‹ Les septembriseursChapitre 103 sur 300 · SCENE I. i · texte numérisé non relu

SCENE I. i

nable de nous laisser faire tout seuls. Le peuple a demandé la grâce de sept à huit j on n'a pas osé refuser.

C'est une bonne leçon pour nous. Le peuple n'entrera pas ici ; je fais introduire mes hommes dans le jardin; on ferme les portes; et à l'ouvrage.

RETOU.

Regarde! regarde! Vois-tu y là -bas ?

HENRIOT

Quel diable est-ce là?

RETOU.

Ce sont nos voitures. Sont - elles chargées? Qu'en dis - tu ? j'espère que voilà une belle récolte.

HENRIOT

Ah ! il y a des femmes qui dansent par-dessus ; ces sacrées femmes^ elles sont enragées! Les entends-tu chanter?

RETOU.

Et celle-là qui bat la mesure sur le ventre d'un Suisse.

(Les voitures passent devant eux.)

i34 LES CA.RMES.

HENRIOT

Bonjour^ mes petites ,• bonjour. Amusez-vous bien j nous allons vous tailler de la besogne ici.

RETOU.

Voilà six voitures Je suppose cinquante sur

chaque.... Dites-donc^ voiturier, combien ferezvous de voyages?

LE VOITURIER

Il en faudra au moins quatre comme celui-ci.

HENRIOT

Quand vous aurez fini à l'Abbaye, vous viendrez prendre les miens.

LE VOITURIER

Ça sera-t-il fort ?

HENRIOT

Non ; il faut calculer tout au plus sur cent cinquante à deux cents.

LE VOITURIER

Allons! pourvu qu'il y ait de la place dans les carrières.... Huo, dia!

HENRIOT

Voici mes hommes qui reviennent de la Commune.

iiCÈNE II. i35

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