‹ Les sept discours touchant les dames galantes. PubliésChapitre 4 sur 4 · SABIO^ SOLO, SOLICITO ET SEGRETO · texte numérisé non relu

SABIO^ SOLO, SOLICITO ET SEGRETO

Cette mode de sigles était fort en usage dans l'Espagne du XVI® siècle. Voy. Cervantes, Don Quichotte, chap. xxxiv {le Curieux malapisé).

i3, 8. Cette histoire était populaire à Paris; elle a été amplifiée et agrémentée dans un drame célèbre, et mise au compte de Marguerite de Bourgogne. N'était-ce point Isabeau de Bavière?

t5, i5. Plutarque, Antoine, chap. xxxii,

— 21. Pline, liv. XXI, chap. m. Traduction de Dupinet, Lyon, i562, in-f°, t. II, p. i54 : « Cleopatra fit « un chappeau de fleurs pour Marc-Antoine , ayant au « préalable empoisonné tous les boutz des fleurs qui y es- « toyent. »

16, 2 5. Les noms sont terriblement maltraités par le scribe : Tortale, c'est Tertule ; Lerontife, c'est Terentile ; Sa-

lure Litiseme c'est Salvit Titistnk; deux fois de suite le copiste prend le T de Brantôme pour un L. Les noms réels de ces femmes étaient, dans le texte de Suétone (Octave- Auguste, cap. LXix^ : Tertulla, Terentilia, Rufilla et Salvia Titisenia.

P. 17, 1. 14. Tite-Live, lib. XXX, cap. xv. Appien, De rebas punicis, XXVII.

— 26. Joachim du Bellay, Œuvres poétiques, 1597, in-fol., f° 449 v°.

19, 28. Lucien, Amours, XV.

23, 18. Marguerite, femme de Henri IV, dont la vieille reine Catherine affirmait l'élégance quand elle lui disait un jour : (c En quelque part que vous alliez, la cour les « (modes) prendra de vous, et non vous de la cour. » (Brantôme, Eloge de la reine Marguerite. ) .

— 29. Brantôme veut ici parler du duc d'Anjou.

24, 9. Pline parle de cette Hélène de Zeuxis : « En- « cores y a-il es portiques et galeries de Philippus qui « sont à Rome, une Hélène de la facture de Zeuxis. « (Traduction de Dupinet, t. II, p. 643.)

26, 2 5. Ronsard, Œuvres, édit. de 1584, in-fol., p. 112. C'est une pièce adressée au fameux peintre Clouet, dit Janet, dans laquelle le poète célébrai sa belle. Cette pièce a d'ailleurs plus d'un point de rapport avec le présent chapitre des Dames.

27, 17. Marot avait arrangé ce proverbe espagnol en quatrain, et du temps de la Ligue on disait de l'infante d'Espagne, d'après lui :

Pourtant, si je suis bruneite , Amy, n'en prenez esmoy.

Car autant aymer souhaitte Qu'une plus blanche que moy.

(^Satyre Ménippée, édit. de 171 i, t. I, p. 344. Tiré de Marot.]

•28, i3. Raymond Lulle était originaire de Majorque, Brantôme. II, 3 i

et vivait sur la fin du XIIF siècle : il passa pour magicien chez certains auteurs. L'histoire que raconte Brantôme est effectivement rapportée dans les Opuscula de Charles Bovelles, fol. XXXIV de l'édit. in-40 de i52i. Voici le passage : « Advocato ergo... in colloquium Rasmundo, eoque n in cubiculum introducto, illi extemplo pectus (ut can- « crino erat exesum morbo atque teterrimo odore sqiiale- « bat) nudare haudquaquam erubuit, » etc.

P. 29, 1. II. Arnauld de Villeneuve, célèbre alchimiste de la fin du XIIF siècle, mort dans un naufrage, en i3i3.

— 24. Oldrade, jurisconsulte, né à Lodi au XIIP siècle; son Codex de falsa moneta n'est pas connu.

3i, i3. L'évêque de Sisteron était Aimeric de Rochechouart (i 545-1 582); il succédait à son oncle Albin de Rochechouart.^Quant à la très-grande, il y aurait à choisir entre une douzaine de princesses.

34, 7. Pline, XXXIII, cap. iv. Brantôme se trompe de temple, comme le montrera le passage de la traduction de Pline par Dupinet, t. II, p. 576 : «Au temple de Minerve (c qui est à Lyndos, ville des Rhodiens, y a une couppe •c d'or blanc que la princesse Hélène y dédia, et y a des <c historiens qui dient icelle avoir esté faite à la mesure du K tetin de ladite princesse. »

3 5j 17. Brantôme veut parler ici de Françoise Babou de La Bourdaisière, massacrée à Issoire, et sur le cadavre de laquelle on fit de singulières découvertes, «au rapport d'un « homme d'honneur amy très confident de la maison « d'Estrées. » Voyez sur ce sujet délicat les Observations sur Alcandre et sa clef, t. I du Journal de Henri III, édit. de 1720, p. 275.

36, 2 5. Ne serait-ce point l'histoire de Henri III et de la duchesse de Montpensier? La chronique rapporte qu'ayant trouvé cette princesse « difforme sous le linge, il l'avoit <c mesprisée jusques à lui cracher sur le corps. » De plus, Henri avait divulgué partout l'aventure, ce qui fit de la princesse sa plus mortelle ennemie. Voyez p. 209 et la note ci-aprèâ.

P. 37,1. 21. Elisabeth d'Angleterre. Il fallait que Sixte V ne connût point ce fait pour se permettre le souhait qu'il faisait au sujet de la reine. {Confession de Sancy, t. II, p. 49 de redit, de 1720.) La reine Caiherine de Médicis non plus ne savait rien, puisque pour faire épouser d'Alençon à Elisabeth, elle leur promettait d'emblée quatre ou cinq enfants. (Nevers, Mémoires, I, 5 3 5.)

