‹ Les Sels De Bismuth En SyphilitérapieChapitre 40 sur 42 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Le bismuth est spirillicide in vitro.

2° Chez l’homme et chez l’animal, il est tréponémicide ; il existe cependant des tréponèmes bismutho-résistants. Son

action est plus lente que celle des arséno-benzènes.

3° II à un pouvoir cicatrisant des plus nets sur les lésions cutanées primaires, secondaires et tertiaires. Souvent les syphilis viscérales sont heureusement influencées.

4° Il peut être utilisé successivement comme traitement d’attaque et d'entretien.

5° Il paraît exister, d’une part, des syphilis résistant à larsenic et au mercure, améliorées par le bismuth; d’autre part, des syphilis résistant au bismuth, améliorées par l’arsenic.

6° Le bismuth modifie la courbe sérologique mais son action est peu durable. Les séro-réactions rebelles à des doses massives et prolongées de novar et d’huile grise, restent souvent positives, malgré l’adjonction d'un traitement bis-

muthique intense.

7° Les sels de bismuth guérissent l’anémie syphilitique. 8° D'une façon générale les sels solubles sont plus actifs que les sels insolubles.

Les réactions déterminées -par les sels de bismuth, à doses judicieusement espacées, sont négligeables. 1° Les douleurs locales;-au-siège de l’injection, sont tolérables. - «

2C La stomatite réalise la réaction la plus fréquente. Elle est conditionnée essentiellement par les doses employées et l’état antérieur de la bouche et des dents.

3° Elle s’accompagne souvent dé colite dont les lésions histologiques lui sont en tout point comparables. Les taches pigmentaires de ces deux affections sont constituées par des dépôts intra-endothéliaux de sulfure de bismuth. Le métal, circulant dans les capillaires, est précipité à l’état de sulfure par l’hydrogène sulfuré, provenant de la désintégration des matières albuminoïdes alimentaires.

4° L’ingestion de sels de métaux lourds (S. N. de bismuth), fixateur d’'H?S préviennent les pigmentations.

5° Secondairement la stomatite entraîne tout un cortège de symptômes parmi lesquels : la céphalée, lPasthénie, l’amaigrissement, l’anémie.

6° L’anémie, d’origine bismuthique pure, est rare ; elle ést presque toujours un symptôme de la stomatite ; elle en est souvent la conséquence.

7° Les sels solubles, dont le pouvoir stomatigène est très accentué, déterminent plus souvent ces divers phéno-

mènes.

8° La fièvre relève de trois facteurs pathogéniques différents : Réaction d’Herxheimer, fièvre d'absorption, fièvre d’intolérance.

9° L’albuminurie est rare ; lorsqu'elle existe elle est le plus souvent une modalité de la réaction d'Herxheimer.

10° Le traitement bismuthique provoque des érythèmes qui ressemblent aux hydrargyries.

11° Jusqu'à aujourd’hui, l’on n’a pas encore observé dè

lésions oculaires d’origine bismuthique.

1° L'action du bismuth est inférieure à celle de l’arsenic

et supérieure à celle du mercure. | 29 Ce métal constitue un agent thérapeutique complémen-

taire des plus utiles. Il a sa place toute marquée dans la cure antisyphilitique mixte, régulièrement alternée, qui est la base de tout traitement intense. Ne

3° On réservera l'exclusivité de son emploi aux cas excep- ‘tionnels de résistance ou d’intolérance à l’arsenic et au mercure. |

4° Mais lorsqu'il faut agir vite, soit en prophylaxie 80cialé, soit en présence d’une lésion, frappant les tissus nobles, l’arsénothérapie réalise la médication de choix.

Vu, le Doyen, Vu, le Président, H. ROGER, JEANSELME.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris APPELL.

# Fe me

Le r

ms

Page 1