‹ Les Sels De Bismuth En SyphilitérapieChapitre 33 sur 42 · RARE · texte numérisé non relu

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50 Fièvre.

l’attention a été peu attirée sur une réaction générale cependant fréquente : la fièvre. Un grand nombre d'auteurs la signalent le jour ou le lendemain des injections, sans lui attribuer un gros intérêt. (Fournier, Guénot, etc...). A notre avis, au contraire, son interprétation ne doit pas être négligée ; elle peut fournir de précieuses indications sur la conduite du traitement. |

L'analyse et la comparaison des courbes de température nous ont permis d'identifier trois types cliniques de réactions thermiques.

a) Fièvre unique de première injection.

b) Réaction thermique d’injection (ou de réinjection).

c) Fièvre régulièrement progressive.

Leur apparition, leur intensité, leurs signes cliniques propres, témoignent de leur pathogénie probablement diffé-

rente. Nous les passerons successivement en revue.

a) FIÈVRE UNIQUE DE PREMIÈRE INJECTION.

Elle apparaît le soir de première injection de bismuth, plus souvent le lendemain, dure 24 heures et s’éteint.. A son acmé, elle atteint 38°5 à 39°. Généralement, elle ne se reproduit plus. On peut l’observer au cours des injections suivantes mais son intensité diminue progressivement.

Cette fièvre est quelquefois isolée ; la plupart du temps, elle s'accompagne d’une recrudescence momentanée et fagace des accidents syphilitiques. Les exanthèmes secondaires s’accentuent ; s’ils sont latents ou discrets, ils appa-

raissent ; s'ils sont en décroissance, ils refleurissent; les

anus.

eu

douleurs ostéocopes et la céphalée s’exacerbent. Ces phénoépétition des doses. Après un

épé

crochet correspondant à la première injection, la courbe

AQU, — F 1333, 20 ans,chancre du col ; roséole

résistance médicamenteuse des tréponèmes.

syphilide papulo-érosive dela vulve et de l

Obs. XXXVIII.

rable en tous points à la réaction d’Herxheimer ;. comme ment. Elle traduirait, ou bien l'insuffisance dé la dose

mènes disparaissent avec la r thermique se maintient horizontale. Cette fièvre est compa- Elle impose l’intensification du traitement.

en nappe ;

BW ++,

elle, on la voit se produire sous l'influence du traiteou bien 1

On la constate surtout dans les syphilis rebelles (Milian).

ne 84 +

k octobre 1922, T° 3704, ; |

A 10 heures du matin, injections intra-mus. de 0.20 de TB; S. P. insoluble,

Le soir à 3 heures To 38°2,

5 octobre 1922, matin T° 38°4,

Apparition de douleurs frontales ; la roséole s'étend et devient plus intense. Il existe des points osseux douloureux à la pression. (Clavicule, olécrane, et premier métacarpien gauches).

Soir T° 38°2, À

G-octobre 1922, To 37»,

Toutes les douleurs ont disparu, la roséole est effacée.

Obs. XXXIX. — H, 1665, 30 ans. Accident primitif du bord gauche du prépuce.

47 avril 1922, matin T° 36°8.

a. ia SE

se.

D PE CEE mc.

ë [] e LIN [ E

SRE

À 10 heures injection de 0.40 de B, sol. Soir (3 heures) T° 38.

18 avril 1922, matin T° 3708.

Soir T° 38°4.

La recrudescence de la lésion spécifique échappe à l’observaton .

19 avril 1922, matin T° 3704,

Soir T° 37%

Les jours suivants la température se maintient aux environs de SYEA

b) RÉACTION THERMIQUE D'INJECTION (OU DE RÉINJECTION)

On l’observe fréquemment le lendemain de chaque injection. Son intensité ne dépasse pas 38° avec le T. B. S P. insoluble. Elle peut atteindre 38°5 à 39° avec l’EB. soluble,

Les signes cliniques se réduisent à des douleurs locales, qui siègent dans la masse musculaire traumatisée par le médicament ; généralement elles sont tolérables. Les ma- Jades les comparent à la sensation d’un coup de bâton. Rarement violentes, elles gênent alors la marche, imposent le repos au litet prennent un caractère phlegmasique (voir art. « Réactions locales »). Les accidents syphilitiques, loin de subir une recrudescence, sont modifiées par le processus de cicatrisation. L'état général est bon. Si on excepte les oscillations déterminées par les injections, la courbe thermique est normale.

L’absorption des sels de bismuth est probablement la cause de cette réaction fébrile. Celle-ci est d'autant plus intense que celle-là est plus brusque. Le traitement par les sels solubles en donne la preuve.

On espacera les injections, si les douleurs locales sont

Enfin, on évitera de déposer le bismuth dans

trop vives.

une zone récemment traumatisée.

Voici une courbe typique de réaction thermique d’injec-

tion.

Obs. XL.— F. 1208, 17 ans, Syphilitides papulo-érosives vul-

vaires ; Roséole à gros élément ; céphalée,

Malade traité par l'E. B. soluble.

F3 EER RS 5 5

Nous avons remarqué que les malades traités par les sels

solubles de bismuth, présentaient le lendemain des injec-

tions non seulement une élévation de la température, mais

encore une augmentation de l’excrétion urinaire. Pareil fait

ne nous à pas paru aussi évident avec les sels insolubles.

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