‹ Les sept siéges de Lille, contenant les relations de ces siéges, appuyées des chartes, traites, capitulations et de tous les documents historiques que s'y rattachent, avec trois plans aux époques de 1667, 1708 et 1792Chapitre 14 sur 15 · tlllÈMS SIÈGE · texte numérisé non relu

tlllÈMS SIÈGE

de nattes , de gabions , de boulets et d^aulres oulib propres aux attaques , passe et traverse la ville , pour servir à l'exécution du dessein. Je dirai encore avani de finir cette journée que tout est très tranquille , et que le silence ne nous veut rien dire de plus que ce qu il nVst pas .c'est-à-dire que nous croyonsdenepoini être voisins d*une citadelle assiégée , c'est un orage qui ne nous donne ni pluie ni bruit , et cependant elle n'est pas sans une comète des plus menaçantes.

Le vingt deuxième de ce mois ne nous fit sage de choses dignes de mémoire; on continue à mener rartillerie pour battre la place, La matinée du 24 avec raprès-midi se sont passés avec le flux ordinaire de la petite artillerie entremêlé de quelques décharges légères de trois pièces de canons, lesquelles donnaient de temps en temps ; nous commençons k voir et entendre les patrouilles , et la parole de la ronde n'est plus n mystérieuse que pendant le temps des Français , puis* que je fus tout surpris de voir un sergent l'apporter à Toreilie de son capitaine en présence d'une belle compagnie, dont ledit capitaine ne se fit point mystère de nous le dire publiquement , qui était St André , Maes^ trick , avec quoi nous eussions pu faire la ronde nouaméme , et même qui aurait pu servir à Texëcution du plus dangereux dessein.

Il court un bruit , que nous eûmes le malheur la nuit passée de perdre deux cens hommes péris par les eaux , que ceux de la citadelle firent couler pour les surprendre et les submerger , possible que la journée suivante nous en informera plus au juste.

11 y a toute apparence quece qu'on a dit hier du naufrage des deux cens honunes , est sans fondement. Le» décharges des trois piéoesde canons des assiégeants , ont brisé les chaînes des ponts leris de la citadelle « et je ne sais si elles étaient destinées à cette fin seulement , ellea n*ont dit mot aujourd'hui ; nou» gagnona toujours terrain k la sape , et nous "voyons tous les jours sept à huit cens soldats revenant le matin et le soir aVec leurs chapeaux empUs de terre, à cause des chemins couverts sous lesquels ils sont et travaillent recevant tousles jours le matin et le soir chacun leurs seize patars pour et à chaque fois. La nuit du 24 au 25 a donné aux assiègeans plusieurs pierres , quelques bombes accompagnées de quelques décharges de canon. Aujourd'hui 25 il y a une entreprise de la dernière importance sur le jeu , on défend de sortir de la ville à toute personne et non content de cela on prit les peines de chercher tous ceux qui étaient dans les environs , cause pour^ quoi les esprits sont dans Tattente de quelque grande nouvelle avant peu de jours. Les portes ne sont point encore libres aux gens qui veulent sortir pendant cette matinée du 26 ; et sur le midi il passa par les rues, une très grande quantité de pionniers entrés par la porte des Malades. On a tiré quelques déchargea de canon ce soir sur la citadelle , trèa légèrement , avec la mousqueterie , el même les assiégeants firent une sortie espérant de ne trouver aucune résistance , mais ils furent bientôt convaincus du contraire , éi obligés de retourner au gite sans coup férir ; la nuit du 2B au 27 se passa sans escannoucbe. Noua ne laissons pas

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pour cela de diligeuter nos lignes nouvelles , tirant du faubourg des Malades vers la partie occidentale pour se mettre à couvert de toutes tentatives que renncmi pourrait Caire pour secourir la citadelle , et comme si le soldat serait poussé de quelque terreur , il ne cesse pas de presser et même maltraiter le pionnier , voulant même l'obliger à travailler la nuit et outre cela nous avons posé nos canons sur les remparts du c&iè dudit faubourg , comme si nous serions à la veille , ou en attente de quelque boutade française. La nuit du 27 au 28 fut fort rude , et pleine de canonade , avec peu de gain , on a évacué ThApital des Jésviites pour faire place à ceux de notre garnison. On vient d'apprendre que nous attaquâmes et emportâmes une place d'armes, n^ayant perdu que quinie k vingt hommes , et puis nous avons poussé un logement au delà du fossé , oe qui fut cause du gain de la lunette , sans coup iérv, ayant été abandonnée de Vennemi ; le fossé est baissé de deux à trois pieds , ayant pris poste du* glacis en deux difTérens endroits et les eaux baissées de beaucoup on jeta cinq ponts sur le fossé.

