‹ Les secrets merveilleux de la magie naturelle du petit AlbertChapitre 48 sur 53 · DE GRANDE UTILITÉ · texte numérisé non relu

DE GRANDE UTILITÉ

Tromperie de la Mandragore artificielle.

IL y a de suborneurs du peuple qui, abusant de la crédulité et simplicité des bonnes gens, se mettent en grand crédit par t|.des tours de souplesse, qui en apparence ont (quelque chose de surnaturel : de ce genre eest la mandragore artificielle avec laquelle ils contrefont les oracles divins; comme je passais par Lille en Flandre, je fus invité par un de mes amis à l’accompagner chez une vieille femme qui se mêlait de ce badinage, et qui passait pour une grande devineresse, et je découvris sa fourberie, qui me pouvait être longtemps cachée. Cette vieille nous conduisit d’une lampe, à la ueur de laquelle on voyait, sur une table ::ouverte d’une nappe, une espèce de petite itatue ou poupée assise sur un trépied, lyant le bras gauche étendu, tenant de la ■nain gauche une petite cordelette de soie tjjfi'ort déliée, au bout de laquelle pendait une f ^)etite mouche de fer bien poli, et au-desi i.ous il y avait un verre de fougère, ensorte ^ nue la mouche pendait dans le verre en-

viron la hauteur de deux doigts. Et le mystère de la veille consistait à commander à la mandragore de frapper la mouche contre le verre, pour rendre témoignage de ce que l’on voulait savoir.

La vieille disait, par exemple : je te commande, mandragore, au nom de celui à qui tu dois obéir, que, si monsieur un tel doit être heureux dans le voyage qu’il va faire, tu fasses frapper la mouche trois fois contre le verre; et en disant les dernières paroles, elle approchait sa main à une petite distance, empoignant un petit bâton qui soutenait sa main élevée à peu près à la hauteur de la mouche suspendue, qui ne manquait point de frapper les trois coups contre le verre, quoique la vieille ne touchât en aucune façon à la statue, ni à la cordelette, ni à la mouche; ce qui étonnait ceux qui ne savaient pas la supercherie dont elle usait : et afin de duper les gens par la diversité de ses oracles, elle défendait à la mandragore de faire frapper la mouche contre le verre, si telle ou telle chose devait ou ne devait pas arriver : par exemple^ je te défens, mandragore, au nom t de celui à qui tu dois obéir, que tu ne i fasses point frapper la mouche contre le |, verre, si monsieur un tel doit mourir | avant sa femme ; et mettant la main en la ; même postlire que j’ai dit, la mouche ne frappait point contre le verre.

Voici en quoi consistait tout l’artifice de.l la vieille, dont je m’aperçus, après l’avoir '

examiné un peu attentivement : la mouche de fer, qui était suspendue dans le Vtrre au bout de la cordelette de soie, étant fort légère et bien aimanté, quand la vieille voulait qu’elle frappât contre le verre, elle mettait à un de ses doigts une bague, dans laquelle était enchâssé un assez gros mor- . ceau d’excellent aimant de manière que la vertu magnétique de la pierre mettait en mouvement la mouche aimantée, et lui faisait frapper autant de coups qu’elle voulait contre le verre; et lorsqu’elle voulait que la mouche ne frappât plus, elle ôtait cde son doigt la bague sans qu’on s’en aper- .çut. Ceux qui étaient d’intelligence avec celle, et qui lui attiraient des pratiques, .avaient soin de s’informer adroitement des affaires de ceux qu’ils lui amenaient, et ainsi on était facilement dupé.

.Autre tromperie par la tête de St-Jean. ’avidité de gagner de l’argent est une

vraietyranniedanslecœurdel’homme.

qui le rend ingénieux jusqu’à la profa- Imation des choses saintes. Le poète ancien avait bien raison de se plaindre en ces ttermes : Auri sacra famés qui non mor- Ualia pectora cogis.

