ACCOMMODATION DE L OEIL. — MYOPIE ET PRESBYTIE
Nous savons par expérience que nous sommes cajDables de voir distinctement des objets situés à diverses distances de notre œil. Mais lorsque nous considérons ce fait attentivement, nous nous apercevons bientôt qu'il est impossible que nous ayons en même temps une image nette de deux objets situés à des distances diverses. Plaçons-nous dans une chambre à une certaine distance de la fenêtre, fermons un œil, plaçons à quelques pouces de l'autre un doigt dressé et visons de façon à le voir distinctement; dès ce moment, l'image de la fenêtre nous paraîtra avoir des contours indistincts. Mais si nous portons notre attention sur la fenêtre pour en avoir une image nette, ce sont alors les contours du doigt qui deviennent indistincts : nous pouvons ainsi à volonté avoir alternativement une image nette du doigt ou de la fenêtre. L'œil s'arrange donc de manière à voir distinctement à différentes distances, et c'est cette propriété de l'œil que l'on désigne par le mot d'accommodation. Pendant que nous le laissons promener sur des objets éloignés ou rapprochés, l'œil, sans que nous en ayons conscience, est toujours en activité d'accommodation.
Sur la figure 8 la flèche AB forme son image en a b. Si l'objet AB s'éloigne, l'image a 6 se rapprochera du foyer F' en
même temps qu'elle deviendra plus petite. L'endroit où se forme l'image varie donc avec la distance de l'objet. Lorsque, dans un appareil photographique, on veut mettre au point Timage d'un objet éloigné, il faut faire rentrer la partie postérieure de la boîte dans l'antérieure ; lorsque l'objet est rapproché, il faut, au contraire, la retirer plus. Au moyen de la vis r on peut, en outre, faire avancer ou reculer la lentille et obtenir ainsi une image encore plus nette. Cette accommodation, nécessaire pour une lentille, l'est aussi pour l'œil. Supposons que l'objet AB {iig. 10) produise une image nette en a b. Si l'on éloigne ou si l'on rapproche l'objet pendant que l'œil reste dans le même état, l'image deviendra nécessairement indis-
Fig. n.
tincte, puisque dans le premier cas elle se fera devant la rétine et dans le second derrière la rétine. Supposons un point luraiaieux a (fig. 11) situé à une certaine distance de l'œil, ce point 'donnera une image nette lorsque le point de réunion des rayons c se trouvera sur la rétine : mais si la rétine était en g' g" de façon que la réunion des rayons eût lieu au devant de cette membrane, il ne se formerait alors plus sur la rétine de point mais un cercle que l'on nomme cercle de dispersion. Il se produirait de même un cercle de dispersion si la rétine se trouvait en f f", par conséquent devant l'image, et si tous les points d'un corps se dessinaient sur la rétine par des cercles de dispersion les contours de ce corps deviendraient indistincts et noyés. Ces raisons nous expliquent maintenant l'expérience dont nous sommes partis. Si nous examinons successivement le doigt et la fenêtre, tous les points de la fenêtre formeront des cercles de dispersion lorsque nous regarderons
attentivement le doigt, et réciproquement le doigt paraîtra indistinct par des cercles de dispersion lorsque la fenêtre formera une image nette dans l'œil. L'image de l'objet que nous regardons attentivement se trouve toujours sur la rétine, tandis que l'image indistincte de l'autre objet se trouve dans le premier cas devant la rétine, et dans le second cas derrière elle. Il résulte de ces faits que l'œil possède un pouvoir d'accommodation qui lui permet de faire arriver nettement sur la rétine l'image des objets situés à des distances variées.
