‹ Les sens et l'intelligenceChapitre 23 sur 146 · III. ' — DcN HentlmentM mu^^culalros · texte numérisé non relu

III. ' — DcN HentlmentM mu^^culalros

L'histoire naturelle des sentiments est une portion de la science de l'esprit. Méthode de les décrire. — Classification des sentiments du mouvement.

40 Sentiments d'exercice musculaire en général : Côté physique. — Côté mental. — Exemple de tension passive. — .Tension musculaire avec mouvement. — Mouvements lents. — Mouvements croissants et décroissants. — Mouvements rapides. — Sentiment de la perte d'appui. — Mouvements passifs.

2° Des perceptions basées sur le mouvement musculaire. — Distinction des degrés et des modes de l'action musculaire. — Conscience de l'effort ou force dépensée : Sens de la résistance, de force, d'inertie. — Exemple du sentiment de résistance : Moment, poids. — Conscience de la continuation d'un effort musculaire : Évaluation des temps; moyens d'estimer l'étendue. — Conscience du degré de vitesse des mouvements. — Conscience de l'état de contraction d'un muscle. Distinction tracée par Hamilton entre la faculté locomotive et le sens musculaire.

Nous arrivons maintenant à l'étude même de la première classe des phénomènes propres à l'esprit, à savoir les états de sentiment, l'une des trois manifestations distinctes de la vie mentale. Il appartient en particulier à la science de l'esprit de faire un exposé précis et systématique des états de la conscience humaine, une histoire naturelle des sentiments (1).

(1) Afin de faciliter l'intelligence de la méthode que nous adoptons pour l'exposé systématique des sentiments, nous allons en expliquer le but. Si la division de l'esprit en trois classes, sentiment, volonté, intelligence, est complète, si elle embrasse tous les phénomènes de l'esprit, tout fait mental quelconque doit trouver place dans Tune de ces deux classes; il n'y a point de fait mental qui ne soit ou un sentiment, ou une volonté, ou une pensée. 11 n'est pas nécessaire pourtant que les états de l'esprit n'appartiennent d'une manière exclusive qu'à une classe.

A côté de ses caractères propres, un sentiment peut posséder aussi quelque chose de la volonté, par exemple l'état mental causé par un froid intense est de la nature du sentiment dans l'acception propre du mot, nous y reconnaissons un mode de conscience de l'espèce appelée pénible, mais en tant qu'il nous pousse à faire des actes en vue d'adoucir ou de supprimer la peine, il participe aussi de la volonté. De même, tout état mental qui peut être reproduit ultérieurement comme souvenir, ou conservé comme idée, a par le fait nième un certain caractère intellectuel.

D'abord, en décrivant les états qui rentrent sous la dénomination de senti* ment, nous avons à en donner les caractères, puis à montrer leur influence sur la volonté, et enfin à spécifier les caractères du rôle qu'ils jouent dans l'intelli-

Page 1