‹ Les sensations internesChapitre 41 sur 145 · NEUFS SENSITIFS DES MUSCLES · texte numérisé non relu

NEUFS SENSITIFS DES MUSCLES

réflexes sont conservés ; ainsi l'animal ne peut plus donner la patte, mais il se gratte quand on irrite un point déterminé de la peau. Munk insiste à ce propos sur les troubles de sensibili té qui accompagnent l'extirpation des centres moteurs, troubles déjà signalés par Tripier.

En résumé, il me paraît résulter des faits précédents qu'il y a très probablement dans le cerveau et spécialement dans l'écorce cérébrale des centres distincts et indépendants pour la sensibilité musculaire, centres qui sont en relation étroite d'une part avec les centres sensitifs tactiles et visuels, d'autre part avec les centres moteurs proprement dits. Quant à la localisation exacte de ces centres corticaux, elle ne peut encore être faite d'une façon précise; il faut attendre de nouvelles observations.

Je dois cependant faire une remarque à propos de la transmission de la sensibilité musculaire et des centres de cette sensibilité. Cette sensibilité présente en effet plusieurs variétés qui ont été étudiées plus haut et qui peuvent se rapporter à trois catégories, sensibilité à la douleur, sensibilité fonctionnelle, sensibilité excitoréflexe (1). Faut-il admettre des voies de transmission distinctes pour ces divers ordres de sensibilité? Et par conséquent faut-il admettre des nerfs dolorifères, des nerfs sensitifs proprement dits et des nerfs excito-réflexes ? Pour étudier cette question, il faudrait entrer dans le domaine de la physiologie générale des nerfs et discuter la loi de l'énergie spécifique des nerfs, question qui sortirait tout à fait du cadre de ce livre.

(I) Il faudrait même y ajouter la sensibilité électro-musculaire.

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