‹ Les sens et l'intelligenceChapitre 10 sur 146 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

in: SYSTÈME NERVKIX

Relation des opérations mentales avec les organes du corps. — Le cerveau est le principal organe de l'esprit. — Parties du système nerveux : 1. Substance nerveuse. — II. Centres nerveux. — IH. Nerfs cérébrospinaux. — IV. Fonctions du système nerveux.

Quoique le sujet et l'objet (l'espiMl et la nialièi'e) soient les faits les plus opposés de noli^e expciùenee, il y a pourtant entre l'esprit et un organisme matériel une sorte de parallélisme, une relation étroite. Les détails que nous allons fournir le démontrent. (Voyez aussi I'Appendtce B.)

Les parties de l'organisme humain qui intéressent l'étude de la psychologie sont les nerfs, les centres nerveux (principalement ceux dont la réunion forme le cerveau), les organes des sens et le système musculaire. Réservant pour plus tard la description des organes des sens et du mouvement, nous allons donner une description sommaire du système nerveux en nous bornant à indiquer les faits utiles à l'étude de l'esprit.

Le cerveau est l'organe de l'esprit : voici les faits qui le prouvent.

1° Généralement, dans les cas d'irritation de quelque partie du corps, nous pouvons indiquer la cause du dérangement. Dans les circonstances ordinaires, nous n'avons aucune connaissance du lieu où s'exerce l'action mentale, mais quand cette action a été intense, après un travail insolite de la pensée, une douleur de tête nous révèle le siège de ce travail, comme une douleiu' dans les jambes nous apprend que les nuiscles des membres ont été fatigués par une longue marche. L'obsei^ation va même plus loin : une série d'émotions intenses ou un effort excessif des facultés intellectuelles aboulil à une altération morbide de la substance (M''rébrale.

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2" (lue l(''si()ii. une maladie du cerveau, allèiciil les l'aeullés de l'espril. Ijii coup siii- la UHe (léli'iiii'u la conscience j)()iii' (luelque temps; une hlessmc i;rave eiUraîneia la perle de la mémoire. L'inllaiiimalion. le ranioilissemeid el d'aiili-es désordres du cerveau adeclenl rintelli}:;ence.

))° Les produits de l'usure iW la substance nerveuse se montrent en plus grande abondance dans les cxciétions quand l'esprit travaille ])lus qu'à l'ordinaire. Les pbosphates ammouiaco-magnésiens éliminés parles reins en proviennent; ils sont plus abondants après un grand effort mental. Le phosphore es! plus abondant dans le cerveau que dans tout autre tissu.

^i" II y a une connexion incontestable entre le volume du cerveau et l'énergie mentale déployée par l'homme ou l'animal. On ne veut pas dire que la force mentale dépende uniquement du volume du cerveau ; mais de même que la grandeui' des muscles assure au corps une plus grande force, de mê'ue une grosseur plus grande du cerveau assure une plus grande vigueur à l'espril. On a souvent cité la mesure des têtes des hommes remarquables, comme aussi le poids considérable du cerveau de savants distingués et le poids inférieur des cerveaux d'idiots.

5" Des expériences spécifiques sur les cordons nerveux et les centres nerveux que nous indiquerons plus tard ont prouvé que la sensation, l'intelligence el la volonté dépendent immédiatement de ces organes.

A mesure que nous descendons l'échelle zoologique, nous voyons les facultés mentales diminuer de même que le système nerveux.

Le SYSTÈME NERVEUX SB compose d'une partie cenlrale, ou mieux d'un système iVorganes centrmix appelé axe ou centre céi'ébro- spinal, et de nerfs, cordons qui relient d'une parlle centre cérébro-spinal et de l'autre les muscles, les parties sensibles et les autres organes. Les nerfs établissent la communication entre ces parties et le centre; une classe de libres nerveuses, appelées afférentes ou centripètes^ conduisent les impressions vers le centre; une autre, les effcrentes ou ventrifuf/es, portent les stimuli matériels du centre aux organes du mouvement.

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