FIGURES DES SEPT PLANÈTES
Fifrures des Talismans.
auxquelles se pouvaient rencontrer similittude, le tiraient du mot grec TeX£a[jLa, per- ♦fection.
Mais avec cette facultative attribution ITi’étymologie, certain auteur d’esprit cri- :tique et narquois s’enquerre pourquoi on me le ferait pas venir de Talis mens, comme ii’autres ont tiré Thomas de totus meus et pien d’autres reveries qui paraîtront plus subtiles que judicieuses ou plus philologiques que plausibles.
Quelle que soit l’origine de ce susdit mot, 11 est reconnu que ces images mystérieuses m magiques, ainsi quelles sont appelées >ar LucanuSy le neveu de Sénèque le philosophe, nous viennent par antique transmission des peuples d’Égypte, lesquels [voués à l’idolâtrie ont de haute antiquité iiré induction mystérieuse des figures des 'lanètes ainsi que de celle des bétes et aums corps, auxquels ils supposaient attrilutions surnaturelles. C’est donc après que is Hébreux furent revenus d’Égypte, où ss étaient allés, alors que Joseph en était puverneur pour le roi Pharaon, qu’ils itroduisirent ces mystérieuses pratiques ans leur pays.
C’est aussi aux Chaldéens que sont en partie attribuées ces inventions, parce que, ;s premiers, ils ont observé les cours des ;tres, leur diversité figurative et leurconnctivité afin de pouvoir prognostiquer ■s saisons et la tranquillité ou véhémence i l’air et leurs diverses transmutations,
ils remarquèrent donc les places des étoiles, et pour pouvoir dans cette immensité fixer les mouvements et dispositions de ces planètes, ils leur donnèrent un nom ainsi qu’aux signes zodiacaux, tels que belier, taureau, écrevisse, scorpion, etc., ils calculèrent les espaces de temps que mettaient le soleil et la lune à opérer leur mouvement de passage, et c’est pour ces causes que les Chaldéens sont regardés comme les promoteurs de l’astronomie, autrement dite astrologie.
Les talismans furent retrouvés plus tard chez les divers peuples de la Grèce, mais ils sont enrichis de leurs fables et regardés alors comme d’autant plus pourvus d’artifices cabalistiques , qu’ils étaient sous | l’invocation de leurs images mythologi- i ques ou figures d’idolâtrie.
Dans la suite ces pratiques tombées dans l’oubli revirent la lumière sous Tinfluence des Paracelse, Trithème, Agrippa, Cardan, Porta et autres auteurs, dont les noms sont rangés parmi ces philosophes détournés de la droite ligne de juste raison, lesquels furent vivement combattus par de doctes autorités possédant vérité et sapience.
Rappelons donc ici à ce propos de talis- ' mans, qu’il arrive dans les choses natu- j relies des effets surprenans pour la vue, comme figures formées dans les nues, empreintes sur les pierres ou coquilles et donnant ressemblance avec des choses de
forme naturelle, y ajoutant aussi les cu- Tieux effets deTaimant, etc., il est presque '.possible d’admettre que les imaginations .de ces philosophes ont pu parfois errer à Il’aventure ou chercher à expliquer ce qu’ils me percevaient pas suffisamment afin de q^asser pour plus doctes et savants, tandis :qu’ils admettaient sans doute, lorsqu’ils m’agissaient point sous l’influence de l’ori,gueil, que l’homme ne peut dépasser les maturelles limites, c’est à savoir que s'il fpeut faire des images soit par le tracé ou lie relief, que lesdites images ne peuvent mi percevoir par leurs yeux ni se mouvoir •par leurs jambes, et que la chose imitée de mature est pour l’homme son nec plus \ultra.
Les talismans hiéroglyphiques des Egypttiens, lesquels ont été les promoteurs de .cette pratique, représentaient les images id’Lsw, de Serapis et à'^Osyris^ lesquelles tétaient symboliques du soleil, de la lune tet de la nature, ceux des Hébreux étaient ; figurés par des caractères appartenant à leur t écriture, mais il leur était interdit de tracer d’autres figures. Les rabbins, qui faisaient : profession de philosophie occulte, affectaient dans leur théologie et mystères de leur religion d’employer des mots sacrés pour faire parler les oracles et agissaient ainsi en leurs pratiques d’enchantements, sorts et divinations.
