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LE GARDE NATIONAL

Ce que tu m'as fait^ assassin, tu ne me reconnais donc pas?

l'abbé de la panonie.

Je n'ai jamais fait de mal àpersonne^, monsieur; si je vous ai désobligé, ce fut sans le savoir.

LE garde national.

Lâche , tu n'oses lever les yeux sur moi.

l'abbé de la panonie j sans le regarder.

Vous voulez ma mort : je suis en votre pouvoir, il est inutile de chercher un prétexte. Tenez, voilà un de vos camarades qui accourt pour vous aider.

le garde national. (Il se précipite sur l'abbé de La Panonie en levant son sabre.)

Sauve-toi, coquin, sauve-toi.

l'abbé de la panonie , fuyant épouvanté.

Mon Dieu, pardonnez-moi. Vierge Marie, venez à mon secours.

le garde national , à demi-voix et le sabre toujours levé-

Monsieur de La Panonie, c'est moi, c'est moi. N'ayez pas peur : vous ne me reconnaissez pas ? (Élevant la voix.) Ail! brigand de calotin, il faut que je te passe mon sabre au travers du corps ! (Baissant la

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voix.) Fuyez du côté de la cbarmille, du côté de la charmille, je vous ferai escalader le mur. (Élevant la voix.) Ah ! je te tiens, voleur; ton affaire est bonne.

l'abbé de la PANONIE, derrière les arbres.

Quoil c'est vous, monsieur?

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