38, 2. La mort de M. de Randan place cette anecdote avant i562. Ces personnages étaient : Charles de La Rochefoucault, comte de Randan, tué à Rouen, en i562 ; Jacques de Savoie, duc de Nemours, marié à la veuve du duc de Guise; François de Vendôme, vidame de Chartres, mort en i563; Melchior des Prés, sieur de Montpezat? sénéchal de Poitou ; René d'Anglure, de Givry,tué à Dreux, en i562 ; et François de Hangest, sieur de Genlis, mort de la rage, à Strasbourg, en 1569.

41, 3o. Claude Blosset, dame de Torcy, fîlle de Jean Blosset et d'Anne de Cugnac. Elle épousa en i553 Louis de Montberon, baron de Fontaines et Chalandray, gentilhomme de la chambre. La belle Torcy, comme on l'appelait, avait été donnée à la reine Eléonor par M™° de Canaples, l'ennemie de M'"° d'Étampes.

42, 8. Hubert Thomas, Annales de vita Friderici H Palatini (Francfort, 1624), ne laisse rien deviner de cette exagération du buste chez la reine Eléonor, alors promise au palatin Frédéric, et dont il détaille les perfections.

48, 28. Suétone, Octave-Auguste, cap. lxix : « Qui a maires familias et adultas ztate virgines denudarent atque « perspicerent, tanquam Thoranio mangone vendente. »

49, 27. En I 573.

5i, 5. Ce passage est obscur, sans doute par l'inadvertance du scribe. Je crois qu'il faut lire : « Une dame de par le monde... estoit fort aymée... d'une très grande princesse [laquelle] estoit dans le lict, » etc. Cependant n'y aurait-il pas tout un membre de phrase sauté, dans lequel Brantôme expliquerait que la princesse avait fait autrefois le coup à la fille? La suite du récit semblerait l'indiquer,

et c'est ce qui nous a empêché de corriger le texte en cet endroit. Quant aux personnages en scène, ils sont probablement Bussy d'Amboise et Marguerite de Valois.

P. 53,1.7. Ce roi était Henri II, et la grande dame veuve, la duchesse de Valentinois. On crut à un charme, comme le dit ici Brantôme. — « On m'a dit que le roy son père fut « par M"""^ de Valentinois ensorcelé de mesme, » affirme l'auteur du Divorce satyrique, en parlant de la reine de Navarre. — La suite de l'historiette racontée par Brantôme contredit singulièrement les pamphlets du temps, qui accusaient la reine Catherine d'avoir gagné « la grande (c seneschale, depuis duchesse de Valentinois, afin qu'icelle « l'entretinst en grâce avec M. le dauphin (Henri II} son " mary, et n'eut honte d'estre comme maquerelle pour « parvenir à son intention. »

5^, 26. Il ne nous est pas prouvé que cette grandissime fut Catheiine de Médicis, surtout par la fin de l'histoire; cependant Brantôme, qui ne l'aimait guère, pourrait bien jouer ici à l'ambiguïté et laisser soupçonner qu'il a voulu parler d'elle. Notre supposition deviendra plus plausible si l'on se rappelle que Catherine se faisait servir par ses filles à demi nues. Voyez à ce sujet le Journal d'Henri Ul, au i5 mai iSyy, pour le festin donné à Chenonceaux, dans lequel M™^^ de Retz et de Sauves firent nues leur service ordinaire.

5 5, 29. En condition qu'elle en engroissa... est corrigé dans le ms. Dupuy par en telle façon.

56, 29. Pic de La Mirandole, Opéra omnia, t. II de l'édition in-fol., Paris, J. Petit, i5i7, liv. III, chap. xxii, Disputationes adversus astrologos.

5 7,, '9. Ferdinand- François d'Avalos, marquis de Pescaire, mort en 1571.

59, 20. Josèphe, Antiquités judaïques, liv. XV, chap. vu.

60, II. Plutarque, Alexandre, chap. xxxix. Plutarque emploie le mot plus énergique « tourment des veux w.

P. 6i, 1. 5. C'est dans ses Observations de plusieurs singularités (Paris, i554, in-4®), que Belon rapporte ce fait, à la page 179 du liv. III, chap. x.

63, 24. Nous laissons l'orthographe du ms. Ortragon : le nom ordinaire est Ortiagon. La femme est la belle reine Chiomara. Après sa conduite courageuse avec le guerrier romain, son mari la reçut froidement, en lui reprochant d'avoir violé la parole donnée à cet homme, ce qui était bien une exagération du point d'honneur. (Voy. Tite-Live, XXXVIII, cap. XXIV, et Boccace , De claris mulieribus, LXXIV.)

65, 12. Suétone, César, LU. Cet auteur rapporte, d'après N'ason, que César fit de grandes largesses au couple : « Plurima et inimensa tribuit. »

66, 2. Tite-Live, XXX, cap. xv.

— 10. Piutarque, Caton V Ancien, rapporte, dit M. Lalanne, une anecdote qu'il attribue à Caton, et qui paraît se rapporter à ce que Brantôme dit ici de Scipion. Caton, après la mort de sa femme, vivait maritalement avec une jeune esclave qui venait -le trouver dans sa chambre en narguant le fils du philosophe. Ce jeune homme en fut outré. Caton, pour apaiser les colères, épousa la jeune fille de son ancien greffier Saloninus, et mit son esclave à la porte de sa chambre. Si Brantôme a trouvé l'anecdote sur Scipion quelque part, il nous a été impossible d'en découvrir l'auteur.

67, 14. Charles de Lorraine, cardinal de Guise, connu sous le nom de cardinal de Lorraine, mort en 1574. Il joua un grand rôle au concile de Trente. Brantôme veut parler ici de la trêve de Vaucelles, entre Henri II et l'Empereur, que le cardinal Caraffa avait réussi à faire rompre en j556. Ce passage est évidemment écrit avant i588, date de la mort d'un autre cardinal de Guise, frère du Balafré.

