S U 11 I. R CORSET
deux turlurettes interloquées : « Mesdames, je vous prie de me suivre, pour vous expliquer devantla Ligue contre l’abus du corset ». Au deuxième dessin, les demoiselles ont été déjupées et débusquées devant le nouvel aréopage. Le Président prend la parole : « Vous ne nierez pas la présence de deux enfants martyrs dans ces cor-
sages .J ». Le troisième dessin représente le prononcé du jugement : « Au nom de la Ligue, nous réprimons ces faits; nous confisquons les corsets et... leur contenu ».
De J. Engel du Sans Gêne: une petite Maréchale, s’habille pour sortir ; sa mère la lace, tandis que la jeune effrontée lui fait cette recommandation : « Maman, si tu serres par trop, ils ne seront jamais fichus de me retirer mon corset! » Toujours le même anachronisme, comme pour la suivante; nous ne sommes plus en 1830 !
Bonne précaution. La femme de chambre vient de lacer le corset de la jeune Églantine de hollobraise : « Avez- vous fait attention, au moins, Justine ? Vous ne m’avez pas fait un nœud comme hier? — Oh! Madame peut être tranquille... J’ai fait une boucle qu’un enfant de dix ans pourrait défaire. »
Dialogue de bonnes et belles vivantes, extrait du Tutu : « Sans pantalon et sans corset? — Je préside ce soir un dîner de célibataires ».
A propos de la mode des corsets droits, qui aplatissent le ventre, Baer, du Supplément , met en tête-à-tête une concierge et une miséreuse du sixième, chargée d’ans et de famille : « Vous savez que les nouveaux corsets suppriment le ventre ? — Voilà ce qu’il nous faudrait à la maison : comme ça, on n’aurait plus besoin de sé le serrer, le ventre. »
Fig. 203.