Cartulaire des Vaux de. Cernay. Charte CXUI
2. L'arpent en usage à Marly pour les terres arables, pre's et '' vignes était celui de Paris, contenant 100 perches de 18 pieds de côté
(6 mètres).
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ment de Bouchard, d'Hervé et de moi, pour le salut de son âme et des nôtres et pour le salut des âmes de nos père et mère, a donné en aumône à Téglise Notre- Dame du bois de Vincennes et aux frères y demeurant, tout le sel qu'il possédait par droit héréditaire et qu'il avait droit de prendre sur les bateaux chargés de sel passants et charriants sur la rivière de Seine, près de Poissy. Et moi qui ai succédé à l'héritage de mon frère et mes fils : Bouchard, Mathieu et Guillaume, avons donné et concédé ladite aumône auxdits frères pour en jouir par eux à perpétuité, librement et paisiblement. Sauf toutefois les aumônes de nos prédécesseurs, c'est à savoir la dîme dudit sel, que les susdits frères sont tenus de rendre aux moines de Conflans ; trois septiers aux moines de Deuil ; aussi trois septiers aux religieuses de Haute-Bruyère; et un septieràl'Hôtel-Dieu de Marly. Et' prendront et percevront ledit sel, iceulx frères à Poissy. Et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, j'ai scellé les présentes de mon scel. Fait l'an de l'incarnation de Notre-Seigneur, l'an MGG *.
Ge même seigneur figure aussi parmi les témoins d'une donation que Guy, seigneur de Ghevreuse, fit en Tannée i20[, au prieuré des Moulineaux ^.
Un chevalier de la noble maison de Lévis possédait à cette époque (1201) des vignes à Marl}^ ; il se nommait Guy, et donna aux frères de Bois-Guyon, autrerrient dits chanoines réguliers de l'abbaye de Notre-Dame-de-la- •Roche, trois muids de vin (très modii vini) à prendre
1. Extrait d'un Cartulaire français du Trésor des Minimes du bois de Vincennes.
2. Ce prieuré était situé à 2 kilomètres sud-ouest de Poigny, commune de ce nom, canton de Rambouillet, S.-et-O.
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dans SCS vignes de Marly et deux muids de blé dans sa dîme des Loges -, le tout du consentement de Guiburge, sa femme.
En Tannée 1202, Mathieu de Marly donna aux moines du Val onze sols par an à la Saint-Jean dans la rente qu'il avait à Gonesse.
Il semble que le sire de Marly eût voulu faire précéder de nombreux bienfaits Pacte qui fut le dernier de sa vie.
Nous voulons parler de la croisade que fit prêcher le pape Innocent III en Tannée 1202, et à laquelle prit part Mathieu de Montmorency.
Déjà à un tournoi donné entre Bray et Corbie, Foulques, curé de Neuilly-sur-Marne, prédicateur ardent de cette croisade, profitant de cette réunion de la noblesse, s'était mis à prêcher la délivrance des lieux saints; promettant la rémission des péchés et n'imposant pour pénitence que la guerre et le pillage sur les infidèles avec un feu et un zèle quil communiqua à tous les assistants, entre autres à Thibaud V, comte de Champagne ; Mathieu de Marly *, Gauthier de Brienne ; Guy, sire de Coucy, et autres seigneurs qui demandèrent la croix à grands cris.
Un grand nombre de seigneurs avaient donc pris la croix, mais Timportant était d'avoir un chef qui pût mener à bonne fin une expédition qui jusqu'alors n'avait eu aucun résultat sérieux, et que Ton allait tenter pour la quatrième fois en l'espace de cent six ans. Le roi de France ne prit aucune part à cette croisade, il chercha même à retenir ses barons dont il avait besoin pour faire la guerre aux Anglais, auxquels il prit Rouen et la Normandie, l'Anjou et la Touraine ainsi que le Poitou.
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Thibaud, comte de Champagne, avait été déclaré le chef de cette croisade, mais sur ces entrefaites, il mourut. Les principaux d^entre les seigneurs croisés parmi lesquels on remarquait Eudes de Bourgogne *, Guy de Goucy ; Robert Mauvoisin ; Simon de Montfort-rAmaury ; Renaud de Montmirail ; Matthieu de Marly ; Dreux de Gressensart ; Enguerrand et Robert de Boves ; Bernard de Moreuil ; et autres assemblés à Soissons, donnèrent le commandement à Eudes, duc de Bourgogne, et sur le refus de celui-ci, au comte Thibaud de Bar, qui déclina cet honneur; enfin, Boniface, marquis de Montferrat, accepta de conduire Tentreprise.