Je dis cela à l’occasion d’une autre supercherie que j’ai vu pratiquer à ces sortes fcle gens dont je viens de parler. Ils avaient Llisposé une table carrée, soutenue de cinq

colonnes, une à chaque coin et une dans le milieu : celle du milieu était un gros tuyau de carton épais, peint en bois; la table était percée à l’opposite de ce tuyau, et un bassin de cuivre aussi percé était mis sur le trou de la table; et dans le bassin était une tête de St-Jean, de gros carton, j peinte au naturel, qui était creusé, ayant la bouche ouverte; il y avait un porte voix qui passait à travers le plancher de la chambre qui était au-dessus du cabinet où tout cet attirail était dressé, et ce porte j voix aboutissait au cou de cette tête, de I manière qu’une personne parlant, par l’organe de ce porte voix, de la chambre d’en bas, se faisait entendre distictement dans ' le cabinet par la bouche de St-Jean. Ainsi le prétendu devin ou devineresse affectant de faire quelque cérémonie superstitieuse pour infatuer ceux qui venaient consulter cette tête, il le conjurait, au nom de Saint- Jean, de répondre sur ce que l’on voulait savoir, et proposait la difficulté d’une voix assez haute pour être entendue de la chambre de dessous par la personne qui devait faire la réponse par le porte voix, ' étant instruit à peu près de ce qu’il devait dire.

Composition de pastilles excellentes pour parfumer agréablement une chambre.

Vous prendrez quatre onces de Benjoin, deux onces de borax, un quart d’once de bois d’aloës; faites bouillir à petit feu ces drogues durant une demi-heure dans un vaisseau de terre vernissée, avec de l’eau -de rose, en sorte que l’eau de rose surpasse .de deux travers de doigt les drogues qui .doivent être concassées; ensuite vous couderez votre mixtion, vous en réserverez d’eau qui reste, et ayant bien séché le marc, wous le pulvériserez en fine poudre au rmortier fait de chaux avec une livre de bon ccharbon de saule, puis vous laites détremirper de la gomme adragante dans l’eau que ki^ous avez en réserve, puis joignant à vos poudre un dragme de bon musc d’orient pissous dans un pot d’eau de rose, vous kVaites de tout cela une pâte de laquelle vous l.brmerez des pastilles de la longueur et K^rosseur du petit doigt, pointues d’un bout pt plates de l’autre, en sorte qu’elles se puissent tenir droites sur leur cube, et Bjuand elles sont bien sèches, on les allume par le bout pointu, et elles brûlent jusqu’à laa fin, en rendant une très-suave odeur; |?)Our les rendre encore meilleures, on y K joutera six grains de bon ambre gris.

Œ^our faire la véritable eau de la reine de Hongrie.

Vous mettrez dans un alambic une livre et demie de fleurs de romarin bien fraîches, une demi-livre de fleurs de pouliot, une demi-livre de fleurs de marjolaine, une demi-livre de fleurs de lavande, et dessus tout cela trois pintes de bonne eau-devie; ayantbien bouché l’alambic, pour empêcher l’évaporation, vous le mettrez durant vingt-quatre heures en digestion dans le fumier de cheval bien chaud, puis vous le mettrez distiller au bain-marie. L’usage de cette eau est d’en prendre une ou deux fois la semaine, le matin à jeun, environ la quantité d’un dragme , avec quelque autre liqueur ou boisson, de s’en laver le visage et tous les membres oîi l’on se sent quelque douleur ou débilité. Ce remède renouvelle les forces, rend l’esprit net, dissipe les fulinosités, conforte la vue, et la conserve jusqu’à la vieillesse décrépite, fait paraître jeune la personne qui en use, est admirable pour l’estomac et la poitrine, en s’en frottant par dessus : ce remède ne veut point être échauffé, soit que l’on s’en serve par potion ou par frictions. Cette recette est la véritable qui fut donnée à Isabelle, reine de Hongrie.

Poudre exquisse pour embellir le visage, sans craindre que dans la suite il se roussisse ou se coupe, comme fait le fard.

