‹ Les Seigneurs de MarlyChapitre 87 sur 90 · MKSURES AGRAIRES ET AUTRES EN USAGE A M A R L Y. TERMES DE PAIEMENT · texte numérisé non relu

MKSURES AGRAIRES ET AUTRES EN USAGE A M A R L Y. TERMES DE PAIEMENT

Dès le XIII*' siècle, dans le canton de Marly, Tarpent en usage pour les terres, prés et vignes était celui de Paris, de cent perches de dix-huit pieds de côté, ne valant que 84 ares 19 ccut tiares, tandis que pour les bois c'était l'arpent des eaux et forêts de la couronne, de cent perches de vingt-deux pieds de côté, équivalent à 3i ares 7 centiares. Ces mesures étaient encore en usage en lygS. A Marly, on employait le muid de Paris, contenant 18 hectolitres j3 litres ou 12 setiers. Le setier valait i56 litres et la mine 78 litres pour le mesurage du blé, du seigle et de l'orge. Pour l'avoine le setier était composé de 24 boisseaux de Paris ou de iS boisseaux de Saint-Germain. Le blé méteil était un mélange de froment et de seigle fait à l'automne ou à l'entrée de l'hiver.

Quant aux termes de paiement, l'on soldait une rente en argent à la Saint-Jean-Baptiste; une rente foncière à la Saint- André, une rente en grains à l'octave de Saint-Rémy.

Pour les cens, le lendemain de la Toussaint ou le jour de Saint- Rémy étaient les termes d'échéance»

NOTE No XIX

Les cloches de marlV

Les cloches sont la musique des pauvres. Elles nous annoncent tour à tour la joie et la douleur, elles ont bercé notre enfance de songes riants et de légendes pieuses ou enfantines. Leurs sons font vibrer le cœur de l'absent qui les entend de

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nouveau, à son retour. A ce titre ces habitantes du clocher méritent bien un peu notre attention.

Avant 1789 il y avait, en l'égHse de Saint-Vigor, quatre cloches suspendues dans son clocher. Elles avaient été données, à n'en pas douter, par les seigneurs et bourgeois de Marly et devaient former un joveux carillon. Pendant la Révolution, trois de ces cloches furent descendues de la place qu'elles occupaient et fondues pour se servir de leur métal. La plus grosse, que l'on laissa, pesait 3,5oo livres, la plus petite 3, 000, les deux autres variaient entre ces deux poids.

Avec la cloche restée et les dons des habitants, l'on fondit, en 1824, les deux cloches que l'on voit aujourd'hui en l'église de Saint-Vigor. La plus grosse porte l'inscription suivante : Je pèse environ 1900 livres, j'ai été nommée Antoinette-Eléonore par M. Antoine-Louis-Marie de Gramont, pair de France, capitaine des gardes du corps du roi et M™<^ Anne Eléonore Franchi, veuve de M. Craufurd; bénie par M. Edard curé. Etaient présents : M. Bucan, maire; M. Coursier, adjoint; le conseil municipal, les administrateurs de l'église et la garde nationale. Tous les propriétaires et habitants de Marly-le-Roi ont contribué aux dépenses faites en ladite commune où j'ai été fondue en mai 1824.

Suivent les noms des fondeurs : L. Juvaux, C^ Mahuet.

L'inscription de la seconde cloche est la même que celle delà première, à la différence du poids qui est de i 3oo livres. Ces deux cloches sont ornées, vers le point nord, de l'image de la Vierge; au midi de celle du Christ entouré d'anges, à l'est de l'image de Saint-Vigor et à l'ouest des fleurs de lys de France.

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