L'on résolut de s'embarquer, et six chevaliers furent alors envoyés à Venise, la seule puissance, maritime en f état en ce temps de transporter une armée de près de trente-cinq mille hommes avec des vivres^ sur les côtes de la Syrie. Le sénat de Venise et le doge Dandolo, maîtres des conditions, exigèrent quatre-vingt-cinq mille marcs d'argent pour le transport et les vivres de quatre mille cinq cents chevaliers, de neuf mille écuyers et de vingt mille hommes de pied nourris pendant quatre mois. Les Vénitiens promirent aussi de seconder les croisés avec une fiotte de cinquante galères, à condition de partager également les conquêtes à faire. Ce traité fut approuvé par le peuple de Venise assemblé pour le départ des députés français ; et Villehardouin, maréchal de Ghampagne, représenta à la multitude que lui et ses collègues étaient envoyés par les plus puissants barons de France qui avaient résolu de mourir ou de délivrer la Terre-Sainte, qu'ils demandaient l'appui des Vénitiens comme d'un peuple puissant, généreux et capable de les seconder et qu'ils ne s'en iraient point sans Tavoir obtenu.
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A ces mots, Villchardouin se jeta à genoux ainsi que les autres députés, et tendant les mains vers l'assemblée, protesta qu'ils ne se relèveraient point que le peuple ne leur eût accordé son alliance; le traité fut alors lu et approuvé avec la joie la plus grande.
L'ar^iée arrivée à Venise comptait s'embarquer de suite comme il était convenu (juin 1202), mais les Vénitiens exigèrent d'abord le payement du prix convenu, avant que de fournir leurs vaisseaux. Les croisés, pour les satisfaire, vendirent jusqu'à leur vaisselle d'or et d'argent, mais malgré ces sacrifices, il s'en fallait encore de trente mille marcs d'argent que la somme ne fût complète, ce que voyant, le doge Dandolo leur proposa de seconder les Vénitiens en leur entreprise contre la ville de Zara, en Hongrie, promettant de n'exiger l'argent qui manquait qu'après l'expédition. Il leur offrit de se croiser lui-même quoique ayant quatre-vingt-dix ans et se trouvant aveugle ; cette proposition fut acceptée sans balancer, et ce qu'il y a de plus curieux à remarquer en cette circonstance, c'est que l'on allait attaquer une ville chrétienne, appartenant au roi de Hongrie, croisé luimême, et que l'on bravait le pape Innocent III, qui avait menacé d'excommunier quiconque ferait la guerre à d'autres qu'aux musulmans. Mathieu de Marly et Etienne du Perche étaient tombés malades à Venise pendant tous ces débats, et ne rejoignirent l'armée que devant Zara ; mais arrivés là, Tabbé des Vaux-de-Gernay défendit avec hauteur aux croisés de faire le siège de cette ville : Je vous défends, leur dit-il, de la part du souverain pontife, d'attaquer cette ville, elle appartient à des chrétiens, et vous êtes croisés -, il voulut ensuite lire les lettres du pape défendant ce siège, mais il faillit être massacré, et
ne dut la vie qu^à Simon IV de Montfort, qui le prit sous sa protection. • '
La ville de Zara fut prise en cinq jours, et l'armée ne s^y arrêta que ce court espace de temps, Ton devait ensuite faire voile et débarquer en Egypte, mais le doge Dandolo persuada à l'armée d'hiverner en Dalroatie, et peu de temps après Ton vit arriver au camp des croisés, Alexis, fils d'Isaac, empereur de Gonstantinople, détrôné, aveugle, et chargé de fers, par un frère parricide. Il venait implorer les croisés et leur promit par serment que si on rétablissait Isaac sur le trône, son premier soin serait de remettre fes églises d'Orient sous le joug de Téglise ror»^me, qu'il payerait aux croisés deux cent mille marcs d'argent pour cette expédition, et leur fournirait des vivres ; promettant aussi de se joindre à eux avec toutes les forces de l'empire d'Orient, pour chasser les musulmans de l'Asie.