Le 30 sur les neuf heures du soir , le canon et les pierriers se sont fait entendre d'une manière extraordinaire , d'où nous croyons quelque attaque , ou quelque forte résistance. L'entrée du mois de décembre ne nous exempta point du bruit du canon , et sur les sept heures du soir il se fit quelques escarmouches de pari et d*autre assez violentes. Un déserteur de la citadelle , vient d'assurer que le maréchal de Boufflers se di^Miae à soutenir encore tout le mois. On ne voit plus rien

que ta quantttë prédigîeuse de chariots aménaiïl fascines gabions el tout le reste , comme si on Toudraiten former quelque montagne ; nos canons sont posés contre les parapets , prêts à servir , on jirétiend que le Prince Eugène ne fera point tirer un seul coup sans faire connaitre à M. de Boufflers la disposition d*une puissante batterie de trente, pièces de canon , lui donnant le choix et le temps de pouvoir encore obtenir une capitulation honorable , dont le téméraire refus , l'exposerait à être fait prisonnier de guerre.

Le 5 on chanta un Te Deum sur les onze heures du matin sans en pouvoir bien connaitre le sujet, ayant fait- mettre toute la garnison sous les armes , laquelle parut sur la place vers les quatre heures de la même journée , avec les étendards et on fit partir en même temps toute Fartillerie pour la placer sur les remparts,' après quoi la garnison fit sa marche pour se rendre et occuper le tour de la ville et puis on fit trois saluts de toutes les pièces de canons autour de la ville , et la mousqueteriesefit entendre h son tour , généralement autour de la ville également par trois fois , et le soldat faisait quelque cri en signe de joie à chaque décharge , d'une manière si violente que le bruit était entendu par toute la ville ; il (aut se souvenir que la plus belle et la plus forte décharge se fit aux environs de la citadelle. Aucuns disent que tout cela s'est foiten réjoiuis*sance du passage de TEscaut, ou de la levée du siège de .... en Espagne , assiégée par Philippe V.

On entend la mousqueterie de la citadelle , tvés*

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iègéremenl , apparemment le peu déneige qui tombe^ empêche leurs amorces. Le 6 on esC empêché à démolir la haute batterie que noua aTions dressée pour battre le bastion , pour en faire une nouyelle plus prés y afin de pouvoir attaquer et abolir les muraille» ayec plus de force Ce matin sur les huit heures on battit la chamade et on arbora sitât apréi ; tout le mpnde se transporta aux tranchées et batteries à grande foule. La chose fut d'autant plus surprenante que nous savions que nous n* avions point encore attaqué le^ murailles d'un seul coup de canon ; le Prince Eugène vint se promener et visiter les glacis avec une très-médiocre suite , sur les dis heures de la même matinée pour voir et examiner les ouvrages que Ton avait fait pour les approches. Si on doit convenir d'une Ion* gueur de temps qui s'est écoulé dans une espèce d^inac» tion ou oisiveté pendant le siège de la place , on sera facilement convaincu du contraire. Âpres Texamen des ouvrages faits pour les approches et pour les atta« ques , toute Tesplanade était presque entièrement bouleversée soit par les boyaux par lignes parallèles et circonyalla lions le nombre infini ne méritait pas moins ladmiration que les batteries de canon , de mortiers , de grenades royales et de mille autres choses de même espèce. Les petits quartiers , les corps de garde , les petites places d'armes n'en étaient pas moins curieuses; tant plus nous pénétrions avant des boyaux et tant plus nous voulions voir , et l'une des choses les plus curieuses qe fut de Toir les canons placés, contre les palissades sans que les assiégcans aient pu s*en apercevoir ; un courrier arrivé ce matin de Paris nous fait

