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1° Albuminurie
Elle est fréquente dans les intoxications expérimentales ;
rare au cours du traitement de la syphilis par les sels de
bismuth. Son interprétation est d’une extrême complexité,
ne
le bismuth est-il la cause déterminante de l’albuminurie ? Adjuvante ?ou bien ne doit-il pas être incriminé ? La syphilis en effet, est capable de produire, à elle seule, un syndrome de néphrite aiguë. Telles sont les questions qu’il faut résoudre dans la pratique, avant de mettre exclusivement en cause la médication. -
Milian a observé une albuminurie passagère, survenue au
cours d’une eure par l'E. B. soluble chez une malade into-
lérante à l’arsenic. Le traitement a été poursuivi et ce symp-.
tôme s’est amendé. Fournier et Guénot signalent de la polyurie (2 1 1/2 à 31 1/2) avec traces d’albumine. Ces phénomènes disparurent spontanément, dès que les injections furent espacées où momentanément suspendues.
Par contre, Lacapère, Clément-Simon, Lévy-Bing, et P.
Blum ont publié des observations d’albuminurie grave.
Voici le résumé de l’une d’entre elles, recueillie par P.
Blum et rapportée dans la thèse de Delage.
6 décembre 1921, S. H... 33 ans, présente des syphilides érosives des amygdales et de la vulve. Tréponèmes = +++.
ixamen des urines à l'entrée ; ni sucre ni albumine.
La malade est mise au T. B. S. P. insoluble à la dose de 0 30 cgrs. chaque 3 jours.
24 décembre 1921, à la 5° injection taches pigmentaires sur la muqueuse de la joue droite, en regard de la dernière grosse molaire inférieure.
1" janvier 1921, à la 7 injection. Pigmentations « bleu ardoisé » sur le sommet des papilles de la face dorsale de la langue. On diminue de 0.10 la dose des injections sans modifier leur espacement. .
13 janvier 1922, à la 9° injection. Stomatite intense, langue tuméfiée ; les dents y marquent leur empreinte.