On pourrait supposer que la disposition de cette accommodation de l'œil fut analogue à celle de la chambre obscure. Autrefois on croyait à la possibilité d'un déplacement de la rétine en avant et en arrière, parce que l'on croyait que la pression des muscles de la cavité orbitaire allongeait le globe oculaire, et que par conséquent la paroi postérieure de l'œil se rapprochait ou s'éloignait. Mais cette hypothèse a été réfutéeet l'on a prouvé que dans l'œil l'accommodation n'est nullement la même que dans la chambre obscure et que les moyens qui la produisent sont tellement parfaits qu'on ne peut les imiter artificiellement. Supposons que l'œil soit accommodé pou-r voir à une distance infinie un point à l'horizon ou au ciel. Les rayons qui partent de ce point arrivent presque parallèles dans l'œil, leur réunion se fait donc au foyer de l'œil, foyer qui dans un œil normal se trouve juste au centre de la rétine. Si le point regardé s'avance vers l'œil, l'image, d'après les lois de l'optique, se fera derrière le foyer et par conséquent derrière la rétine. Mais, par l'accommodation, l'œil peut de nouveau faire tomber l'image sur la rétine, d'où il résulte que dans ce cas^ es rayons incidents seront plus rapprochés, c'est-à-dire plusréfractés, pour qu'ils puissent se rencontrer plutôt que lorsque la réfraction est moindre et former ainsi une image nette sur la rétine.
Quelle est la cause de cette réfraction plus forte des rayons lumineux quand l'œil regarde un objet de près? On a observé directement sur l'œil, que lorsqu'il passe de l'accommodation lointaine à l'accommodation rapprochée, le cristal-
lin devient plus épais parce que sa face antérieure devient plus convexe. Sur la figure 12 nous voyons 1g changement que la lentille éprouve en s'accommodant pour la vue rapprochée : cette figure est empruntée à Helmholtz. La moitié gauche de la figure représente le cristallin accommodé pour le lointain , la moitié droite représente l'accommodation pour les objets rapprochés. Dans cette dernière circonstance la face antérieure du cristallin devient plus convexe et est projetée en avant, de sorte qu'elle entraîne l'iris et le rapproche de la cor-
Fis. 12.
née. On peut facilement remarquer cette avancée de la pupille lorsqu'on considère de côté l'œil d'une personne qui laisse promener son regard d'un objet lointain à un objet rapproché.- Mais la réfraction plus forte des rayons lumineux s'explique t-elle par le mouvement du cristallin que nous venons de décrire ? Sans doute ! D'après les lois de l'optique une lentille convexe réfracte d'autant plus la lumière que ses faces sont plus courbées. De deux lentilles de grandeur égale, mais l'una aplatie et mince, l'autre au contraire très-bombée et épaisse, la première présentera un foyer éloigné, la seconde au contraire un foyer rapproché, c'est-à-dire qu'elle fera subir à la lumière une réfraction plus forte. La même chose arrive pour le cristallin pendant l'accommodation. Lorsque nous regardons un objet rapproché, le cristallin se bombe plus que lorsque nous regardons dans le lointain, et son pouvoir réfringent augmente, de manière à faire tomber l'image sur la rétine. II est évident que cette courbure sera différente selon la distance à laquelle sont situés les objets que l'œil examine, et elle sera, évidemment, d'autant plus forte que l'objet se rapprochera davantage. Ces modifications se produisent avec la môme rapidité,.
que notre regard se porte d'un objet à l'autre, et l'expérience nous les a rendues tellement familières que nous ne manquons jamais de faire naître une image nette sur la rétine.