SlXliMfi SIBGE« 447

croire 1 ordre qu*il r^pporiede Cour à M. de Boufflers, de se rendre et d'autres disent que c^est k défaut de poudre qui a contribué le plus et même la gelée qui fait à présent sen^ble offrir le passage aux yainqueurs , lui formant des ponts sans clous. Le 10 on tira le canon dans la place à cause de Fentrée du Prince .d'Orange et la journée se passa ainsi. Le 11 ^ jour de St Damase , M. le Maréchal est sorti delà citadelle par la porte de secours tambour battant enseignes déployées avec toute sa garnison , et avec six pièces de canon , deux mortiers , deux chariots couverts » et puis nous primes les postes de ladite place sur le midi de la même journée.

Capitulation de la citadelle de Lille.

DU HUmÈMCB DÉCEMBRE 1708.

Articles proposa pour remettre la citadelle de LOIe ao\ allies.

I. Qa^DNE porte de ladite citadellesera livrée aux lrou«pes des alliez , le onze du présent mois de décembre

t;v4 après , ,, ,. , /

talion rc à dix hcures du matin , en cas qu entre ci et ce tempt* ment si- |j^ ladite citadelle ne soit pas secourue , et <îe serait

aoarriere

^1 ion sera portc Rojaie , qui est celle de Tattaqpie k laqudli; sera

houtdcia ^^g ^Qç garde des troupes de la garnison , séparée dt

celle des alliez par une barrière posée au milieu ' de

la voûte de ladite porte , pour empêcher le mélange

des troupes , et le déscurdre qui pourroit arriver entre

orte sera neuvième

448 sixiiMB uiex.

XoB uns et les. autre8> et que qui que ce soif des troupe^i rdes Alliez ne puisse entrer d&ns ladite citadelle , pen<» ;dant lequel temps il ne sera fait aucun acte d*hostilité ,ny de trayaux , ny de part uy d'autre entre les assiegeib et les assiégeants.

Accordé. II. Que la chapelle de ladite citadelle ne pourra être dégradée , et servira seulement pour le culte de la religion catbotique , apostoUque et romaine.

lit êorHroHi le III. Que M. le maréchal de Boufflers ; M. le chevalier pom oiifXffW ^Luxen^ourg^ lieutenant-general de la province, et iMM poMr Urtr licutcnanUgeneral des armées du Roy ; M. deVauban , eiavec «^^^ lieutenant-geucral' des armées du Roy ; M. le Marquis dêcanoH^iroiêdê de la Frcscliere , premier lieutenant-general de Fartil*

douze Uvn$ do m

baUe, oitroitdo '^^ de France et lieutenant-generat des armées du *^ ^T? ' • ^ ^^y » ^^ ^® Toumin , Valory , marquis de Ranes , oti accordé , ex^ Pcrmangtes , Surville , et marquis de Cauesquin y ^^, 9^y ••»» maréchaux de camp ; Mrs les brigadiers avec tous les^ JÊù^doToumiH, officicrs de rétat major des ville et citadelle; tous les

? ^S^^^ \ ^ offiaers et soldats . dragons et autres de toutes les pour ouroté du troupes tant françaises qu étrangères ; et les compapuvmoutdot doi^ jrnies d'invalides ; tous le» officiers d'artillerie : inee-

/M cOHiradée», ^. , ' , ^ ^

pour le êêrvice de jucurs ; tous les employez sur les ouvrages et autres^ Af^^ !b!!l ^^ qu'ils puissent être , qui sont dans ladite citadelle , kvUU do lÀlu. pour le service du Roy très-dicétien , sans aucune

exception de personnes nonunées ou non , en sortiront le. treize du présent mois à neuf heures du matîa , pav la porte Dauphine , avec armes , bagages et chevaux» ^ tambours battans , balles en bouche , mèche allumée par les deux bouts , et des munitions de guerre pouD