On voit donc fréquemment dans leurs carrés et triangles, figurer les noms de
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Jehova, Adondi, Sabaoth, etc., auxquels ils attribuaient la puissance de les préserver et délivrer des maux les plus grands et qu’ils redoutaient fort, tels que la peste, le feu, l’eau, les maladies et autres pernicieuses engeances accidentelles.
Leurs talismans qui ont été conservés étaient tracés sur des morceaux de parchemin, des lames d’or, d’argent, de cuivre ou de plomb, et de même que des statues antiques ont été conservées et sont fort recherchées malgré qu’elles soient images profanes ou mythologiques, parce qu’elles sont le travail d’ouvriers habiles et industrieux, et pouvant être nommés artistes, leurs talismans ont parfois ce mérite unique, d’être objets curieux à cause de leur antiquité ou travail et chose d’art.
Ce serait matière trop étendue, que de vouloir rapporter en ce bref chapitre les nombreuses élucubrations et dissertations, tant scientifiques que littéraires, qui ont été émises sur les talismans; nous rapporterons seulement ici la pourtraiture de quelques-unes de ces images et le dire d’un savant de l’antiquité : ce sont, dit-il, trois choses majeures qui ont propagé ou répandu la magie dite naturelle, à savoir : ï astrolog-ie, la médecine et les religions.
Comme tout ce que émerveille l’imagination de l’homme tend à lui inspirer une grande curiosité, il cherche sans cesse à pénétrer l’avenir, et souvent il le fait au moyen de l’astrologie judiciaire, tandis
qu’il vise à se démunir des maux ou maladies au moyen de la médecine, et de- 'mande aussi à la superstition ce qu’il dé- 'Sespère d’obtenir par des moyens naturels.
Les talismans principaux sont souvent 'représentés par des images astrologiques, tc’est-à-ciire par des figures de planètes ou xonstellations, lesquelles ont pour fin de '.préserver des naufrages, maladies, tcmipetes, mort violente, tantôt y sont mélantgés avec des noms profanes, les noms de îDieu, de notre divin sauveur et des bons ranges; on le perçoit donc, le sacré n’est {.point exclu de ce profane, ce qui est à dire, cquemêmedansl’erreur, ce qui estsupérieur aà l’humanité conserve partout sa suprême ^position.
Quant aux talismans des Juifs, ils représsentaient un Pentacule où étaient transccrits d’un côté les noms des anges, et de ll’autre les noms de Dieu, parfois les prermières lettres des versets des psaumes.
Plus tard on ne connaît plus guère cd’autre talisman que celui de Paracelse^ cqui est une petite médaille sur laquelle est Egravéela figuredu serpent d'airain de Moïse, liequel talisman Paracelse recommande {fortement à ses disciples et leur donne c;omme un préservatif puissant contre la fpeste, ou bien encore il leur indique : Viéclaire ou la chelidoine qui, recueillies [pendant la pleine ou la nouvelle lune, doivvent être pendues au cou afin de préserver légalement de la peste.
Paracelse est donc le plus connu parmi
les propagateurs de talismans de son épo-
que, et l’on doit croire aussi que c’était à ; seule fin de ne pas être accusé d’idolâtrie, qu’il mélangea souvent le sacré au pro- :fane.
Aux figures talismaniques viennent en- .core s’ajouter les bracelets, les colliers et des bagues, qui étaient également regardés .comme préservatifs de maladies ou acci- . dents, lesquelles attributions nous sont i échues également des peuples de l’Egypte, lils avaient encore dans les chatons de leurs bagues des pierres portant signes talisma- : niques et cabalistiques se rapportant à l’ astrologie comme à leur magie, ainsi que des ;pierres ornant leurs colliers, médailles 'jointes à leurs bracelets, etc.
Nous avons assez parlé longuement des talismans pour maintenant passer outre.
Nous donnons ci-contre le tableau des ccaractères talismaniques des anciens.
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