‹ Les septembriseursChapitre 114 sur 300 · SCENE VII. i · texte numérisé non relu

SCENE VII. i

RETOU.

OÙ est-ii donc, ce b -là ?

PLUSIEURS PRÊTRES , entourant M. Dulau.

Monseigneur , ils vont vous assassiner l

M. DULAU

Eh bien! si le moment de mon sacrifice est venu... mon Dieu! daignez le recevoir... Laissezmoi passer, messieurs ;, mon sang peut les apaiser

et sauver vos jours. (Les mains croisées sur la poitrine, et les yeux tournés vers le ciel , l'archevêque s'avance au-devant des égor-

geurs. ) Je suis celui que vous cherchez.

GA.RDEMBAS.

C'est donc toi , vieux coquin , qui es l'archevêque d'Arles?

M. DULAU

Oui, messieurs , c'est moi.

RETOU.

Ah ! scélérat! c'est donc toi qui as fait verser le sang de tant de patriotes dans la ville d'Arles ?

M. DULAU

Je n'ai jamais fait de mal à personne.

VALLÉE

Eh bien! moi , je vais t'en faire, (il lui donne un coup

de sabre sur les yeux.)

i5o LES CARMES.

GARDEMBAS ^ frappant l'archevêque par-derrière. Tombe donc, scélérat! ( il lui arrache sa montre. )

Tenez , mes amis, voilà déjà quelque chose.

(L'archevêque porte sa main à son visage. Elle est abattue aussitôt.)

DUCHESNE

Il faut que je lui enfonce ma pique dans la poitrine ; il n'est pas encore mort.

(Les égorgeurs foulent aux pieds le cadavre palpitant; les prêtres épouvantés fuient de toutes parts à travers le jardin.)

LES ÉGORGEURS

Arrête! cours! tue ! tue !

UN GARDE NATIONAL , armé d'un sabre.

Je te reconnais^ coquin de La Panonie : c'est

moi qui t'expédierai, (il fait des signes d'intelligence à l'abbé de La Panonie , qui ne les aperçoit pas.)

UN ÉGORGEUR y levant son sabre.

Attends, je vais déjà lui donner un à-compte.

LE GARDE NATIONAL, arrêtant le sabre.

Non, non, je veux le tuer, je veux boire son sang.

l'abbé DE LA PANONIE,

Quel mal vous ai-je fait?

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