Mais, demanderons-nous, par quel mécanisme se produit ce changement dans la forme du cristallin ? Il se produit par un muscle que nous voyons représenté sur la fig. 7 (p. 44). Il se trouve en f à l'endroit où la choroïde passe à l'iris. Il ne s'insère pas directement, par ses fibres, sur le cristallin, mais il a une structure un peu compliquée et son effet sur l'accommodation est resté, pour cela, très-longtemps obscur. Helmhoitz a expliqué ses effets de la manière suivante. Le cristallin est attaché par son bord (fig. 7) à un ligament, le ligament ciliaire, qui se dirige, en rayonnant, vers l'extérieur et qui maintient le cristallin raidement tendu (indiqué dans la figure par la lettre e). Les fibres du muscle d'accommodation i s'insèrent à la place où ce ligament se relie, extérieurement, aux membranes de l'œil. Dans la vision lointaine ce muscle est relâché ; le ligament ciliaire, par sa tension élastique, élargit la lentille dans le sens radial vers le bord, il en résulte que l'épaisseur de la lentille doit diminuer et que sa courbure doit s'aplatir. Dans l'accommodation pour la proximité, le ligament ciliaire est tiré par le môme muscle en dedans vers le bord du cristallin, sa tension diminuera par conséquent, et le cristallin, rétréci par son élasticité, deviendra plus épais et plus convexe sur sa face antérieure. La vue lointaine n'est donc point accompagnée d'un effort musculaire et les tensions élastiques du cristallin et du ligament ciliaire se feront simplement équilibre. Mais pour la vision rapprochée, il se fait un effort musculaire dans l'œil, et c'est pour ce motif que la vision des objets rapprochés devient fatigante pour lui, tandis qu'il se repose dans la vision lointaine.
Nous n'avons point encore expliqué de quelle façon on s'est aperçu de l'épaississement du cristallin pendant la vision rapprochée. L'avancée de l'iris qui en est dépendante est, sans doute, très-facile à voir et l'on s'aperçoit en même temps que
1. Muscle tenseur de la choroïde, parce qu'il tire le bord de la choroïde en deiiors.
la puiDille se contracte. Mais ces deux observations ne prouvent point rigoureusement l'augmentation de la convexité antérieure du cristallin. Ce phénomène est, au contraire, parfaitement démontré par l'examen des images réfléchies que l'œil présente à notre examen .
Tout le monde connaît les petites images réfléchies que nous présentent les yeux. Ces images, si faciles à observer, se forment à la face antérieure de la cornée transparente, et se présentent sous forme de petites images droites un peu irrégulières comme celles que l'on voit sur les sphères miroitantes si souvent exposées dans les jardins. Nous avons donc affaire aux effets des miroirs convexes. Une observation plus attentive nous fait voir encore des images réfléchies par la face anté-
Fig. 13.
rieure et par la face postérieure du cristallin, images qui sont, il est vrai, beaucoup plus faibles que celles de la cornée. Pour les observer il faut faire l'expérience dans une chambre trèsobscure. On place une bougie allumée, c, à côté de l'œil en observation A. L'œil de l'observateur se trouve en B et l'œil A regarde dans la direction f. B remarque alors trois images réfléchies sur A, comme on les voit représentées sur la figure 14, Sur le fond obscur de la pupille on remarque avant tout l'image très-claire de la cornée a; puis une autre image également droite, 5, beaucoup plus grande , mais moins éclairée, qui se forme sur la face antérieure du cristallin ; enfin une troisième image beaucoup plus petite mais renversée et plus nette, c, formée à la face postérieure du cristallin. Cette dernière est renversée parce qu'elle est produite par un miroir concave
tandis que les premières sont produites par des miroirs convexes.
On observe en outre un changement remarquable dans la forme de l'image b de la face antérieure du cristallin, lorsque le regard de la personne observée vise un objet lointain ou des objets rapprochés et réciproquement. Lorsque l'œil s'accommode pour les objets rapprochés, l'image devient plus petite et plus nette ; elle devient, au contraire, plus grande et moins nette lorsque l'œil s'accommode pour le lointain. Il résulte de ces faits que, d'après les lois de l'optique, la courbure de la face antérieure du cristallin a dû devenir plus forte par l'accommodation pour la proximité, car, plus la courbure d'un miroir convexe est forte, plus l'image qu'il réfléchit est petite. Les deux autres images a et c n'éprouvent point de changements et l'on peut en conclure que la cornée transparente et la face postérieure du cristallin ont conservé leur courbure.