— 2 3. On comprend l'admiration du cardinal pour les belles Vénitiennes par la description que fait Vecellio de leurs toilettes dans les fêtes. Voy. Vecellio, Habiti anti-

24b NOTES

chi, etc. Venise^ i Sço, p. i3i, pour le passage à Venise du roi Henri III revenant de Pologne.

P. 69, 1. 8. Ce passage n'est pas dans les Dies géniales d'Alessandro, mais bien dans Hérodote, liv. II, chap. lx, qui parle des fêtes d'Isis (qu'il appelle Diane), et non de celles du bœuf Apis. Sans doute d'ailleurs qu'Hérodote luimême rapportait un conte apocryphe. Quoi qu'il en soit, il est dit dans ce passage d'Hérodote, que les Egyptiennes allaient à Bubaste, et non à Alexandrie; mais son récit n'a point la pointe obscène de Brantôme : il y est raconté simplement que les femmes mêlées aux hommes criaient et insultaient les indigènes, et que quelques-unes « y.l

0^ a.VU7jp.0-JTXl CCVlj-7.fJ.Z-JXl ».

— 26. Ce que Brantôme dit ici de Flora est une erreur, que, sans aucun doute, il a puisée dans la note de Dupinet, aux ouvrages de Pline (t. II, p. 64, à la note). La femme en question ne s'appelait pas Flora , mais Acca Taruntia ; les fêtes que l'on fît en son honneur se confondirent avec celles de Flore (Aulu-Gelle, lib. VI, cap. vu. Macrobe, Saturnales, lib. I, cap. x, etc.). Voici l'origine de la fortune d'Acca Taruntia, Etant jeune courtisane, elle avait été introduite dans le temple d'Hercule par un gardien, pour y passer une nuit avec le dieu : le lendemain Hercule la pria d'embrasser le premier homme qu'elle rencontrerait en sortant du temple ; il se trouva que ce fut le vieillard Taruntius, homme immensément riche qui l'épousa, et lui laissa tous ses biens, (^'arron, De ling. lat., 1. V, cap. m. Ovide, Fast., 1. IV, 947 et V, 3 5 i.) Plus tard, au temps de Pompée, vivait une courtisane nommée Flora, qui a sans doute fait confondre les deux femmes : dans tous les cas ce que Brantôme rapporte du luxe de Flora ne saurait s'appliquer à Taruntia, laquelle vivait aux époques à demi sauvages du commencement de la république romaine.

72, 20. Pausanias, Suétone et Manilius n'ont pas fait d'ouvrages spéciaux sur les femmes. Brantôme veut parler sans aucun doute des anecdotes dont leurs récits sont semés. Pour Manilius, M. Lalanne propose la lecture Martial?

P. 77, 1. 2. L'ancien titre projeté par Brantôme pour ce chapitre était : « Le 3*^ [chapitre] traite de la beauté d'une « .belle jambe, et comment elle est fort propre et a grand « vertu pour attirer à l'amour. »

— II. Cette princesse était Catherine de Médicis. (Voy. Brantôme, édit. Lalanne, t. VII, p. 342.)

80, 8. Suétone, VitelliuSj cap. 11 : « Messalina petiit « ut sibi pedes prseberet excalceandos. » Brantôme, on le voit, anime un peu le récit, suivant son habitude.

— 26. Nouvelle Lvn°.

81, 5. Sans doute le grand-prieur François de Lorraine, qui accompagna Marie Stuart en Ecosse : cependant il y avait aussi d'Aumale et René d'Elbeuf.

— 17. Cette fois la traduction de Brantôme est fausse, mais Dupinet n'y est pour rien. Le jumenia de Pline est traduit par jument, ce que Dupinet n'avait pas fait. (Voy. Dupinet, trad. de Pline, t. II, p. 587.)

84, i5. Il y a un remarquable portrait de la reine Marguerite publié par Niel, dans lequel cette princesse est représentée ainsi^ les cheveux frisottés et la toque un peu en arrière; une copie de l'original est aux Estampes de la Bibliothèque Nationale.

85, 25. Voy. Edit. Lalanne, t. III, p. 259.

87, 3. Beatrix Pacheco avait été dame d'honneur d'Eléonor d'Autriche antérieurement à 1544 avec plusieurs autres dames espagnoles : elle devint comtesse d'Entremont par son mariage avec Sébastien comte d'Entremont. Sa fille, dont il est ici question, était Jacqueline, mariée en secondes noces avec l'amiral de Coligny, et contre laquelle se tournèrent les haines des ennemis de son mari : elle ne fut point d'ailleurs à l'abri de tout reproche. (Voy. Bordier, la Veuve de l'amiral Coligny, 1875, in-8°, pièce.)

P. 88, 1. I 9. Voyez sur cette dame la note de la page 41 . 11 n'est peut-être pas inutile de dire ici le nom des filles de la reine de France, qui vraisemblablement concoururent à la fête : elles étaient douze à cette époque, Claude Blosset, dite la belle Torcy, Marguerite du Breuil, Claude de Grany, Sidonie de Mervillez, Cécile de Boucard, Barbe de Pons, Catherine de Sainctan, Léonor de La Chapelle, Marie de Tombes, Marie de Villalona, Béatrix de Savoie, Thomette d'Arpajon ; et à leur tête Jeanne de L'Hospital, dame de Boucard. (Archives nationales. Comptes de l'argenterie de la reine Eléonore, KK, 10 5.)

89, 10. La description qui suit est tirée textuellement par Brantôme d'une relation imprimée à Lyon, chez Rouille, en 1549, sous le tiire de : «La magnificence delà « superbe et triomphante entrée de la noble et antique « cité de Lyon faicte au très chrestien Roy de France « Henry deuxiesme.» Cet ouvrage, imprimé en français et en italien, renferme des planches sur bois représentant l'obélisque et le préau dont il est question dans Brantôme. Celui-ci se contente d'ailleurs de retrancher les mots ou les phrases qui lui déplaisent. Le dizain déclamé devant le prince était le suivant :

Le grand plaisir de la chasse usitée Auquel par montz, vallées et campaignes. Je in'exercite avecques mes compaignes.

