FIÈVRE PROGRESSIVEMENT CROISSANTE
Elle apparaît à des périodes différentes : rarement au début, quelquefois en cours, souvent à la fin du traitement. Son intensité est proportionnée à l’intolérance ou au degré d’imprégnation bismuthique. Son caractère pathognomonique est d’être progressive et de disparaître dès que la médication est interrompue. Toujours elle s'accompagne de signes cliniques importants : stomatite, asthénie, anémie, sont les plus fréquents. La ligne - de conduite varie avec chaque malade. Les injections suivant les cas, seront espacées, snspendues momentanément ou définitivement. Voici le graphique d’une réaction thermique progressive,
apparue à la fin du traitement.
| Obs. XLII. — F. 1400, 21 ans. Roséole en voie d’effacement, syphilides érosives de la vulve. Céphalée à paroxysmes noctur-
nes. B. W. = +++.
Du 1* novembre au 10 décembre 1922, la malade reçoit, 8 injections d'E. B. soluble. Réaction fébrile normale,
11 décembre 1922, à partir de cette date, la température s'élève progressivement après chaque injection. La malade se plaint de la tête; elle maigrit de 2 kgs. 100 ; son teint est blafard ; ses conjonctives décolorées, pigmentation des gencives.
29 décembre 1922, le traitement est suspendu après la 12 injection. La T° retourne à la normale et l'état général s’améliore.
Voici le graphique correspondant.
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En résumé, l'absence de toute réaction fébrile au cours
du traitement peut être interprétée, comme un signe de to-
lérance parfaite.
Au contraire, l’apparition de la fièvre et son exagération
progressive peut être un signe d’intolérance et traduit sou-
vent une imprégnation bismuthique e xcessive.