SIXIÈME nÉBE. 449

tirer chacuQ vingt coaps^ et les enseignes déployées , douze pièces de canon de gros calibre , et quatre mortiers au choix des assiégez avec leurs affûts et armes , et de^ munitions pour tirer douze coups de chaque pièce , pour se rendre tous ensemble à Douay , par le plus court chemin , et en un ou deux jours , aussi au choix des assiégez , sans que sous quelque prétexte que ce soit , on puisse leur faire prendre une autre route , et qu^il leur sera donné une escorte suffisante , de la part des alliez, tant pour la seuretéde la garnison , que pour celle des équipages.

mtraie» IV* Quc pour faire le transport desdites douze necessai' pî^q^s de canon et mortiers , des équipages des troupes irtiiierie et dfs malades et blcssez , comme aussi pour monter * ^^"'^ les officiers de ladite garnison , il sera fourni par les kssez et alliez , et à leurs frais cent cheyaux de trait avec leurs harnois , deux cens chevaux de montures avec leurs selles et brides , cent chariots attelez chacun de quatre chevaux » et les bateaux nécessaires , avec le nombre de batteliers et chevaux suffisants pour conduire lesdits batteaux à Douay par le canal , ausquels batteaux il sera pareîHement donné une escorte suffi- . santé de la part des alliez pour la seureté des malades , blessés et équipages ou autres effets dont ils seront chargez , et que le tout sera fourni le douze du présent mois au matin , afin de pouvoir les faire charger assez tôt pour que le tout parte avec la garnison , pour arriver en même temps à Douay , et au début de batteaux ; ou si la rivière n'éloit pas navigable » il sera fourni par lesdits alliez un noDai)re suffisant de chariots pour y suppléer.

450 sfniifB snîdE.

tnUêurU Y. Que tous les malades et blessez qui sont restes ftduavm ^^^^ '^ ^''^ ^^ lÀWf^^ , et qui seront en état de partir

arec la garnison de la citadelle , le pourront faire en même temps , et qu*il leur sera aussi fourni des batleaux et batteliers , ou autres voitures pour les transporter à Douay aux dépens des alliez , et par le plus oourt chemin.

eeordimmm YI. Que ceux cksdits malades et blessez , lesquels r^MMm! ^^^ présentement dans ladite citadelle , et qui ne se* Umr m$d- ront pas en état de souffrir le Toyage en même temps que la garnison en sortira seront transportez dans la Tille de Lille par des voitures et autres commoditez que les assiégeants fourniront avant Tévacuation de la citadelle, et qu'il leur sera donné dan^ ladite ville par les alliez les logemens convenables aux officiers , soldats et dragons , avec des lits , des vivres et des médicamens aux frais desdils alliez jusques à leur entière guerison , de m<?me qu'ils ont accoutumé d'être traitée et nourns dans les hôpitaux du Roy tres-Chretien , aussi bien qu'aux médecins , chirurgiens et autres personnes qui seront employez pour en prendre soin , et à mesure qu'il y aura des malades et blessez en état d'être transportez , il leur sera fourni par lesdits alliez des passeports , batteaux et bateliers pour être conduits en seureté par le canal de Lille à Douay avec les chirurgiens et autres qui seront proposez pour en prendre soin en chemin.

Accordé, VU. Que les lits et fournitures des hôpitaux qui ont servi aux malades et blessez pendant le siège de ladite

SIXIÈME Biàm. 451

citadelle , seront rendus à Mrs du magistrat de la ville de Lille, et aux entrepreneurs à qui ils appartiennent.

ccordé h la YIII. Que le SfdeSaint'Martin commissaire ordon- ,e ^e Mrs de natcur , Ics Sfs de Riey, et de la Lande commissaires

ntn , matlle' . i »

, et Saint' des guerrcs , le tresorier de "extraordinaire des guemes; in qui res^ Ics commissaircsdcs vivres, lechapclain delà citaddfe.

