ÉPILOGUE
Nous avons commencé ce récit en supposant qu'un touriste, allanî de la ville de Pont-Brillant au château de ce nom, aurait passé devant l'humble maison de Marie Bastien.
Nous terminerons ce récit par une supposition pareille.
Si ce touriste se fût rendu de Pont-Brillant au château, dix-huit mois après la mort de Frédérik et de Marie, il n'eût rien trouvé de changé à la ferme.
La même élégante simplicité régnait dans cet humble séjour; les mêmes fleurs agrestes y étaient soignées par le vieil André; la futaie séculaire ombrageait toujours la pelouse verdoyante où serpentait le ruisseau limpide.
Seulement le touriste n'eût pas vu sans émotion, sous la partie la plus ombreuse de la futaie, et non loin de la petite cascade murmutrante, une pierre tumulaire en marbre blanc sur laquelle on lisait :