JOHANNIS PRESBITERI DE MALLI
En 1229, au mois de février, Goslin, prieur de Notre- Dame de Marly, est témoin que Sèdile, femme de Phi^ lippe dé Torote, fait abandon de ses droits sur un don fait à Tabbaye de Notre-Dame du Val, par Pierre du Plessis, ftls de feu Gaston de Torote ^.
Le Fouillé de Paris, dont on ne peut rapporter la rédaction qu'au temps de Louis IX, marque parmi les églises dont les curés étaient à la présentation de Tabbé de Coulombs, dans le diocèse de Paris, celles de la Celle près de Bougival (Eclesia Cellœ juxla Buchival)^ de Saint -Vigor et de Sainte-Marie de Marly, (Echsia Sanctœ Vigoris. Eclesia Sanctce Mariœ de Marleio]^ et de Mareil, [Eclesia de Marolio).
Toutes ces églises ou prieurés payaient un droit ou redevance au chapitre de Notre-Dame de Paris. Le prieur de Marly devait pour ce droit amener, la veille du jour de l'Assomption, une charrette chargée de piment, sorte de vin épicé, aux chanoines du chapitre. L'acquittement de ce droit était tellement rigoureux qu'en l'année 1261 Jean, prieur de Marly, n'ayant pu se libérer de cette obligation, fut suspendu de ses fonctions par l'of-
I. Sigillum prioris beatnc Marie de Malleto. — Sceau du prieur de la bienheureuse Marie de Marly.
Sigillum Johannis presbiteri de Malli. — Sceau de Jean prebstre de Marly. (Douet d'Arcq. Inventaire des sceaux des Archives nationales, no» 9,544 et 7,971).
3. (Gaignières. Cartulaire de l'abba ye de Notre Dame du Val).
HISTOIRK DR LA VILLE DE MARLY-LE-ROL ii
ficial de révcchc, condamné à une amende, et à payer ledit droit la veille de la Saint-Denis. Malgré ce sursis, le prieur ne put arriver à satisfaire les chanoines que quelques jours après la fête du saint, vers le i5 octobre *. A cette époque il y avait à Marly une maladrerie ou Hôtel-Dieu, fondée au xii*^ siècle, par les bourgeois de cette seigneurie. Mathieu P'" de Marly, avant son départ polir la croisade, en i2Co, donna une charte, dans laquelle Ton voit que Thibaud de Marly, son frère, ayant donné aux moines de Notre-Dame du bois de Vincennes tout le sel qu'il avait le droit de prendre sur les bateaux passant chargés de sel sur la Seine, près de Poissy, lesdits moines étaient tenus et obligés d'acquitter sur ce don diverses aumônes faites par les prédécesseurs de ces seigneurs, parmi lesquelles celle d'un septier de sel à THôtel-Dieu de Marly que Ton devait percevoir à Poiss3^
Dans une autre charte donnée en 1246, par Guillaume, évêque de Paris, confirmant un échange de vignes entre les bourgeois de Marly et les religieux et abbé des Vaux-de-Cernay, Ton voit que frère Garin, maître de THôtel-Dieu dudit lieu, du consentement desdits bourgeois, a conclu cet échange d'un bien faisant partie de la dotation de cette maladrerie.
Les lépreux n'étaient pas admis dans cet hôpital, mais ils devaient être reçus, comme ceux des villages voisins, à la léproserie de Sainte-Madeleine de Charlevanne.
Cent ans plus tard (1346) le roi d'Angleterre, Edouard III, après avoir dévasté la Normandie, arrivait le 14 août devant Poissy et s'y logeait dans les bâti-