Jusqu'en voz boySj Sire, m'ha incitée Où ce lion d'amour inusitée S'est venu rendre en ceste nostre bande, Lequel soubdain, à sa privaulté grande, J'ay recogneu, et aux gestes humains, Estre tout vostre. Aussi entre voz mains Je le remetz et le vous recommande.

(Pages 32-34. j

91,6. Bois de brésil, connu bien avant la découverte de l'Amérique. Brésil est donc ici un nom commun seulement. Nous conservons le B majuscule que Brantôme n'eiJt pas manqué de mettre.

P. 92, 1. 10, Le passage du roi à Lyon se fit le 18 septembre 1548. Brantôme avance donc un peu sur l'histoire car Diane de Poitiers ne devint duchesse de Valentinois que trois semaines plus tard. La particularité la plus curieuse de la donation du duché à Diane était que le roi s'appuyait sur les prétendus services du père, M. de Saint- Vallier, précisément condamné à mort, sous le règne précédent, pour trahison, et gracié nous avons vu comment. (T. I, p. 101.)

93, 9. La volte était une danse venue d'Italie, dans laquelle le cavalier, après avoir fait tourner deux ou trois fois la danseuse, la soulevait de terre pour lui faire faire une cabriole en l'air : c'est de cette cabriole que veut parler Brantôme.

— i3. Pour le détail sur ces dames de Sienne, voyez ci-après la note de la page 184.

— 2 3. Paul de Labarthe, sieur de Thermes, maréchal de France, mort en i562. (Montluc, édit. de Ruble, t. II, p. 55-56.)

95, I. Scio était la seule île du Levant où les femmes missent un vêtement plus court, et cela jusqu'à ce siècle. (Voy. Sylvain Maréchal, Costume% civils, à la fin.)

96, 3. Comme la mode des escarpins chez les gens de qualité était de rigueur, il s'ensuivait que pour sortir de chez soi il fallait chausser des patins qui pouvaient, grâce à leur semelle, accroître ou diminuer la taille; et comme la robe était longue et cachait tout, on ne s'apercevait de rien : cela explique la remarque de la grande dame dont Brantôme parlait à la page précédente.

97, 6. Au sacre de Henri III, en iSyS, le dimanche 1 3 février. Les échafauds pour les dames avaient été construits à droite du maitre-autel, « entre deux piliers, parés « de broderies de fleurs de liz d'or sur satin bleu. Dessus a etoient assises plusieurs dames et damoiselles de maison. » Au-dessous était la reine avec des dames. (Le sacre et couronnement du très chrestien roy de France et de Pologne Henry III, Reims, 1576, in- 12.)

5o NOTES

p. 99, 1. 1 . Le titre primitif était : « Le ^^ [chapitre traite] « quel amour est plus grand, plus ardant et plus aisé, ou « celuy de la fille, ou de la femme mariée, ou de laveufve, « et quelle des trois se laisse plus aisément vaincre et « abattre. »

— • II. Nous laissons à Brantôme la responsabilité de son espagnol, et nous écrivons comme lui allomenos et abaxo pour a lo ménos et abajo.

104, 28, Suétone, Caligula, XXV. « Cœsoniam. . . luxuriss ac lascivix perditœ, et ardentius et constantius amavit. »

io5, 24. Spartien, Caracalla, chap, x.

106, 3. Voyez la note de la page , 109, t. I de cette édition. Henri III et la princesse de Condé?

107, 7. Ce fils était Géta.

— 16. Béatrix était fille du comte Guillaume de Tenda ; elle avait épousé en secondes noces Philippe- Marie Visconti, et lui apportait toutes les richesses de Facino Cane, son premier mari. Malgré son âge mûr Béatrix fut soupçonnée d'adultère avec Michel Orombelli, et Philippe-Marie les fit mourir tous deux. En réalité ce n'était là qu'un moyen commode de s'approprier les biens de Facino Cane. (Litta, Visconti di Milano, t. III, tav. VI.)

— 27. CoUenuccio, liv. IV, anno 1194, dit effectivement que Constance était nonne, et que l'an 1194^ âgée de cinquante ans, elle fit construire un pavillon où elle convoqua nombre de gens pour assister à sa délivrance, afin qu'on ne la soupçonnât point de supposition de part.

108, 14. Brantôme vise sans doute ici Marguerite de Clermont, sœur de Louise, femme d'Antoine de Crussol,

NOTES 25l

duc d'Uzès, et abbesse de Tarascon et de Saint-Césaire d'Arles.

P, 109, \. 29. Jean de Bourdeilie.

iio, 12. Renée, fille de Louis XII, mariée à Hercule Il d'Esté, duc de Ferrare, princesse contrefaite, mais très savante. Elle protégeait les religionnaires, ce qui explique pourquoi M^^° de La Roche « sentoit fort de Luther ». Après la mort de son mari. Renée se retira en France, et y mourut en iSyS, après avoir lutté longtemps contre le duc de Guise, son gendre, qui la voulait forcer à lui livrer les religionnaires.

— 28. Marguerite, reine de Navarre, sœur de François P"".

119, i3. Meung-sur-Loire, arrond, d'Orléans.

— 16. François de Carnavalet.

— 17. Léonor duc de Longueville.

— 18. Charles IX.

^- 23. Henri H.

— 29. François de Lorraine duc de Guise,

— 3o. Eclaron, arrond. de Vassy (Haute-Marne).

120, 3. Louis I, prince de Condé.

— 8. Le capitaine Avaret, mort à Orléans en i562.

— 10. Ce mot de compère était celui que le roi Henri II donnait au connétable de Montmorency.