Vous prendrez trente pieds de mouton et six pieds de veau, vous ôterez toute la chair, et ne vous servirez que des os qui sont longs; vous les concasserezle mieux que vous pourrez, et vous prendrez bien garde à la moëlle qui s’y trouvera; vous les mettrez bien cuire dans un grand pot de terre neuf, et aurez soin, dans le commencement du bouillon, de l’écumer doucement, pour en ôter l’ordure sans graisse; quand ils auront bouilli l’espace de trois heures, vous les laisserez bien refroidir, puis avec une cuiller d’argent vous lèverez la graisse et la moelle qui sera congelée sur la surface du pot, sans en laisser aucunement; vous prendrez une pareille pesanteur .de graisses de panne de chevreau; et si ces deux graisses pèsent une demi-livre, vous y ajouterez une dragme de borax et autant d’alun de roche calciné, deux onces , d’huile des quatre semences froides, et vous ■ferez bouillir le tout ensemble dans une ; pinte de vin blanc qui soit bien clair, et le laissant refroidir, vous lèverez toute la superficie de la graissse qui sera congelée, et vous la laverez et modifierez plusieurs fois dans de l’eau de rose, jusqu’à ce qu’elle soit devenue fort blanche, et vous la met-

trez dans de petits pots de faïence pour vous en servir.

Composition d’une savonnette pour le visage et pour les mains, qui rend agréable la personne qui s’en sert.

PRENEZ une livre d’iris de Florence, quatre onces de storax, deux onces de santalcitrin, une demi-once de clous de girofle, autant de canelle fine, une noix muscade et douze pains d’ambre gris; que tout cela soit réduit en poudre, passé au tamis; l’ambre gris se met séparément : puis prenez deux livres de bon savon blanc, qu’il faut râper et mettre dans trois chopines d’eau-de-vie, pour tremper quatre ou cinq jours, puis la pétrissez avec de l’eau de fleurs d’oranger, et vous en ferez une pâte avec de l’amidon fin passé au tamis; et c’est pour lors que vous pourrez mélanger votre ambre gris dissous avec un peu de gomme adragante, liquéfiée dans de l’eau de senteur, et de cette pâte vous formerez des savonnettes, que vous sécherez à l’ombre et les fermerez dans des boîtes avec du coton.

Pour faire de la bonne eau d’ange qui embaume par son agréable odeur.

Ayez un grand alambic, dans lequel vous mettrez les drogues suivantes :

benjoin quatre onces, clous de girofle deux dragmes, deux ou trois morceaux d’iris :de Florence, la moitié d’une écorce de ci- :tron, deux noix muscades, canelle une demi- .once, deux pintes de bonne eau de rose, lune chopine d’eau de fleurs d’oranger, une cchopine d’eau de méliot; vous mettrez le rtout dans un alambic bien scellé et distillé .uu bain-marie, et cette distillation est une ^au d’ange exquise.

^Secret merveilleux pour faire un cadran ou boussole sympathique, par lequel on pourra écrire à un ami éloigné, et lui faire connaître son intention en même temps et un moment après qu’on lui aura écrit.

AiTES faire deux boîtes de fin acier (semblables aux boîtes ordinaires des boussoles de mer) qui soient d’un même loids, grandeur et figure avec un bord assez ^rand pour y mettre tout autour toutes les 2ttres alphabétiques; qu’il y ait un pivot lu fond pour y poser une aiguille, comme un cadran commun : il faut prendre arde que vos boîtes soient bien polies et

bien nettes, puis chercher entre plusieurs pierres d’aimant fin et bon une qui ait, du côté qui tend au midi, des veines blanches, et celle que vous trouverez la plus longue et la plus droite, vous la ferez scier en deux parties les plus justes que vous pourrez pour en faire deux aiguilles pour vos deux boîtes; il faut qu’elles soient d’une même épaisseur et d’un même poids, avec un petit trou pour les poser sur le pivot en équilibre. Cela ainsi préparé, vous donnerez une de ces boîtes à votre ami avec qui vous voulez lier correspondance, et lui marquerez une heure de quelque jour de la semaine, même une heure de chaque jour si on le souhaite et davantage si on veut; mais cela semblerait un peu ennuyeux, car il faut, lorsqu’on veut parler l’un à l’autre, être dans son cabinet et un quart d’heure ou une demi-heure ou une heure même avant celle que vous aurez assignée à votre ami ; et aussitôt poser votre aiguille sur le pivot de la boîte, et la regarder pendant ce temps; il faut qu’il y ait une croix ou quelqu’autre marque au commencement de l’alphabet, afin de voir quand l’aiguille sera sur cette marque, que vous avez intention l’un et l’autre de parler; car il faut qu’elle se trouve d’elle-même, après que l’ami qui sera éloigné l’aura mise toujours avant que de commencer sur cette marque : ainsi l’ami, pour faire connaître son intention à l’autre, tournera son aiguille sur une