Lorsque nous rapprochons un objet de notre œil et que nous nous efforçons de le voir distinctement, comme par exemple les lettres quand nous lisons, nous remarquons qu'il existe une limite en deçà de laquelle il ne nous est plus possible de voir distinctement, quelques efforts que nous fassions pour y parvenir. On appelle cette limite le point le plus rapproché de la vision distincte (punctum proximum) qui se trouve à la distance de 4-5 pouces (12 à 15 centimètres) environ de l'œil. On peut arriver à connaître exactement pour chaque œil la distance de ce point au moyen d'une expérience très-intéressante,, l'expérience de Scheiner.
Prenons une carte à jouer et faisons-y, au moyen d'une aiguille, deux trous très-fins distants entre eux d'environ deux millimètres. On place ces trous très-près de l'œil et l'aiguille derrière les trous. L'aiguille est-elle très-rapprochée de la carte, on en verra deux images et si on l'éloigné lentement il arrivera un point où les deux images se confondront en une seule, et ce point est le punctum proximum.
Ce phénomèiiG s'explique facilement au vu de la figure 15. L'œil y est remplacé par la lentille 5, devant laquelle se trouve un écran percé des deux trous e et f. Le point lumineux a envoie deux faisceaux de rayons à travers ces ouvertures sur la lentille qui les réunit, en c, en une image : le second écran n n représente la rétine. Mais si la rétine se trouve en m m, il se forme deux images du point a en p et q, images qui sont moins distinctes que l'image c. C'est ce qui arrive dans l'expérience précédente lorsque l'aiguille est trop rapprochée de la ■carte et que les faisceaux lumineux n'ont pu encore se réunir sur la rétine. L'œil ne peut point alors, malgré les plus grands
Fier. 15.
efforts, augmenter la convexité du cristallin de façon à accommoder l'œil pour la vision distincte de l'aiguille. Il est encore Irès-intéressant d'observer que lorsqu'on voit deux images p et q, l'image Q formée par les rayons arrivés par l'ouverture d'en bas f se trouve placée en haut, tandis que l'image p est au contraire située en bas à peu près en P. La raison de cette disposition des images est toute simple. L'image formée sur la rétine est, comme nous le savons, renversée. Par conséquent tout ce qui se peint au bas de la rétine se trouve en réalité en haut dans le champ visuel, tout ce qui se trouve à gauche de la rétine est en réalité à droite. Aussi transportons-nous dans notre entendement la petite image q en haut, en Q, et la petite image p en bas, en P.
Pour que cette expérience réussisse il faut observer que les deux ouvertures de la carte ne soient pas à une distance plus grande que le diamètre de l'ouverture pupillaire, car sans cela les deux faisceaux lumineux ne pourraient point pénétrer en
même temps dans l'œil. C'est sur ce principe que l'on a construit Voptomètre, instrument composé de deux tubes rentrants, comme le télescope, et dont le tirage permet de trouver exactement le punctum proximum.
Il existe encore, pour la plupart des yeux, dans l'accommodation lointaine, une limite à laquelle la vision distincte cesse. Les yeux bien constitués et perçants voient sans doute trèsnettement les contours des objets situés à une distance infinie jusqu'à l'horizon; ils peuvent donc s'accommoder pour les plus grandes distances. Beaucoup d'yeux, au contraire, ne le peuvent pas, c'est-à-dire qu'ils sont plus ou moins myopes, et, pour eux, il existe une limite où la vision distincte cesse. On appelle cette limite le point le plus éloigné de la vision distincte (punctum remotum) .
