I.a Grenouille vit un Frelon Oui lui sembla de fine taille
Elle qui se trouvait grosse comme un ballon,
Envieuse, se serre, et souffre et se travaille Pour égaler l'animal en maigreur,
Disant : « — Regardez bien, ma sœur,
Est-ce assez? Dites-moi, n’v suis-je point encore?
— Nenni. — M'y voici donc ? — Point du tout. — M v voilà?
— Vous n’en approchez point. ■ I.a chétive pécore Se serra tant quelle creva.
(2) Avant d'embastiller leur gorge dans des corsets bardés d'acier, les coquettes de tout temps se sont préoccupées, comme les poupées armaturées du xvnc siècle de
Presser de tous cotez lu molle corpulence D’un sein qui s'émancipe et prend trop de licence.
Ou faire avec grand soin renibourer son élui Lorsque, pour se produire, il a besoin dappuy.
Les appareils constricteurs variaient selon les époques : bandelettes, larges ceintures, chemise ou le bliaut lacés, etc. Nous rappellerons, avec J. Iloudoy, certains auteurs qui signalent ce travers : Aristcnète (i v® siècle) : Quanlo Indu-
SUR LE CORSET
comme les caprices. Celui cjui lient le record actuel est le corset droit en avant, qui supprime le ventre au bénéfice des rotondités supérieures et donne à la femme l’aspect du pigeon boulant (fig. 185). Si l’on en croit le poète Alexis Isostasion, la courtisane de l’antiquité connaissait déjà l’art d’aplanir son abdomen : « N’at-elle pas assez de hanches, on les renfle par artifice, de sorte que ceux qui la voient ne peuvent s’empêcher d’admirer cette croupe
empruntée. A-t-elle un gros ventre, grâce à des ressorts qui font 1 effet des machines droites, dont se servent les comédiens, on lui renfonce le ventre en arrière ». Rien de changé, de nos jours, que le procédé.
Les « corps » droits avaient déjà fait leur apparition sous
raine slropkium impellant sororiantes papillæ ! (Avec quel effort les seins jumeaux repoussent le strophium !) Saint Anselme de Cantorbéry (xi° siècle) :
rursus et arle
In minimum mammns collif/it i/isa suas.
, [)e nouveau et avec art elle comprime ses seins clans le moindre espace).
Kefin on lit dans le Spéculum naturelle. de Vincent de Beauvais (xiii° siècle) : Fascia, ci ng ut uni quo peclus et papillæ compnmunlur. < Fascia . bandeau au moyen duquel sont comprimés la poitrine et les seins).