t en ostages , ^ , '

u payment les aumoniers , les directeurs et chirurgiens des hâpi« al (Us dette» taux^ et généralement to US Içs employé» et ouvrier», rvice de S. avec tous les g^us. habitucz dans ladite citadelle. n(im« i z^"*^ mez ou noA , jouiront dp la presentie capitulation, ft sortiront avec ladite; garnison , pour aller par le mimé chemin à Douay, sans que sous quelque prétexte <que ce soit , ib puissent estre arrêtez ni leurs équipages ^ papiers et effets , soit qu'ils soient dans la citadelle ou dans la ville de Lille , attendu que le Sr Buiâseret commissaire des guerres , qui a esté accepté pout oataige par la capitulation arrêtée pour la ville , est su{Qsai|t pour la seureté.des dettes contractées pour le service du Roy, ayant et pendant les siq;es desdites viUe et cir tadelle de Lille , jusqu^à l'entier payement , pour aooe* lerer lequel ledit Sr de Saint-Martin ira solliciter une prompte remise des fonds nécessaires., donpant aa parole comme il a fait cy-devant à Mrs IjaSfMagîstrati de ladite ville de Lille , de se représenter toutefoia^et quantes qu'il en sera requis par eux » pour liqujdcar les dettes qui regardent seulement les sièges desdifaea ville et citadelle , après en avoir présenté les memoired à la Cour , en lui procurant les passeports necessairef à cet effet.

» mêmes os- IX. Qu'aucuu ofBcier ni autre personne è qui les

ÀeemU XVI. Que leâ alliez ne poorront tirer aucun soldats myennamt^uêUs ^^ dragons de» ratiffs durant le cours de leur marche

déserteurs seroni ^ ° . »

rendus, oa Usera SOUS quelque prèlcite que cc puisso être.

permis de les Urer df$ ramfs, aMcpromêssê c^HmUmt 4b préMmr imu Itf dÊMÊèrm fû pourroient suriçer , eîde faire rendre justice ntr le champ,

Accordé pour XVII. Qu'il sera permis de tirer de ladite citadelle ^/ant^le' W '* quantité de vivres suffisante , pour là Subsistance que la gamisom dcs officicTS , soldats , dragons, et autres de la garnisortira. ^^ ^ p^^y ^^^^^ JQurs à couin^etiçer dv jour qu'elle

sertira de ladite citadelle.

Accordé. < iXYHI . Que leé oslage^ qoi "séréàï donnée et part elid^autres pour la settrété de réxiécùtiôn de la présente capitulation seront rendus reci|(nt>qiièmélDt après rentière exécution d'icelle et Varrivée de la garnison k Douay. •*:'

^ SuppléfMHlde la part éeê AUiéz.

I. Les asaiégeans envoyèrent demain neuFde ce ipQis dans la citadelle , leurs commissaires des vivres et des mmiitions ausquels seront remis de bonne fby les magasins , sans qttHl soit permis aux assiégez d*en ftiiré âùçaîie dissipation , à peine d'en répondre en eas qti^oii plusse le découvrir.

II. Que toutes lef dettes qai ont fi^técont|»ct^|iQiir le BÙ9 ^ i service de S. M. T. C. tant par les ordres du gOfLyer^Kur, mn,ieMbiA

• ';• 1 A ' . • • • . , '. • et de St^M

mtendant , commissaires des guerres , «eux des vivres , ^^^^^^^^ et trésoriers que par les o^ciers des troupes de Sadite tofes. Majesté , et des autres particuliers seront payées à Lille, aussi-bien que le dommage causé par la démolition dei motsons et bâtimetis de ladite ville pour la défense d'icelle

sixiinfi . fiiéep. 453

yrdé deux XIL Qu*il Sera foiinu par les alliez aux assiégez dix couveru. çJi^^q^ couTerts » qui entreront dans la citadelle ayant la sortie des troupes^ let en 80irti|t>nt en métne temps que la garnison pour être conduits avec elle à Dôuay , sans que les alliez puissfent prendre connoissance de ce dont ils seront chargez » uy les TÎsiter sous (pielque prétexte que ce soit. î

^ùrdé pour Xin. Qa*^ ne pourra prétendre aucune indemnité les ..,. j • \-^ *. ^'i =■■••, -'ru '•*'■•• . ^ ... X ont esté ^^^^ d^ assiégez, tant pour les. çl^yaux qui ont été

tr les as^ prîs , que pour les maisons qui ont été démolies ou 'oint cT^'. endo^n^agéea de4a|]is ou jonTirona de ladite citadelle , mtpréaia- uou plus que poi|r Ics battCAux qui o&l été rompus

