LXXII APPENDICE
En augmentant encore la quantité de poudre colorée par rapport à l'eau, on obtient des formes florales.
Un petit bouton de pâte colorée, de consistance convenable, est placé au centre de la plaque vibrante ; une note appropriée la met en mouvement. La note étant soutenue, on voit bientôt la pâte prendre la forme d'une petite fleur à pétales. Au lieu de changer de forme pendant la durée de la même note, comme dans le cas précédent (formes géométriques), elle garde la même forme jusqu'à ce que la note cesse; alors elle reconstitue, en se contractant, le bouton primitif. A chaque crescendo, la forme florale reparait; et elle se développe chaque fois de plus en plus, jusqu'à ce que l'évaporation de l'eau ait rendu la pâte trop compacte pour être influencée par les vibrations sonores.
Si on place une plus grande quantité de cette pâte colorée (à peu prés la grosseur d'un pois) exactement sur le centre de vibration, comme tout à l'heure, et qu'on chante une note convenable, la masse se contractera d'abord fortement. Au bout d'un instant les bords se mettront à frémir ; puis, si l'on continue l'émission de la note en crescendo, on verra jaillir de beaux pétales parfaitement réguliers et symétriques, présentant la forme de marjj;uerites (fig. IV^).
Fig. IV. — Figure en l'oi'mc de marguerite donnée par un liquide visqueux.
Ici encore la forme devient de plus en plus parfaite à mesure que se succèdent les crescendo et les rinforzando.