Lucien, né à Paris, hôtel Chatam, en 1803, a renoncé «depuis cinq ans» au titre de prince de Canino, nous apprend la Gaiette des Tribunaux du 4 décembre 1850 (voir aussi les numéros des 20 et 21 juillet 1849) ; ^^^ duel avec Edouard Rossi, fils de l'illustre économiste (voir aussi les numéros des 7 et 9 juin 1851), fit grand bruit à l'époque; mais Charles-Lucien, comme son père, était mal équilibré. Après avoir défendu Rome contre Parmée française en 1849, il vint mendier un siège de sénateur de Napoléon III, et il Teut quoiqu'un jugement eût déclaré qu'il avait perdu la qualité de Français. (G^>(^//^ susdite, 11 décembre 185 1.)