Mathieu de Marly jura, ainsi que beaucoup d'autres chevaliers et seigneurs, de mourir plutôt que de laisser impunis les forfaits d'un pareil usurpateur. D'autres seigneurs, à la tête desquels était Simon de Montfort, partirent pour Jérusalem et accomplirent leur vœu. L'armée, forte de quarante mille hommes, s'avança bientôt vers Gonstantinople et fit le siège de cette ville. Mathieu de Marly et Eudes de Ghamplitte commandaient la cinquième bataille ou division *. Après plusieurs assauts la
I. Michaud , dans son histoire des Croisades, dit que Matiiieu de Montmorency et André de Ghamplitte avaient rcuni sous leurs bannières les pèlerins de la Bourgogne, de l'Ile-de-Erance, de la Champagne et de la Touraine. Sous leurs ordres on remarquait Villehardouin, maréchal de Champagne, Oger de Saint-Ghéron, Manasscs de Lille, Milon de Bréban, Macaire de Sainie-Ménéhould, et autres braves chevaliers.
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ville fut prise et Tusurpateur s'étant enfui à Zagora, en Thrace, Alexis fut rétabli sur le trône et ne tarda pas à oublier ses promesses, il donna à peine cent mille marcs d'argent aux croisés, qui attendirent vainement l'effet des autres promesses qu'il leur avait faites.
Ce que voyant, Mathieu de Marly fut envoyé comme ambassadeur vers l'empereur Alexis, accompagné de trois nobles français et trois nobles vénitiens, étant introduit devant Tempcreur, il lui parla en ces termes : Seigneur, c'est pour la dernière fois que nous venons vous sommer de remplir vos engagements, apprenez que si vous n'êtes pas fidèle au traité conclu avec nous, ces mêmes armes qui vous ont élevé au trône vous en feront descendre, dès maintenant nous vous regardons comme notre ennemi, nous n'avons pas voulu commencer la guerre sans vous l'avoir déclarée, selon l'usage de notre pays, par un défi solennel. C'est à vous maintenant à vous résoudre, et à voir quel parti vous devez prendre; ou de payer, ou de combattre !
Les grands qui entouraient l'empereur s'écrièrent alors
que l'on osait l'insulter jusque sur le trône, mais Mathieu
de Marly et ses compagnons, loin d'être intimidés, les
quittèrent en leur jetant des regards pleins de mépris et
, d'indignation *.
Alors, les Grecs résolurent de mettre le feu à la flotte
I. Désormeaux, Histoire de Montmorency. Michaud, Histoire des
Croisades, t. III, p. 119-129, i3i et i55, rapporte autrement ces faits,
il dit notamment qu'après la prise de Constantinople, Mathieu de
Montmorency, Villehardouin de Champagne, avec deux nobles véni-
liens, furent envoyés en cette ville de la part des croisés pour voir à
' l'œil {sic) comment allaient les choses depuis le rétablissement de
I l'empereur. Suivant le même auteur, ce serait le comte de Béthune,
jl le beau diseur, qui aurait prononcé le discours énergique que nous
j rapportons plus haut, d'après ce qu'a écrit Désormeaux.
des croisés et dirigèrent sur elle dix-sept brûlots enflammés, mais les marins de la flotte se jetant résolument dans des barques accrochèrent ces brûlots et les repoussèrent loin des galères dans la mer Noire -, en même temps Ducas Murzufle, ministre et favori de Tempereur Alexis, soulevant le peuple, fit jeter Tempereur enlprison, sous le prétexte qu'il traitait avec les Français pour leur livrer Constantinople.