121, 24. Voyez la note de la page 69 ci-devant.

123, 16. Octavius e5t traduit par Brantôme Octavie. — Pour ce que dit ici Brantôme, consulter Suétone, Caligula, XXXVI, et Octave-Auguste, LXIX.

124, II. Suétone, Néron, XXXIV, « contractasse memhra, alla vitupérasse, alla laudasse. '>

12 0, 2 3. ... le diffame des femmes? et non des hommes, ce que semble prouver le mot maris qui suit.

P. I 2 5, 1. 3o. Bien que l'on n'ait que l'embarras du choix des

princes, Brantôme veut sans aucun doute parler de Henri III

et du duc d'Alençon, son frère. Pour Henri III, voir les

Remarques sur la Satyre Ménippée, au tome II de l'édit. de

126, 19. Plutarque, Artaxerxès-Mnémon , chap. XXVI, nomme cette femme Aspasia, et en fait une prêtresse de Diane.

— 3o. Collenuccio, liv. V, p. 208 de l'édit. de Venise, de 161 3, in-4°, à l'année 140$ ne dit pas que la duchesse fût si âgée : non estante ch' ella hai^esse trenia otto anni, nia era bellissiina. Sa beauté rachetait suffisamment ses trentehuit ans.

127, 10. Erreur de Brantôme ou peut-être inadvertance du scribe qui aura écrit dix pour six. Diane mourut à 66 ans, le 22 avril i566, étant née en 1499. Dreux du Radier attribue la conservation de la duchesse à l'emploi fréquent d'eau de puits, ce qui est moins poétique, mais sans doute plus vrai que l'histoire de l'or potable.

128, 12. Jacqueline de Rohan-Gié, mariée à François d'Orléans, marquis de Rothelin. Dans sa jeunesse, on l'appelait « la fille pesnée de Gié » (la fille puînée de Gié).

— ■ 22. Françoise Robertet, veuve de Jean Babou, mariée en secondes noces au maréchal d'Aumont.

129, 4. Catherine de Clermont, femme de Guy de Mareuil, grand'mère du duc de Montpensier, François, dit le Prince-Dauphin.

— II. Gabrielle de Mareuil, mariée à Nicolas d'Anjou, marquis de Mézières.

— 14. Jacqueline ou Jacquette de Montberon.

— 24. Françoise de Longwi, amirale de Brion, bellemère de Charles de La Rochefoucault, seigneur de Barbézieux.

— 26. L'éloge de cette beauté toulousaine se trouve dans le très rare opuscule de G. Minut, De la beauté, 1 SSy, in-8°. Cet éloge, placé à la fin de l'ouvrage, a pour titre

r^oTES 253

la Paulegraphie, et contient une analyse délicate des perfections idéales de Paule de la tète aux pieds,

P. i3o, 1. 23. Anne d'Esté, fille d'Hercule d'Esté et de Renée de France, fille de Louis XII; elle fut mariée à 17 ans, avec François de Lorraine, duc de Guise, dont elle eut sept enfants. Elle épousa^ après le meurtre de son mari, Jacques de Savoie, duc de Nemours, et mourut le 17 mai 1607. Mais, en dépit des louanges de Brantôme et de de Thou, qui l'appelle illustrissiina heroina, elle n'était point exempte des fautes d'une cour corrompue.

i3i, 19. Ce fut en i 5 74 qu'eut lieu ce voyage.

i32, 19. C'est non pas François Gonzague, mais Guillaume Gonzague, son frère et successeur au duché de Mantoue, né en i5 38, mort en 1587. L'erreur des éditions précédentes vient de ce que les deux frères avaient épousé deux princesses filles de Ferdinand P"" d'Allemagne. Guillaume avait eu pour sa part, Eléonore , jeune femme d'une dévotion outrée, et qui ne dut guère tenir le propos gaulois que lui prête si complaisamment Brantôme, bien que son mari fût bossu et contrefait, gobbo, d'où le nom de Gobin. ( Litta, Gonzaga di Mantova, t. I, tav. VI, et aux planches, pour le portrait des deux époux par Rubens.]

— 28. 11 revient ici à la duchesse de Guise.

i33, i3. Aux noces du duc Charles-Emmanuel, marié à Catherine, fille de Philippe II d'Espagne.

134, 27. Marie d'Aragon, mariée à Alphonse d'Avalos, marquis del Guasto ou Vasto.

I 3 5, I . Henri II.

— 2. Paul IV. Voy. ci-devant, p. 67.

— 6. François de Lorraine, grand prieur.

— 12. Ce vice-roi était Don Perafan, duc d'Alcala, qui entra à Naples le 12 de juin 1559.

— 26, Claude de Lestrange?

139, 10. Brantôme est effectivement mal servi par sa

mémoire. Des deux filles de la marquise, Béatrix, la première, épousa le comte de Potenza ; l'autre, le prince de Sulmone.

P. 145, 1. 8. Son fils était François-Ferdinand, vice-roi de Sicile, mort en iSyi.

— 18. Soliman II.

CINQ^UIÉME DISCOURS

147, I. Dans le principe, ce discours était le dernier; il est ainsi analysé dans le manuscrit 608 : « Discours sur « ce que les belles et honnestes dames ayment les vaillants <( hommes, et les braves hommes aiment les dames coura- " geuses. »

148, 12. Virgile, dans son Enéide, livre F'', ne fait paraître Penthésilée qu'à la mort d'Hector :

Ducit Amazonidum lunatis agmina peltis Penthesilea furens.

Pour ces récits concernant les Amazones, consulter le Traité historique sur les Amazones^ par Pierre Petit. Leyde^ I 7 I 8, in-i 2.

i5i, 19. Enéide, ÎV, io-i3.

i52, 14. Livre IX, chap. 3.

154, 7. Bandello, Histoires tragiques, t. III, p. i de redit, in-4''' de Venise, i568.

i56, 6. Ce prince brave et vaillant n'était autre que Henri III, vainqueur à Jarnac et à Moncontour.