L'œil à vision normale a son punctum remotum à l'infini. Lorsque des rayons parallèles partis d'un point lumineux situé à l'infini, d'une étoile, par exemple, pénètrent dans l'œil, ils se réunissent au foyer et dans tout œil normal ce foyer doit se trouver sur la rétine. Mais on remarque que cette structure idéale est rarement réalisée, et l'on peu"; s'en convaincre facilement en remarquant que les hommes se représentent les étoiles rayonnantes, tandis qu'elles ne sont que des points lumineux. Dans l'œil myope le foyer se trouve plus ou moins en avant de la rétine, dans le corps vitré, et ceci est le résultat d'une trop grande longueur du diamètre antéro-postérieur de l'œil par rapport au pouvoir réfringent des milieux transparents et en particulier du cristallin. Lorsqu'on rapproche d'un œil ainsi constitué un point lumineux situé à une grande distance, l'image produite d'abord au foyer se rapproche peu à peu de la rétine, d'après les lois de l'optique, mais elle ne l'atteint que dans une certaine limite de rapprochement. Pour des yeux très-myopes cette distance est, on le sait, très -petite, car les personnes ne sont alors pas môme capables d'avoir une image nette des objets situés dans l'enceinte d'une chambre. Le punctum remotum de ces yeux est alors ce point dont l'image touche exactement la rétine et tous les points plus
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éloignés produisent nécessairement des cercles de dispersion.
Les myopes se servent de lunettes à verres concaves pour voir distinctement les objets éloignés. Ces verres ont la propriété de faire diverger les rayons lumineux, en sorte que les rayons convergents qui les traversent se réunissent à une distance plus grande pour former une image. La figure 16 montre que les rayons convergents qui se réuniraient en jB sont rejetés ^'^- *^par un verre concave jusqu'au point A. Supposons que dans un œil myope l'image d'un point lumineux se fasse en £>, mais que la rétine soit située derrière ce point en A, le port de lunettes concaves pourra ramener l'image sur la rétine. Plus la vue est myope, plus aussi les verres de lunettes devront être concaves, parce qu'il est nécessaire qu'ils fassent diverger plus fortement les rayons pour faire tomber l'image sur la rétine.
Un autre défaut fréquent des yeux, c'est la pi^esbytie. Cet état est l'opposé du précédent et consiste en ce que le foyer de l'œil se trouve derrière la rétine. Lorsque des rayons parallèles, par exemple ceux qui proviennent d'une étoile, arrivent dans l'œil, ils se réunissent seulement derrière la rétine : mais le plus souvent ces yeux peuvent s'accommoder à cette distance et réussissent à faire coïncider l'image avec la rétine. Mais ces yeux n'y voient point de près, parce que l'accommodation est insuffisante pour ramener l'image sur la rétine : le punctum proximum est donc assez éloigné de l'œil. Le presbyte se servira donc, pour voir distinctement les objets rapprochés, de lunettes à verres convexes, car les verres convexes font converger lés rayons, les forcent à se réunir plus tôt et font naître par conséquent l'image plus en avant. Lorsqu'un presbyte veut lire, il sera obligé de mettre ses lunettes ou bien il éloignera le livre afin d'atteindre la limite la plus rapprochée de la vision distincte, tandis qu'un myope lira bien sans lunettes lorsqu'il rapprochera le plus possible le livre de ses yeux. Les myopes distinguent même mieux que les individus
à vue normale les objets qu'ils rapprochent de leurs yeux, parce que leur punctum proximum est plus près de l'œil et parce que la grandeur apparente des objets augmente par le rapprochement.
Un autre défaut moins remarquable de l'œil, peu marqué dans un œil normal, mais plus marqué dans certains états
Fig. 17.
morbides, consiste en ce que cet organe n'a point une structure symétrique autour de son axe antéro-postérieur. Si nous regardons attentivement d'un seul œil les cercles concentriques marqués sur la figure 17, toutes les lignes ne nous paraîtront point nettes à la fois; nous verrons, au contraire, distinctement et nettement deux secteurs opposés, mais dont la place varie selon l'accommodation de notre reil. Ceci provient de ce que la courbure des surfaces réfringentes n'est point tout à fait égale dans le sens horizontal et dans le sens vertical. Par