RURAUX
Dolichoïdes (— de 80)
Brachycéphales (85 et -p)
Mannheim
Heidelberg
Karlsruhe
Loerrach
Longueurs de 0.19 et -p
Longueurs de — de 0.18
Mannheim
Heidelberg
Loerrach
Largeurs de 0.16 et -p
Largeurs de — de 0.13
Mannheim
Heidelberg
Loerrach
Ces chiffres sont très clairs: il y a plus de dolichoïdes, moins de brachycéphales dans les villes que dans les campagnes; la moindre largeur des crânes urbains prouve que l’excès de longueur est dù à la race et non à un développement d’origine mésologique, au genre de vie ou à l’éducation.
L’interprétation théorique des faits est encore hésitante : « Que signifie ce résultat remarquable. La vie urbaine rend-elle le crâne long et étroit ? ou cette influence est-elle exercée par les écoles meilleures? Existe-t-il une corrélation jusqu’ici méconnue entre l’indice céphalique et l’activité d’esprit? » Ammon, dans ses dernières pages explique ensuite sous forme d’hypothèse l’élévation de l’indice céphalique par la concentration des dolichoïdes dans les villes. Dumont, dont j’ai cité quelques lignes parues la môme année, s’y montre plus affirmatif quant au phénomène même de l’élimination des dolichoïdes, et semble avoir également entrevu l’attraction particulière exercée
sur eux par les villes, mais n’a pas aperçu les rapports avec la psychologie (les races.
Dans ses mémoires ultérieurs et dans son Anslese beim Menschen , Arnmon est entièrement affirmatif, etlespreuves à l’appui, tableaux, diagrammes et propositions prennent plus de cent pages (62-175) de P Anslese. C’est à cet ouvrage qu’il convient de faire remonter l’origine positive des recherches sur la morphologie des urbains et depuis sa publication le nom de l’auteur est resté attaché à la loi qui s’y trouve exposée. Ammon n’est ni le premier à avoir signalé la différence morphologique des urbains et des ruraux, ni le premier à avoir admis l’influence sélective des villes, mais ni Durand ni personne n’avaient donné à celte sélection son caractère et sa juste importance.
Il serait difficile et d’ailleurs superflu de reproduire les documents publiés par Ammon. Son étude, portant sur des milliers d’individus, est un répertoire de faits qui n’est pas susceptible d’analyse; ceux qui voudront suivre dans ses détails la question de la sélection urbaine devront, dans tous les cas, s’y reporter. Je me bornerai donc à reproduire et à expliquer les tableaux d’ensemble relatifs aux principaux caractères. Cela suffira pour faire comprendre le procès général de la sélection exercée par les villes.
SÉLECTION ÉCONOMIQUE