157, 6. Ronsard, Œuvres, liv. I, sonnet 174°.

— 29. Jacques de Savoie, duc de Nemours, mort en i585.

i58, I. Charles de La Rochefoucauld, comte de Randan, fut envoyé en Angleterre en i5 59, où il « moyenna la paix avec l'Ecosse » .

p. i5 8, 1.3. Le petit Leith. (Voy. Jean de Beaugué, Hisfo/re de la guerre d'Escosse , réimprimée par Montalembert en 1862. Bordeaux, in-8'', p. 142.)

159, I, La ftiar des fèves doit s'entendre de toute cette jeunesse qui faisait escorte à un roi de la fève , selon l'expression alors en usage, c'est-à-dire, par moquerie, un roi de par la fève du gâteau des, Rois, roi imaginaire et sans autorité. (Voy. Satyre Menippée, tome I, p. 28, édit. de 1711.J

— 3. Philibert Le Voyer, seigneur de Lignerolles et de BellefiUe, fut un des agents diplomatiques les plus employés en ce temps. Il était en Ecosse en iSôy. Il fut assassiné à Bourgueil en iSyi, parce qu'on le croyait coupable d'avoir trahi les révélations de Charles IX sur la Saint-Barthélémy.

— 14. Evidemment Brantôme savait très bien que l'amour qui tenait au cœur le beau et séduisant duc de Nemours n'était autre que celui de madame de Guise, Anne d'Esté, qu'il épousa plus tard.

— 24. Nouvelle XVI°. Guillaume GoufGer, sieur de Bonnivet;

161, II et 12... ce qu'il ferait et la défendrait bien; suppléer ce qu'il ferait et [s'il] la défendrait bien.

— 1 3. C'est Marguerite de Valois qui prit Bussy d'Amboise un peu à cause de sa réputation de duelliste.

— 21. Jacques de Lorge, sieur de Montgommeri, capitaine de la garde écossaise de François P'" et père du meurtrier involontaire d'Henri II ?

i63, 4. Claude de Clermont, vicomte de Tallard.

— II. François de Hangest, sieur de Genlis, capitaine du Louvre, qui mourut de la rage à Strasbourg en 1569. (Voy. p. 38.)

164, 5. C'est sans aucun doute Louise de Halwin, dite M^'® de Piennes l'aînée, qui épousa plus tard Cipierre, de la famille de Marcilly. Je ne crois pas que Brantôme veuille ici parler de l'autre de Piennes, qui manqua d'épouser le fils du connétable de Montmorency.

P. 164, 1. 26. C'est à cette excitation féminine que le roi François P"" faisait allusion dans le célèbre quatrain de l'album d'Aix, qu'on lui attribue à tort ou à raison.

i65, 21. Le ms. donne Tiphanie, que nous avons conservé. C'est Tiphaine Raguenel, comtesse de Longueville, première femme de Bertrand.

166, i5. Béatrix, quatrième fille de Raymond-Béranger IV, comte de Provence.

167, 6. Isabeau de Lorraine, fille de Charles II et mariée à ReAé d'Anjou.

168, 19. Voyez ci-devant pages 62-63.

— 28-29... se trouvent aux combats en sont de mesme; suppléer en sont [/ogez] de mesmé.

169, i3. Il s'appelait René de La Platière, sieur des Bordes, et était guidon dans la compagnie du maréchal de Bourdillon : il fut tué à Dreux. Il était né du mariage de François de La Platière avec Catherine Motier de La Fayette.

— 3o. Cette phrase doit se comprendre : A vostre advis n'a-elle pas bien employé sa belle faveur?...

170, 3. Brantôme, dans son éloge de Bussy d'Amboise, rapporte qu'il avait fait de la morale à ce jeune homme sur sa manie de tuer. La femme qu'il compare ici à Angélique était Marguerite de Valois, et l'auteur de la Fortune de la cour résume en quelques lignes tout ce que la passion de Bussy pour la princesse avait de chevaleresque, et cependant de pratique, dans une prétendue conversation qu'il aurait eue avec ce seigneur. « Si j'en voyais quelqu'une, assurait Bussy en parlant de ses maîtresses, dont ma fortune dépendît absolument, alors de vérité je redoublerois mes debvoirs, et outre que j'aurois pour elle un véritable amour, je l'honorerois avec un respect semblable à ce que l'on fait pour les divinitez. (Édit. de 171 3, p. 270.)

172, i3. Acception pour exception.

— 3o. Il ne faut pas douter que ce ne soit encore de Marguerite qu'il est question dans ce paragraphe.

P. 173, I. 27. Mais eWes mettent toujours par le marché... le ms. porte mais ils mettent, ce qui est également compréhensible; en admettant un accord entre deux, personnes de sexe différent, le masculin prime.

174, 14. Orlando furioso, cant. V.

175, 3 . Mais qu'il soit. . . pour peu importe !

— 22. C'est la raison qui avait fait renvoyer à Marguerite de Valois « ce grand degousté de vicomte de Turenne ». Elle le comparait « aux nuages vuides qui n'ont que l'apparence au dehors ». [Divorce satyrique.)

176, 1 1. D'après M. Lalanne. ce serait ici une aventure arrivée à Brantôme et à l'un de ses amis, dans laquelle il aurait joué le rôle du « gentilhomme content ». C'est infiniment probable.

178, 3, Le Balafré et Mayenne, suppose M. Lalanne. Si la grande était Marguerite, elle ne garda point trop rancune à Mayenne, « bon compagnon, gros et gras, et voluptueux comme elle », avec lequel elle fut plus tard dans les meilleurs termes.

179, 9. L'hôtel des archevêques de Reims était situé impasse du Paon , laquelle donnait autrefois dans la rue Hautefeuille.

— 16. ... il... pour ce dernier, le compagnon.

