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STRUCTURE GÉNÉRALE DE L'ORGANE DE L'OUIE

nique B, dont les parois sont osseuses. C'est dans cette cavité que l'on rencontre les osselets de l'ouïe au nombre de quatre, le marteau , l'enclume , le lenticulaire et l'étrier. La cavité possède une ouverture interne qui mène dans un canal, la trompe d»'Eustaclie E, qui se dilate à la façon du pavillon d'une trompette et s'abouche dans la cavité pharyngienne. Sur la paroi interne de la cavité tympanique on rencontre deux ouvertm-es bouchées par une membrane : l'une de ces ouvertures est la fenêtre ovale 0, qui reçoit l'insertion delà base de l'étrier, l'autre est la fenêtre ronde r dont la membrane est librement tendue. C'est à travers ces deux fenêtres qu'on pénètre du côté interne dans le labyrinthe A, cavité osseuse singulièrement contournée, dont les parois sont tapissées de membranes et d'organes très-remarquables et dont l'intérieur est rempli par le liquide labyrinthique. On distingue deux parties dans le labyrinthe, d'un côté le limaçon et de l'autre les canaux semicirculaires.

Après avoir jeté ce coup d'œil rapide sur les parties essentielles de l'oreille, nous reconnaissons déjà que le conduit auditif, la membrane du tympan, la cavité tympanique et ses osselets ne peuvent servir à autre chose qu'à saisir le son et à le propager à l'intérieur ; que ce son est alors communiqué au liquide labyrinthique et que l'action physiologique de l'audition ne se produira que dans le labyrinthe où les appareils conducteurs se terminent en revenant, pour ainsi dire, sur eux-mêmes. C'est en effet dans le labyrinthe que pénètre le nerf acoustique après avoir traversé la niasse osseuse, et qu'il s'unit à des organes terminaux très-remarquablement constitués : ce nerf transforme alors le son brut en sensation vivante.

Quoique le son ne puisse ôtrd perçu que par l'excitation de nos organes auditifs, son origine dans la nature et les principales circonstances de sa production ont été reconnues par les physiciens longtemps avant que l'on connût les phénomènes qui se produisent dans l'oreille iiltérne. L'acoustique physique est, sous ce rapport, tout aussi indépendante dé nod connais^

sances physiologiques que l'optique : car on est arrivé pour cette dernière à la théorie des ondulations avant de connaître quelque chose de précis sur la structure de la rétine ou sur l'excitation nerveuse. Il est môme nécessaire de constater que l'étude absolument objective du son et de la lumière devait

infailliblement précéder les observations physiologiques sur les fonctions des organes des sens , et l'on a pu fréquemment constater alors que beaucoup d'instruments et d'appareils péniblement inventés dans le cours des siècles par la pensée humaine, avaient été créés par la nature avec la perfection la plus grande dans les organes des sens. L'étude physique est cependant arrivée dans cesr dernières décades à une limite où les études physiologiques deviennent nécessaires pour la compléter et pour lui fournir des aliments, où elle puisera les matériaux de nouvelles recherches.

Parmi les sensations produites par le son il en est une qui se distingue de toutes les autres et qui possède un caractère tout à fait spécial. C'est cette sensation musicale qui nous fait distinguer le ton et le timbre. Toutes les autres sensations auditives qui ne possèdent point ce caractère peuvent être désignées sous le nom de bruit. Un ton se produit toutes les fois qu'un corps élastique est mis en viljrations rapides. Lorsque nous pinçons, par exemple, à l'une de ses extrémités, une lame de métal ou une aiguille à tricoter et que nous frappons sur l'extrémilé libre, nous les voyons entrer en vibration et cette vibration est accompagnée d'un ton ou d'un

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