SCEAU DE PHILIPPE DE LEVJS
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Philippe de Lcvis avait épouse, en i 382 , Alix de Quélus, fille de Guillaume de Quélus et de dame Hélène de Castelnau, qui lui donna trois fils et une fille, nommée Alix, qui, mariée à Jean II de la Villcneufve, écuyer, seigneur de Noisy et de Bailly-en-Gruye, en eut deux fils et deux filles.
Les fils de Philippe de Lévis et d'Alix de Quélus furent :
i'^ Bertrand de Lévis, seigneur de Florensac ;
2° Eustache de Lévis, seigneur de Quélus, de qui sont descendus les seigneurs de Cousan et de Lugny,
30 Philippe de Lévis , seigneur de Marly , Magnyl'Essart et Amblainvilliers, qui devint évêque d'Agde en 141 1 , archevêque d'Auch en 1429, fit partie des prélats qui assistèrent au Concile de Baie, et fut député par Jean, comte d'Armagnac, auprès du pape Martin V. Il fut ensuite nommé exécuteur testamentaire de Brunissende de Lautrec, dame de Garencières.
Ge prélat fit par la suite une donation des seigneuries de Marly-le-Ghâtel, Magny-rEssart et Amblainvilliers, à Guy de Lévis, son neveu, quatrième fils d'Eustache de Lévis, seigneur de Quélus, frère de Philippe *.
Dans l'appréciation des faits qui vont suivre, on verra que la maison de Lévis fut illustre par sa noblesse et ses vertus guerrières, et soutint en quelque sorte l'éclat du nom des Montmorency qu'elle remplaçait à Marly. On voit dans l'histoire que Philippe de Lévis, chevalier, seigneur de Florensac et de Marly, qui avait hérité de tous
I, Le 29 mai 1422, ce prélat avait reçu l'hommage de la terre de Meudon et du fief de la Cour Point l'Ane, et celui de la terre d'Ecquevilly, qui fut rendu le 17 mars 144^ par Jeanne la Baveuse.
les biens que sa mère possédait en Languedoc, en Normandie et dans TIle-de-France, servit et accompagna le roi de France dans toutes ses expéditions^ notamment, en i383, au siège de Bourbourg, en Flandre.
Philippe de Lévis devait aussi faire partie d'une descente en Angleterre, que le roi de France, Charles VI, avait le projet d'exécuter, et fut retenu par le roi à cet effet. Dans ce but, on fit d'immenses préparatifs et Ton parvint à réunir une flotte de près de quatorze cents vaisseaux et quantité d'engins de guerre. On devait même emporter sur les vaisseaux une forteresse ou ville de bois qui se démontait de toutes pièces et pouvait servir au besoin de camp retranché.
Cette flotte fut approvisionnée et rassemblée au fort de l'Ecluse, mais soit lenteur dans les préparatifs, soit mauvais vouloir, tout cela ne servit à rien, l'automne ayant été très orageuse, et le roi, ainsi que le connétable de France, étant veniis très tard pour se mettre à la tête des troupes, prolongèrent ainsi ces préparatifs jusqu'en hiver *. La conquête de l'Angleterre fut ajournée, et tandis que les soldats licenciés s'en retournaient chez eux comme ils étaient venus, c'est-à-dire en pillant et ravageant les terres partout où ils passaient , les Anglais s'emparèrent des vaisseaux de la flotte française et les firent couler à fond ou les réduisirent en cendres (i 386). Des sommes énormes, produits de nouvelles taxes levées sur le peuple épuisé, furent ainsi perdues et gaspillées.
I. Le duc de Berry fut accusé d'être payé par les Anglais pour faire avorter ces grands préparatifs; peut-être à tort, car cela ne fut pas prouvé. (Voyez Histoire de France par les monuments, de MM. Charton et Bordier.)