Voyez la note n' 4. — Vente de biens du prieuré de Marly
HISTOIRE DE LA VILLE DE MARLY^LE-ROY. zi
se faisait sentir jusqu'aux environs, la terrible vengeresse ne fit qu'une seule victime à Marly, son curé Samson Bricogne, exécuté le 2 5 messidor an II, à Paris. La Convention fit enlever les statues qui décoraient les jardins de Marly et les fit mettre dans celui des Tuileries. Les représentants du peuple : Treilhard, Anguis et Eulard furent chargés de cette mission. Ils écrivaient le 5 frimaire 1793 qu'ils ont fait arracher des entrailles de la terre une quantité de métaux qui seule suffirait pour exterminer tous les satellites des tyrans, et envoient cinq voitures de meubles précieux, de galons et de broderies d'or et d'argent destinés à augmenter la masse du numéraire. Le résultat des fouilles s'éleva a un million trois cent trente cinq mille sept cent vingt-sept livres pesant, de plomb, de cuivre et d'étain (i). Quelques années après la maison que l'abbaye des Vaux-de-Cernay possédait à Marly était devenue la propriété de l'abbé Sieyès, l'un des trois directeurs qui avaient alors en main les destinées de la France. Cette maison et celles de la geôle et de la grange dîmeresse du prieur existent encore, humbles monuments historiques du passé dont ils rappellent les traditions.
La ville de Marly, bâtie sur les versants et le sommet d'un coteau, à environ 120 mètres d'altitude, est un cheflieu de canton de l'arrondissement de Versailles. Quinze communes y sont adjointes, parmi lesquelles la ville de Rueil et celle de Bougival fort importantes. Le territoire y est fertile, et l'on y cultive principalement la vigne, les fruits et les primeurs. L'on n'y trouve aucune usine ni manufacture, mais en ce qui concerne l'industrie et le com-