‹ Les sens et l'intelligenceChapitre 11 sur 146 · I. Nllb!i«(»nC<' IKTVOUWO · texte numérisé non relu

I. Nllb!i«(»nC<' IKTVOUWO

Deux espèces de substance nerveuse, la blanchi- et la y/v'.sY', — Flhrex et cellules nerveuses.

Il (Mitre dans la structure du système nerveux une substance propre particulière à ce système, des membranes d'enveloppe, des vaisseaux sanguins et du tissu cellulaire. On a signalé depuis longtemps deux sortes de substances nerveuses distinguées par leur couleur : la blanche et la grise ou cendrée.

Au microscope, la substance nerveuse se compose de deux éléments histologiques difierents, des fibres et des cellules. Les fibres se montrent généralement dans les cordons et forment la plus grande partie des centres ; les cellules n'existent guère que dans les centres, elles ne se trouvent pas dans les nerfs proprement dits, excepté aux extrémités périphériques des organes des sens spéciaux : on les trouve surtout dans le cerveau, la moelle épinière, les ganglions, dans la substance grise qui, en réalité, se compose de cellules mêlées à des fdjres blanches et à une quantité variable de matière granuleuse ou amorphe.

Les libres nerveuses appartiennent principalement à la classe des fibies blnnclies ou tubulaires. Elles ont une ténuité microscopique ; leur épaisseur varie de ()""", 0011 à 0""",02 (Kolliker). A l'état frais elles sont transparentes, mais séparées du corps elles acquièrent un double contour et prennent une forme variqueuse. On conclut de ces changements que chaque tube se compose d'une membrane externe sans structure, d'une seconde couche transparente de substance grasse, et d'un cordon central qui n'est pas graisseux, mais albumineux. Ce cordon central se montre seul dépouillé des deux couches enveloppantes, à la fois dans les centres et dans les ramilications terminales des extrémités du corps; c'est la partie essentielle de la structure. Son épaisseur n'excède pas 0'""S009 dans les tuhes les plus larges.

Les libres nerveuses tubulaires sont plus fines dans les couches superficielles du cerveau et dans les nerfs de sensibilité spéciale. Leur extrCMne ténuité l'ail juger qu'elles scnit en nombre

SYSTÈME NKRVEUX. 11

prodii'ieiix. On a essaye d'en évahier le nonihic pour certains nerl's. l.e nerf de la Iroisiènie paire (cérébrale a, dit-on, [)lns de ([uinze mille ilbrc^s; la pelite racine du neil' de la cinquièrru' en aurait neuf ou dix inill(\ et ces nerfs ont les libres grosses. Il serait intéressant d(^ savoir le nombre pr()l)able des fil)res d'un nerl' optique. Ce nerf, outre qu'il est sensitil', est beaucoup plus ^ros qu'aucun de ceux que nous avons cités; il ne doit pas contenir moins de cent mille libres. Le nombre des libres nerveuses de la substance ])lancbe du ceiveau doit êlre compté par centaines de millions.

Dans la substance grise des centres nerveux, les libres se continuent avec les cellules. A leur autre extrémité, dans les organes des sens, dans les muscles et dans le corps en général, leur mode de terminaison se montre très-divers. Quelquefois elles se terminent en anses, quelquefois en mailles de réseau, souvent elles se subdivisent en nerfs plus ténus après avoir perdu leurs deux membranes d'enveloppe. Dans d'autres cas, elles semblent, selon la majorité des anatomistes, se terminer en pointes flnes, ou par de petits renflements de dilférentes structures.

11 est important de noter que cbaque lil)re se continue sans solution de continuité, avec une indépendance complète, depuis le centre jusqu'à l'extrémité péripliérique.

Les cellules nerveuses ou corpuscules ganglionnaires sont de petits corps, de formes variées, ronds, ovales, piriformes, étoiles ou rayonnes. Elles se composent d'une matière pulpeuse, avec un noyau excentrique, contenant un ou plusieurs nucléoles, entouré de granulations colorées. Elles ont de ()'""',00r) à 0"^"\11 ou 0'"'",!^ ( Kôlliker).

Si nous tenons compte du volume de la substance grise du cerveau et de la moelle, substance formée par les cellules nerveuses mêlées à des fdjres, nous concevons que le nombre total des corpuscules doit être compté par millions.

D'après le docteur Lionel Ueale, les cellules nerveuses de la substance grise sont toutes unies à au moins deux libres, ou bien elles leur donnent naissance. Ces fibres, larges à leur origine, diminuent ensuite graduellement. Il est probable qu'elles sont reliées entre elles dans les circonvolutions ; mais, cbez l'jidulte, les cellules ne sont pas souvent unies à leurs voisines. Il n'y a pas de raison de supposer que les cellules nerveuses

innuencent d'autres libres que celles avec lesquelles elles sont en continuité de tissu. [Procendinq^ of Royal Society^ v. XII. p. 673.)

riii. 1. — A. Collnlos norvonsi'S rayiinn(''os. — n, Kihro qui les rolif.

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Les libres nerveuses et les cellules reçoivent beaucoup de sang, preuve de leur grande aclivili'. La substance grise constituée par la présence des cellules est le centre de l'activité nerveuse, aussi noninie-l-on centres nei'veux les masses grises. On

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adiiirl ([lU' ce sont ces niasses qui donnent niiissaiiee ;ï la force nerveuse, ou (jni la renforeent quand elle est transmise par les libres d'une |)arlie do rori;anisnie à l'autre. Des expériences onl pi'onvé ((ue les lihies nerveuses elles-nicMnes enj-endrent de la force; les courants qui l(>s traversenl s'augmentent dans le Ira je t.

l'ne aulie fonclion des cellules éclaire le plan et les opérations du cerveau. Elles constituent les grands points de jonction^ les commissures, où les libres comunniiquent entre elles: vaste système de connexions latérales et antéro-postérieurcs nécessaire à l'enchaînement <;t à la coordination des mouvements et des sensations dans le mécanisme corporel qui est associé à l'esprit. Les libres qui montent à travers la moelle é})im'cre vers le cerveau passent dans des cellules, les unes plus bas, les autres plus haut; de nouvelles fibres émanent de ces cellules à la fois des cotés et par la partie supérieure pour communiquer avec les autres cellules et libres par un arrangement très-compliqué. L'expansion prodigieuse de la substance blanche dans le cerveau suppose nécessairement que les fibres arrivant cVen bas pénètrent dans les cellules des ganglions de la base du cerveau, et que ces cellules envoient en haut beaucoup plus de libres qu'elles n'en ont reçu d'en bas.

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