lettre, et en même temps l’autre tournera d’elle-méme sur une lettre semblable, par le rapport qu’elles ont ensemble. Quand vous ferez réponse, il faut faire la même hose, et lorsque Ton aura achevé, on remettra l’aiguille sur la même marque.

'Notez qu’après avoir parlé il faut avoir ’rbien soin de serrer la boîte et l’aiguille séparément en du coton, dans une boîte de pois, et les gardez surtout de la rouille.

FPoiir planter toutes sortes de branches d* arbres et les faire prendre racine,

IL faut couper une branche de quelque arbre que ce soit, mais il ne faut pas qu’il soit en sève; faites avec un couteau au ')Out une croix de la longueur de deux ou rrois travers de doigt; mettez au milieu un ; :;rain d’avoine le germe en bas, mais qu’il i;ille au fond, et à chaque fente de côté un rrain d’avoine le germe en haut; mettez i.insila branche en terre.

Pastilles de bouche.

PRENEZ sucre fin tamisé une livre^ ambre gris deux dragmes , musc une dragme et demy : pilés et broyés le nusc et l’ambre avec un peu de sucre, y :n ajoûtant peu à peu jusques à ce que le put soit bien incorporé; faites paste de ;ela avec eau de pépins de coins, qui se fait .e la sorte.

Mettes tremper une once et demy de pépins de coins dans de l’eau claire, durant : douze ou quinze heures, puis passés l’eau par un linge, laquelle sera gluante ; formez en des pastilles et le laissés secher à l’om- [ bre, mettant un étamine pardessus de peur i des mouches. *

Pastilles de Roses.

P RENEZ trois onces de benjoin, demy once i de storax, une once de roses Alexan- | drines avant qu’elles soient ouvertes, leur ostant le blanc ; broyés les roses à part, et le benjoin aussi avec le storax estans broyés : après vous prendrez bois d’ Aloës, de l’ambre, sucre fin, civette, et petite poudre de Ghipre qui soit bonne , de chacune demy quart d’once : broyez le tout ensemble et le mélés. Vous tiendrez preste de la gomme adragante mouillée en eau de senteur qui ne soit pas fort épaisse, mais comme l’empois, et la mélés.

Pour faire la meilleure eau d’Ange.

PRENEZ un pot et demy d’eau rose, demy pinte ou un peu plus d’eau de fleurs d’oranges, vingt-cinq grains de musc, autant d’ambre, et autant de bois d'aloës, quinze grains de civette, quatre onces de benjoin, une once de storax; le tout bien pulvérisé sera mis dans un pot de cuivre

bien bouché avec un couvercle de mesme, ,et force linges à l’entour, et le mettrés boüillir dans un chaudron d’eau l’espace de .trois heures : si vous y remettés la mesme quantité d’eau rose, et la moitié d’eau de ‘fleurs d’oranges avec cinq ou six grains de .civette, vous pourrez après de ce reste forrmer pastilles, ou en faire cassolettes.

iPour faire un Pornos, comme ceux qui se font en Espagne.

Vous prendrez demy livre de paste préparée, qui est le benjoin abreuvé d’eau de roses odoriférantes, et exposez au Sîoleildurantsix semaines, remuez deux fois )ar jour avec une spatule de bois, et nourelle eau de rose ajoûtée à mesure qu’elle se oeche. Broyez la bien y mettant quatre grands doux de gerofle entiers, un peu de .anelle bien pulvérisée, une once de storax .ussi concassé avec le reste, demy once de '.a peau jaune des citrons coupées bien .tenu, demy once d’ambre gris, un quart ■’once de civette, une once de poudre de .arfum d’Italie, une once de poudre de ases, un gros musc : mestez bien le tout nsemble, et faites bouillir cela dans de la i mpie eau de roses; jusqu’à ce que le tout lit bien incorporé.

