FAMILLES BOURGEOISES ET ANCIENNES DE MARLY
tJne famille bourgeoise portait, de même que les seigneurs du lieu, le nom de Marly; dès le xiii^ siècle. Un droit acquis, une convention quelconque avaient permis à cette famille de s'en parer, et léguait par suite aux historiens futurs un certain embarras pour discerner si tels actes, et si les noms qui y étaient mentionnés émanaient soit de cette famille, soit des seigneurs de Marly. C'est ainsi que dans une charte donnée au mois de novembre 1247, en faveur de l'abbaye des Vaux-de- Cernay, Tofficial de l'évêque de Paris fait savoir que Nicolas de Marly, fils de défunt Guillaume de Marly, autrefois fils de défunt Gaudefroy, reconnaît se désister et concéder en faveur de ladite abbaye, en échange perpétuel sa vigne de Punta, située en la voie qui tend de Charlevanne au Pecq (Carolivanna ad Alpetum) en la sensive d'Héloysf dite la Plus-Belle, à un obole de cens.
En compensation ladite abbaye lui donne une autre vigne située de même au territoire de Marly, nommée Belle-Noé, contiguë à la vigne des religieuses de l'abbaye de Saint-Cyr. Héloyse et son fils Etienne de qui la vigne de Punta (ou du Pont), était tenue en fief, louent, approuvent cet acte et s'engagent, même par corps, à son accomplissement, entre les mains dudit officiai.
Ne pourrait-on pas rattacher à cette famille un Pierre de Marly, dont Moréri ne parle pas, qui vivait dans le même temps que Pierre de xVlarly, seigneur de ce lieu, et qui avait épouse Philippe de Mésalant, dame de la Ferté et de Villepreux.
Dans le Nécroioge de Joyenvai, à la date du 22 octobre, est fait commémoration de Pierre de Marly, chanoine de Joyenvai, mort en cette abbaye, en 1357,
Le même nécrologe, à la date du 26 mai, nous fournit l'obit de Nicolas Vauguyon de Marly-le-Chastel, chanoine de l'abbaye de Joyenvai, à qui il avait donné ce qu'il possédait, et qui mourut en 1559.— Les registres de l'état civil de Marly vont nous donner ce qui suit : Le 5 novembre i563, Jehan Vauguyon, faisant son
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testament, eslit sa sépulture au cimetière de monseigneur Sainct Vigor de Marly, près de ses parents et amis. Pour exécuteur testamentaire il nomme Jehan Vauguyon, son fils.
En 1576, Pierre Courson, marchand, à Marly, fut enterré en l'église de Saint -Vigor, auprès de ses père et mère. Pour ce faire il donna à cette église vingt écus d'or, au soleil, et cinq sols parisis à chacune des cinq églises voisines, qui étaient celles de Saint-Etienne de Marly et de Mareil, de Saint-Martin de Louveciennes, de Sainte-Anne-de-l'Étang et de Saint-Germain de Villepreux. Entre autres clauses particulières de son testament; il veut que, six moines cordeliers de Pontoise assistent à son enterrage (sic) et veut être porté et ensépuhuré par eux en ladite église, et pour ce faire leur donne six écus d'or. Il donne à Louis, son frère, tout son habillement, à Guillaume Faure une paire de chaises afin qu'il prie Dieu pour lui; à cinquante pauvres femmes voisines savoir moitié de Marly et autant de Villepreux, et à chacune deux sols tournois, afin qu'elles aient à prier pour les trépassés. Enfin qu'à chacun des autres services pour le repos de son âme, il soit donné aux pauvres quatre cents liards.
Le 9 juin 1672, Marie Boivin, femme en premières noces d'Antoine Caillié, et en secondes noces .de maître Pierre Guillais, procureur-fiscal de la baronnie de Marly-le-Chastel, fut inhumée en l'église de Saint-Vigor.
Le 6 juin 1680, honorable homme maître Gaspard Caillier, procureur du roi au bailliage de Marly, fut inhumé en ladite église de Saint-Vigor, en présence de Louis et d'Antoine Caillié et autres.
Parmi les familles anciennes de Marly, disparues ou qui ont encore des représentants en ce lieu, nous citerons les Bourdon, que Ton trouve en i568 au Port-de-Marly, les Boivin, les Horaist, les Lepaige ou Lepage, les Titreyille, les Gaudet dont la souche commune paraît être à Louveciennes, où cette famille est encore considérable, et les Gagné, divisés en plusieurs branches et qui comptent deux siècles d'existence à Marly.
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NOTE No XVIII