CÔTÉ MENTAL
Caractères en tant que sentiynent.
Qualité. Plaisir, peine, indifférence.
Degré. 1° Quant à l'intensité ou acuité ;
2° Quant à la quantité, masse ou volume. Caractères volitionneh.
Manière d'influencer la volonté, ou motifs d'action. Caractères intellectuels.
Aptitude à être distingué ou identifié. Degré d'aptitude à être retenu, ou de persister et de revenir à l'état d'idées.
Il est bon de remarquer que, d'une manière générale, les plaisirs ont la même expression physique et la même manière d'agir sur la volonté, en vue de leur conservation, accroissement, renouvellement propre. De même les peines ont une expression commune et une influence commune tendant à provoquer l'action en vue de les supprimer, de les adoucir, et d'en éviter le retour. Ainsi, dès qu'un état est agréable ou pénible, il est nécessairement accompagné d'un état physique et d'une détermination de la volonté.
Pour ce qui est des rapports des sentiments avec l'intelligence, nous pourrons dire que la distinction, l'acccrd et l'aptitude à être retenu, sont proportionnels jusqu'à un certain point au degré du sentiment ou à la force de l'impression. Par suite il suffit d'indiquer le degré d'un sentiment pour donner la nature probable de ses relations avec l'intelligence. Il n'est donc pas nécessaire d'en faire la description dans tous les détails. Seulement quand un sentiment possède des caractères propres qui le constituent à l'état d'exception aux lois générales de coïncidence mentionnées ci-dessus, il y a lieu d'en faire une description complète. Nous donnerons deux ou trois exemples complets.
marquer l'antithèse entre le sentiment musculaire proprement dit (la conscience du mouvement de quelque cause qu'il soit l'effet) et la sensation proprement dite, celui-là associé à une force qui se dégage du dedans au dehors, celle-ci à une stimulation allant du dehors au dedans.
2° Les sentiments qui dépendent de Vaction musculaire^ les plaisirs ou les peines qui sont l'effet de l'exercice des nuiscles.
S*' Les sentiments qui indiquent les divers modes de tension des organes moteurs. Suivant qu'un muscle est tendu ou relâché, qu'il reçoit une forte ou une faible décharge nerveuse, qu'il se contracte avec lenteur ou avec rapidité, nous recevons des impressions différentes, à l'aide desquelles nous pouvons juger des diverses positions de nos membres, et de plusieurs relations importantes des choses du dehors. Ces sentiments font plus spécialement partie de l'intelligence : ce sont moins des sentiments que des idées.
Le lecteur voudra bien ne pas oublier cette distinction entre les sentiments qui ont à un haut degré le caractère des sensations et ceux qui l'ont à un degré très-faible, et dont la fonction est de fournir des matériaux à l'intelligence.