Cette proportion servira pour huit po- ,os; en s’en servant, il faut tousjours tenir pornos couvert d’eau de roses.

Pour faire proni-ptement , et àpeu de frais, un excellent Pornos qui sent fort bon.

Graissez vostre pot de cassolette avec un peu de civette^ autant que vous en pouvez prendre sur la pointe d’un Cousteau, et versez la dessus une bonne quantité d’eau de fleurs d’oranges, on y met ordinairement de l’eau de senteur de cardona, qui est distillée de toute sorte de fleurs odoriférantes. Mettez pardessus cela un peu de poudre de buccaros, alors allumez la lampe, ne manquez pas de l’entretenir tousjours d’eau fraische de senteur, tant que ce que vous y. mettez soit consumé.

Pour faire une balle odoriférante.

Vous prendrez deux dragmes de benjoin , du storax très-pur, ladanum, de chacun une drague, écorce de cedres, des limons d’oranges le jaune seulement, ; fleurs de violettes, de roses odoriférantes, de Romarin, santal rouge, calamus aromaticus de chacun une dragmeetdemy : doux de gerofle, cubebes, iridos de Florence, de chacun deux scrupules ; reduisés tout cela en poudre, et faites paste de la gomme traga-' gante trempée dans de l’eau de fleurs d’orange ou de roses; cependant chauffés un peu un mortier, exposant le devant au feu : ver-

sés y une cuillerée ou deux d’eau de fleurs d oranges ou de roses, et sur cela mettez un scrupule de civette, une dragme et demy d’ambre gris, et broyés bien le tout ensemble avec un pilon un peu chauffé.

Quand cela sera bien incorporé, mettez y : un scrupule et demy de musc tres-pur et le mêlez aussi, faisant tomber dans la composition trente grains d’esprit ardent de ! lilium convalium ; quand elle est toute re- ! froidie, alors mêlez toute ladite composition avec la paste precedente, les malaxant et paistrissant bien ensemble, et sur la fin y aioûtés dix gouttes de parfaite huile ou iquintessence de canelle, faite par distillation, et autant de quintessence de romarin. Formez cette matière en balles de la gros- ;seur qu’il vous plaira, et les laissés secher .à l’ombre.

L’odeur en sera plus suave et délicieuse ssi vous n’y mettés pas d’huile de romarin.

Parfum de Tabac.

TOUS prendrez huile de muscade par \ / expression une dragme et demy, six V grains de musc, dix grains de civette, mile de lavende, de canelle, de Marjolaine, ile chacune une goutte, huile de gerofle hemy goutte, un grain de baume noir du '^eroLi, ambre gris demy once. Il faut broyer ce musc et l’ambre gris dans un mortier de marbre, avec la moitié d’une amande douce

pelée, puis y mesler la civette et le reste, ! et l’huile de muscade la dernière.

Cecy est fort bon contre le mauvais air, j s’en frottant sous le nez et aux tempes. Si | on en met gros comme une lentille dans une boëte à moitié pleine dè tabac pardessus, il fera perdre le goust du Tabac.

A utre.

Faut prendre musc, civette, de chacun six grains, ambre gris, eau d’ange, de chacun huit grains, sucre fin une dragme : broyez le tout dans un mortier un peu chaud, on s’en sert comme du precedent.

Parfum pour brûler.

Faut prendre demy livre de boutons de roses de Damas, dont vous aurez osté le blan, du benjoin en poudre trois onces, musc demy quart d’once, autant d’ambre gris, et autant de civettes. Mettez le tout •' en poudre dans un mortier, et estant bien 1 mélé, mettez une once de sucre : puis en 1 formés des tablettes, que feréz sécher au i Soleil ou à petit feu. , I

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