{ payment , " - ,

es nuUsoHs OU bnsez pendai{|t Ifi siege< ^ , ir ;

rordépour XIV. Quc Ics prisounicrs faits pendant le présent ut ont été gjegç seront rendus de part et d'autre , et que ceux qui

1/5 et les sont dans:ràrmée des alliez OÙ dans la YiHe seront ren- '^* voyez dans la citadelle avant que la garnison en sorte,

etque Ibs autres qui sont àim les place^plus éloignez seront renvoyez à Douay dans <lix Jours , à compter d'aujourd^hui , avec les passeports nécessaires pour s'y reiicjbre en jseuretié par, le plu9 court chemin. .

ordé sur le XV. Quc qui (juc cc soit dc ladite garnison , sans Us articles exception de personne ne pourra élre arrêté ny inquiété soiis quelque prétexte ou pouf quelque raison que 6e pùisscPétre , èl toiitè ladite garnison sera conduite de bonne foy , et toute entière, avec tous ses chefs , o£Eici<^ , et autres jusqu'à Ûouay par le chemin le plus coùrji^ conformément aux /articles précédent- " ' ■ ' 29

454 sixiIeme firtûB.

Aeeordé XVI. Quc les alliez ne pourront tirer aucun soldats moyénnantqueU» ^^ draflons dcfl rancs durant le cours de leur marche

déterteura aeroni ^ ° .

rendua, ou il aéra SOUS qucIque prétexte quc cc puisso être.

ye*mia de lea tirer des ramga , aMc promsaêê cqHndmHt da prét^emr êmu kê dêÊorérm qui pourraient arriper , et de faire rendre juatice sur U champ.

Accordé pour XVII. Qu'il Sera permis de tirer de ladite citadelle deux joura , en ^^ quantité de vivres suffisante, pour la subsistance

comptant le jour * ' *

que la garmaon dcs officicrs , soldats , dragous , et autres de la gamiaorttra. ^^^ ^ ^^^^ ^^^j^ jours à commeuccr dû jour qu'elle

sortira de ladite citadelle.

Accordé. XVIII. Que les ostages qui seront donnée de part et d'autres pour la seureté de Tèxccution de la présente capitulation seront rendus réciproquement après Tentîere exécution d^icelle et Tarrivée de la garnison à Douay.

Supplément de la part des Mitez.

I. Les assiégeans envoyèrent demain neuf de ce ipoisdans la citadelle , leurs commissaires des vivres et des munitiens ausquels seront remis de bonne foy les magasins , sans qu*il 8oit permis aux assièges d*en ftiirè aucmie dissipation , à peine d*en répondre en cas qu'on puisse la découvrir.

II . Que toutes les dettes qui ont esté contractéesponr le j^ j service de S. M. T. G. tant par les ordres dugonvemar» um,égM intendant , commissaires des guerres , eeux des vivres ^ '^ "* * et trésoriers que par les officiers des troupes de Sadila Majesté , et des autres particuliers seront payées à Lille, aus»i-bicn que le dommage causé par la démolition dea maisons et bàtimens de ladite ville pour la défense d'ieelle

sixiÂMC.siéiic. 455

pendant le siège , pour lequel \\s se sontengagez au payement , comme aussi le prix et valeur de tout ce qui a esté conduit et mené à )a citac(elle>appfvrtei^A|t à la ville et aux particuliers , et que pour seureté du payement desdites dettes, il sera laissé des ostage« au choix des-hauts alliez , qui resteront dans ladite vuJe jusques à ce qu^elles soient entièrement acquittées.

III. Par Tarticle penujitiéme de la capUulation avec la ville ayant esté stipulé que les sujets pourront réciproquement retirer leurs effets , on accordera de bonne fov sans retardement aux habitanà de Lille et dé la cbâtelenie , de retirer leurs effets des villes de France de quelque matière qnUls puissent ètl«.

Fait double à Lille le neuvième décembre mil sept cens huit. Signez ^

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