‹ Les sens et l'intelligenceChapitre 62 sur 146 · VOLONTÉ · texte numérisé non relu

VOLONTÉ

Certaines actions de diverse nature, qu'on appelle vulgairement instincts, ne sont pas autre chose que des phases ou des résultats de cette propriété fondamentale de l'esprit. Vinstincf de la préservation implique la suppression de la peine et de la souffrance, et une combinaison de moyens convenables qui assurent la subsistance de l'individu. 11 ne semble pas que nous ayons une tendance originelle à nous protéger contre les influences dangereuses, tant qu'elles ne nous causent aucune peine, ni à tenir aux influences salutaires qui ne donnent aucun plaisir actuel.

On a souvent remarqué des exemples de prccaulion primitive contre le mal, et on les a attribués à une faculté protectrice dont la nature nous aurait dotés. Ainsi la crainte de tomber est très- Ibrte dans les premiers temps de la vie, et suscite de puissants cUbrts en vue d'éviter la chute. Mais il n'y a là qu'un fait de volition.

Il suffit qu'on se rappelle la douleur aiguë qu'on a éprouvée à l'occasion d'une chute, pour qu'on assure la stabilité de sa démarche. Avant cela même, avant que l'expérience des chutes ait produit ses effets, nous connaissons une sensation trèsintense, très-cruelle, qui résulte de la perte subite du point d'appui, et qui provoque des efforts destinés à le recouvrer.

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