181, 3o. mary de cocu dans le ms.

i83, 17. C'est Madeleine de Saint-Nectaire ou Senneterre, mariée au sieur de Miramont, Guy de Saint-Exupéry, et qui soutenait le parti des Huguenots. Elle battit Montai en Auvergne, et le tua de sa propre main en 1574, d'après ce que rapporte Mézeray. (Voy. Anselme, t. IV, p. 890.) En 1569, M°^° de Barbançon avait combattu de même personnellement, et aussi auparavant une Italienne, Ipolita Fioramonti. (Voy. ci-après, p. 191.)

— 23. ... et en partie cause, suppléer: et 'cela fut] en partie cause.

184, 20. Brantôme fait ici quelques légères erreurs dans Brantôme. II. 3 3

les devises. La compagnie de la signera Forteguerra avait pour devise : Pur che sia vero ! La signora Piccolomini et ses dames portaient : Pur che non la butto ! Quant à la troisième compagnie, commandée par la signora Livia Fausta, elle avait pour bannière un olivier avec ta devise : Pur che l'abbia ! Montluc, moins préoccupé de ces détails futiles que Brantôme, n'en avait rien retenu, et il le déplore; il ne dit qu'une chose, c'est que ces dames étaient court vêtues. (Montluc, édit. de Ruble, II, p. S 5-56. j

P. I 86, 1. 3-4. Sur la grande place où est la tour, au milieu de la ville de Sienne. C'est sur cette place que se faisaient d'ordinaire les revues et les carrousels, dans le demi-cercle situé devant le palais,

— 17. Tite-Live, liv. XXVII, chap. xxxvii.

189, 9. Orlando furioso, cant. xxii et xxv.

— II. Christophe Jouvenel des Ursins, seigneur de La Chapelle, mort en i588.

— 1^. Il, Henri IL

190, 6. Moréri affirme le fait d'autorité : « Sienne fut bâti par les Gaulois Senonois après la prise de Rome par Brennus. »

— 14. Voy. Brantôme, édit. Lalanne, t. II, p. 298.

191, i3. Ipolita Fioramonti, r".ariée à Louis de Malaspina, de la branche de Pavie ; elie était générale des armées du duc de Milan. (Litta, Malaspina diPavia, t. VIII, tav. XX.)

— 22. Ce fut le 21 février ib-jl qu'eut lieu l'entrevue entre François de La Noue, dit Bras-de-Fer, et les députés de Monsieur, François, duc d'Alençon. Elle se fît au moulin d'Amboise, près de la porte de Cougne. L'abbé de Gadagne était messager du duc, et de -ait tenter une soumission de la part des assiégés. La scène que raconte Brantôme eut lieu le dimanche 22 février. Quant aux otages, ils étaient, d'après Cauriana, Philippe Strozzi et La Batresse. (Voy. Eist. des deux derniers sièges de La Rochelle. Paris, i63o, in-8.)

P. 193, 1. 3. On trouve ce qu'avance là Brantôme dans le livre de Jacques de Bourbon, La grande et merveilleuse oppugnation de la noble cité de Rhodes, 1527, in-fol.

— 16. Le siège eut lieu en i5 36.

194, 6. Le 14 août i5 36. Le comte de Nassau vint assiéger Péronne à la tête de 60,000 hommes; les habitants se défendirent avec la dernière énergie. Marie Fouré fut une des principales héroïnes de ce siège célèbre, selon les uns; selon les autres, l'honneur du fait doit être réporté tout entier à la dame Catherine de Poix. (Cf. Pièces et documents relatifs au siège de Péronne, en i536. Paris, 1864, in-S°.)

— II. Le siège de Sancerre commença le 3 janvier iSyS; mais le rôle des femmes y fut plus pacifique qu'à Péronne; elles soignaient les blessés et nourrissaient les combattants. C'était l'énergique Joanneau qui gouvernait la ville. iPoupard, Histoire de Sancerre, i^TJ, in-12.)

— 14. Vitré fut assiégé par le duc de Mercœur en 1589. Le passage de Brantôme est cité dans VHistoire de Vitré, de M. Louis Dubois (1839, in-8°, p. 87-88J.

195, 10. Collenuccio, liv. V.

— i3. ... et en quelques traits de corde. — En quelques traits., des éditions précédentes ne signifie rien dans le cas présent, où il est fait allusion au supplice de l'estrapade : d'ailleurs le ms. porte eu et non en.

196, I. Boccace a arrangé ce récit dans son De c/aris mulieribus, cap. CI. Vopiscus, Aurélien, XXVl-XXX, raconte plus froidement le fait.

200, 4. Marie d'Autriche, sœur de Charles -Quint, veuve de Louis II de Hongrie, et depuis gouvernante des Pays-Bas : elle mourut en i5 58. Ce fut contre elle que lutta Jean de Leyde.

— 19. Brantôme veut parler d'Aurelia Victorina, mère de Victorin , selon Trébellius-Pollion {les Trente Tyrans, XXX).

— 26-27. Isabelle, fille de Philippe II et d'Elisabeth de

Valois.

P. 201, 1. 4. Dans Froissart, liv. I, chap. 174. C'est la femme de Jean de Montfort, Jeanne de Flandre, qui soutint le siège de Hennebont, en 1342.

— 24. Henri P'", prince de Condé , mort en i 588, le 5 janvier, empoisonné, dit le Journal de Henri ÎII, par Catherine-Charlotte de La Trémoille, sa femme.

— 2 5. Jacquette de Montberon, belle-sœur de Brantôme. Le château était celui de Matha, dans l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély.

202^ 2 3, Machiavel, Dell' arte délia guerra, liv, V, 11.

20 3, 19. Paule de Penthièvre, seconde femme de Jean II de Bourgogne, comte de Nevers.