Déjà malade, le vieil empereur Isaac mourut de dou • leur et d'effroi, et le peuple révolté proclama Ducas empereur. A peine celui-ci eut-il reçu Thommage de ces rebelles, qu'il fit étrangler Alexis son souverain, dans sa prison. ^
Une deuxième expédition fut résolue contre cette ville, à la suite de ces complications, et le J2 avril 1204, après un grand combat, quatre tours furent prises, et Français et Vénitiens se jetèrent alors résolument dans la ville, mais la nuit les arrêtant, ils mirent le feu aux maisons, et une grande partie de Constantinople fut ainsi brûlée et mise au pillage. Le butin fut immense, la part seule des seigneurs français monta au moins à" quatrj cents mille marcs d'argent. Presque toutes les provinces de l'empire d'Orient furent conquises, et Ducas Murzufle chassé, fut remplacé par l'un des croisés : Baudoin, quatrième du nom, comte de Flandre et de Hainaut. Ainsi la croisade de Tannée 1204 n'eut encore aucun résultat pour les chrétiens de la Palestine. Détournée de son but, cette expédition mit fin à l'empire grec et fonda l'empire des Latins, à Constantinople. Soixante ans après il ne restait plus trace de cet empire qui, ayant eu quatre empereurs en cet espace de temps, retomba sous le joug des Mahométans.
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Pendant que son époux était à la croisade, plusieurs actes furent donnés par Mathilde ou Maliaut de Garlande, dame de Marly, fille de Guillaume, seigneur de Livry et de dame Idoine de Trie, veuve de Hugues de Galardon..
Cette dame de Marly donna" en Tannée i2o3 quelques rentes à Téglise de Gournay-sur-Marne, pour célébrer l'anniversaire de la mort de Guillaume de Garlande, son père, lesdites rentes à prendre chaque année sur le revenu d'un four, sis en la ville de Paris, qui lui avait été donné en mariage.
Cette même dame, du consentement de son mari, transporta leur vigne, sise à Paris, en un lieu appelé le* clos Mauvoisin, à des hôtes particuliers, pour y bâtir des maisons, à condition que ceux qui les habiteraient payeraient les dîmes grandes et petites à leur chapelain de Saint-Etienne du Mont; moyennant quoi Tabbé et par la suite ses successeurs octroyèrent Taccroissement du cens des demeures qui y seraient construites, et la moitié des lots et ventes, du tonlieu, roage, forage, justice et autres droits et devoirs accoutumés, excepté qu'ils ne pourraient rien lever (élever), en la rue par laquelle on allait du mont à la rivière de Seine, ni en celle qui conduisait de la rue Garlande (ainsi nommée en mémoire de Taïeul de Mathilde), jusqu'au pas de Saint-Julien le le Pauvre, qui était la borne du bourg de Sainte-Gene-
viève V
I. Il y avait au pied de la montagne de Sainte-Geneviève, à Pans, une vigne avec une maison de campagne ou de plaisance appelée le Clos-Mauvoisin (Mauvais-Voisin); il fut vendu pour y bâtir des maisons et forma les rues du Fouarre, des Rats et des Trois-Portes. Indépendamment de ce clos, les seigneurs de Marly avaient encore à Paris une maison nommée l'hôtel de Marly. Cet hôtel se trouvait ru«
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Avant son départ pour la croisade, Mathieu deMarly avait encore donné à Tabbaye des Vaux-de-Cernay cent sols parisis *. Il mourut peu après la deuxième prise de Constantinople, vers le 27 aoiat i2o5, et fut enterré en l'église de Saint-Jean de THôpital, à Jérusalem.
Villehardouin, maréchal de Champagne, qui a écrit l'histoire de cette croisade, assure que cette mort fut fort sensible dans Tarmée d'autant plus que ce « Mahius était un des meillors chevaliers du roiaume de France et des plus prisez et des plus amez. »
Mathilde de Garlande lui survécut de près de (vingt ans. Cette dame avait fondé, en Tannée 1204, Tabbaye de Port-Royal des Champs, de concert avec Eudes de Sully, évêque de Paris, à Tintention du salut et pour rheureux retour de Mathieu, son époux. Ce monastère, érigé d'abord en prieuré, devint une abbaye des plus célèbres des environs de Paris.
des Sept-Voies, prés du collège Fortet. En i3gi, Pierre Fortet, chanoine de N.-D. de Paris, ordonna que l'érection d'un collège fût faite de ses biens; de là le nom de ce collège, où il y avait huit étudiants, quatre de Paris et quatre d'Aurillac en Auvergne, et un principal. La maison de Louis de Montaigu et l'hôtel de Marly furent les bâtiments affectés à ce collège.
Cet hôtel fut confisqué par les Anglais de 1427 à 1404. Le collège Montaigu était situé à l'opposé et devant cet hôtel qui, en ibfc)4, fut amorti et définitivement joint au collège Fortet. Un autre fief à Paris, dit fief de Marly, appartenait au prieuré de Saint-Lazare.
