I. Moniteur universel de l'époque
merce, ce lieu est fort bien pourvu. Sa population est de 1,214 habitants, suivant le dernier recensement. De toutes les magnificences qui s'y voyaient il y a deux siècles, l'abreuvoir seul est resté debout. Le château royal, bâti de 1679 à 1686, fut abandonné et laissé sans entretien pendant toute la période révolutionnaire. En 1793 la Convention repoussa le projet d^établir une fabrique d'armes dafLS ce château. En 1796, Ton y avait installé un dépôt de la remonte de Parmée. Vendu en 1797 à Saniel qui y établit tour à tour une filature, une fabriquede draps, puis de produits chimiques, le pavillon royal était en ruine lorsque Saniel, le vendit à l'Etat. Les fondations, seules restées, et que traverse le chemin de la grille royale, donnent encore une idée de ses dim.ensions. Les pavillons qui raccompagnaient, les parterres et les pièces d'eau ont totalement disparu. L'un des anciens bassins, alimenté par une source vive et nommé le grand jet, se voit encore près des allées de tilleuls, en berceaux, et d'ormeaux qui ont vu la gloire du grand roi. Dans ces derniers temps Ton a placé des plaques indicatrices pour les rues qui portent des noms de personnages célèbres ou marquants qui ont habité Marly depuis deux siècles (i).
Les écarts de Marly sont : — le Cœur- Volant, où se trouvent la belle propriété des Glaises et celle qui y est contiguë, tandis que le reste de ce hameau fait partie de Louveciennes.
La ferme du Trou d'Enfer appartenant au domaine, anciennement ferme des Essarts de Marly dont les terres formaient un fief aux temps féodaux. En 1482, Jean de Lévis, procureur de Guy son frère, traitait de la cession