— 29. Richilde, comtesse de Hainaut, qui mourut en 1091. Elle était héritière de Mons par son mari, Baudouin VI, dit de Mons. Brantôme commet une erreur : ce fut dans le combat du 22 février 1071 que furent pris Robert le Frison et Richilde, mais ce fut également dans cette journée que périt Arnoul III, dit le Malheureux, et non postérieurement.

204, II. Isabeau de France.

— 14. Hugues Spencer, ou le Dépensier.

— 17. Ce chevalier de Hainaut était Jean, frère du comte de Hainaut.

20 5, 5. Éléonore d'Aquitaine.

— II. ... Ce qui nous cousta bien. Voy. t. I, p. 23, à la note.

206, 9, C'est Thevet qui a fait la Cosmographie, et non Nauclerus, qui a composé, lui, une Chronographie. (Pour cette histoire, voy. Th&vei, Cosmographie, t. II, p. 912-13.)

207, 10. Vittoria Colonna, fille de Fabrizio Colonna et d'Agnès de Montefeltro, née en 1490, et fiancée dès l'âge de quatre ans à Ferdinand d'Avalos, qui devint son époux. La lettre dont parle Brantôme est célèbre; il la puise dans Vallès, au fol. 2o5. Quant à Mouron, c'est le grand chancelier Hieronimo Morone.

NOTES 2bl

P. 208, 1. ?. 3. Plutarque, Antoine, chap. XIV.

209, 7. Catherine-Marie de Lorraine, femme de Louis de Bourbon, duc de Montpensier. La nouvelle de la mort de Henri III, contre lequel elle nourrissait une haine mortelle, lui fut si agréable, qu'elle ne quitta plus une écharpe verte qu'elle portait ce jour-là. {Mém. de la Ligue, IV, p. 14.)

211, 16. Voyez ci-devant la note de la page i3o.

212, 2 5. L'au/re, c'était Mayenne.

2 I 3, 9. Selon d'autres, elle se serait écriée : « Ah, grant Roy ! avez-vous fait bastir ce chasteau pour y faire mourir les enfans de vostre petite-fille î »

214, i3. Poltrot de Méré fut tenaillé et écartelé le 18 mars i563. Quant à l'amiral, il fut massacré le 24 août

21 5, 7. ... S'y opposa fort. Le ms. porte s''y porta fort. Nous conservons la correction de M. Lalanne.

— II. Philibert de Marcilly, sieur de Cipierre, gouverneur de Charles IX.

— 26. Voy, t. I, p. 1 01 .

216, 29. Revestitoire. Il faut Wre revestiaire, comme plus haut.

218, 10. Pour cette ambassade de La Noue, voyez cidevant la note de la page 191, ligne 22.

— 29. Sur cet aventurier, consulter les Additions au Journal d'Henri III, note 2^.

219, 14. Louis de Correa, Historia de la conquista del reino de Navarra.

223, 1-2. Qu'ils les crachent, dans le ms. 608.

— 12. Louise de Savoie.

224, 6. ... Au bas pour au dernier quartier de la lune.

— 8, La mort de Louise de Savoie est marquée par l'auteur du recueil des comètes, d'après Sleidan, liv. VIII,

p. 125 de redit. in-i6 de iSSç. D'après le Cathalogus cometaruin de Bâle (i5 56, in-i6j, celte comète n'aurait été visible que du 6 août i53i au 7 septembre de la même année. Or la scène rapportée par Brantôme se passe au 26 septembre 1 53 i; il faut donc penser que la reine ne mourut que plusieurs jours après avoir prononcé le mot, et non le lendemain, comme l'affirme Brantôme.

P. 224, 1. 29. Charlotte de Roye, mariée à François III de La Rochefoucauld, en iSSy, et morte en iSSç.

2 2 5, 21. Marguerite de Foix-Candale, mariée à Jean- Louis de Nogaret, duc d'Epernon.

226, 14. Renée de Bourdeille, fille d'André et de Jacquette de Montberon. Elle épousa en 1579 David Bouchard vicomte d'Aubeterre, qui fut tué en Périgord en i 593. Elle mourut en 1596. La fille dont Brantôme va parler était Hippolyte Bouchard, laquelle fut mariée à François d'Esparbez de Lussan, Quant aux trois sœurs qu'il mentionne ensuite, elles étaient : Jeanne, comtesse de Duretal, Isabelle, baronne d'Ambleville, et Adrienne, dame de Saint- Bonnet,

20 1, i3. Renée de Clermont, fille de Jacques de Clermont-d'Amboise, sieur de Bussy, mariée à l'incapable Jean de Montluc-Balagny, bâtard de l'évêque de Valence, et créé maréchal de France en i 594. Depuis cette triste journée du 7 octobre 1595, Balagny se remaria à Diane d'Estrées, sœur de la belle Gabrielle, qui lui fit payer cher son oubli des convenances.

— 27. Creva n'a pas le sens défavorable que nous lui attribuons; il est dérivé du latin crepare, éclater.

282, 2 5. Le père Anselme est muet sur cette Limeuil l'aînée. Était-ce bien une Limeuil? Justel, Hist. de la maison d'Auvergne, p. 169, fait d'Isabelle l'aînée des filles, et elle fut mariée à Scipion Sardini, comme nous l'avons dit ci-devant, t. I, p. 83, à la note.

2 3 3, 7. C'est la Bataille de Marignan ou la Défaite des Suisses, que Janequin mit en musique, et qui est conservée

dans le recueil de Pierre Attaignant. Voici le passage un peu différent de la version de Brantôme :

Ils sont confuz, Ils sont perduz !

P. 2 3 3, 1. 23. Léon XII.

— 27. Voy. ci-devant, p. i3 5.

234, 5. Elle luy emporta : il y a. il luy emporta dans le ms., par allusion au commandant de la nef.

287, 29. Renée Taveau , mariée au baron de Mortemart, François de Rochechouart. Nous avons répété avec le ms. la phrase Donnez moi ma cotte!...

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Brantôme, Pierre de Bourdeille

Les sept discours touchant les deLmes galantes

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