(Sauvai, Antiquités de Paris, II, p. 143, 379 et 420, etc.)
I. Il y avait entre les monnaies de cette époque et celles de nos temps modernes une différence notable; ainsi la livre parisis valait en 1226 environ 25 francs de notre monnaie actuelle; la livre parisis se divisait en 20 sous, de i fr. 25 c. par conséquent, et celui-ci valait 12 deniers de lo centimes, le denier se divisait en z oboles valant chacune 5 centimes de notre monnaie. Donc, à cette époque, la monnaie avait une valeur 2 5 fois plus considérable que notre monnaie actuelle.
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Mathieu de Marly eut de son mariage trois fils et une fille dont les noms suivent :
i^ Bouchard qui fut le premier du nom comme sire de Marly et qui suit après ses frères et sœur.
2^ Mathieu, chevalier seigneur de Lay (près Bourg-la- Reine), marié en Tannée 1204, à dame Mabille de Châteaufort, sœur puinée de la femme de Bouchard, son frère aîné. '
Il accompagna Bouchard, son frère, en Languedoc, lors de la croisade contre les Albigeois.
L'an 121 1, il fut envoyé à Carcassonne avec Guy de Lévis, lever des troupes pour renforcer l'armée de Simon de Montfort.
L'année suivante (121 2), il fit une donation au chapitre de Notre-Dame de Chartres, et peu après il fit don au prieuré du Val de huit livres de rentes à prendre sur son revenu de Saint-Marcel, près Paris. La même année, Hervé III, seigneur de Galardon, ratifie une transaction que Bouchard et Mathieu de Marly, frères, seigneurs d'un fief sis à Galardon, nommé fief de Marly, firent avec le chapitre de Notre-Dame de Chartres au sujet des voiries de Champseru. Cette transaction fut passée à Melun, au moins de juillet, et approuvée par le roi Philippe Auguste. Au mois d'avril 1214, il accorda au monastère de Port-Royal des Champs la permission de pêcher dans la rivière d'Aupec (la Seine auprès du Pecq), avec la récolte de l'osier qui croissait sur ses bords; et toute sa vigne de Primey (Pruney ?)
Comme seigneur dominant de Laye (ou Lay), il approuva en l'année 1226, du consentement de Mabille de Châteaufort (Castroforti), sa femme, la vente de plusieurs héritages situés à Laye, que Guillaume de Laye
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(des seigneurs de Poissy) fit à Tabbaye de Saint-Victor à Paris.
La même année, Mathieu retira à Guillaume de Poissy, son vassal, trois arpents de terre que celui-ci avait aliénés sans son consentement, et les donna à l'abbaye de Saint-Victor. Il est dit aussi dans un titre de cette abbaye, que quatorze arpents de terre que l'abbaye avait achetés à Laye, de Guillaume de Poissy, étaient tenus de lui en fief de Mathieu deMarly.
Guillaume de Poissy fit don au chapitre de Notre- Dame de Paris de plusieurs cens à Ghevilly et dans le voisinage de cet endroit, du consentement de Mathieu de Marly. Ledit chapitre de Notre-Dame levait aussi une dîme à cette époque sur les plâtrières de Laye, et Guillaume de Poissy était en procès à ce sujet avec les chanoines de Notre-Dame de Paris, mais Tannée suivante il cessa ses poursuites.
Par des titres de Tancienne abbaye de Sainte-Geneviève, Ton voit que la partie du territoire de Laye nommée Bosier ou Borsier était aussi un fief de Mathieu de Marly. Cette abbaye y acquit alors de Guillaume de Poissy, du consentement d'Alix de Logia (des Loges), sa femme, et de Mathieu de Marly, quatre arpents et demi de terres. Ce seigneur est le premier qui ait été seigneur de Laye, ce qui se voit dans des actes concernant la fondation de Port-Royal, datés de Tan 1226 *.
En 1226, au mois de mai, Mathieu de Marly fit une donation à Tabbaye de Notre-Dame-de-la-Roche, de quinze sols parisis de rentes sur Meulan et à Tabbaye des Vaux-dc-Cernay, il donna soixante sols parisis de