SCÈNE PREMIÈRE
lïEiXRIOT, RETOU.
RETOU.
Ça n'est donc pas encore fait ici?
HENRIOT
J'ai envoyé à la Commune quelques-uns de mes hommes. Je les attends. On ne peut rien faire si les commissaires refusent le vin. Ils nous font promettre le Pérou; et, lorsqu'on vient ici, il n'y a rien. *
RETOtJ.
C'est ce Manuel qui entrave tout; car les autres pensent très-bien. Marat, Danton , Roberspierre
HENRIOT
Roberspierre ? Hom, c'est un boug^re de sournois....
i32 LES CARMES.
Sournois, c'est possible j mais c'est égal. Oh! c'est un homme qui veut la chose.
HENRIOT
Eh bien! f....^ qu'ils donnent donc ce qu'on leur demande.
RETOU.
Ah ! pour cela , je suis de ton avis. A l'Abbaye, ça va très-bien , l'ouvrage est fort avancé ; et lorsque j'en suis sorti, l'on chargeait déjà les voitures.
HENRIOT
En avez-vous fait beaucoup?
RETOU.
Non.... quatorze à quinze cents, je crois. Peutêtre plus, peut-être moins.
HEïîRIOT.
Ce n'est pas mal • nous ne ferons pas cela ici.
RETOU.
Nous en avons échappé quelques-uns. Mais c'est la faute de Danton ; il a voulu fourrer le peuple là-dedans; je lui disais bien que c'était trèsdangereux, et qu'il était beaucoup plus conve-