‹ Les septembriseursChapitre 117 sur 300 · LE GARDE 5ATI0>'AL · texte numérisé non relu

LE GARDE 5ATI0>'AL

Fuyez ! on vient. (A part.) Le voilà sauvé. ( Élevant la voix. ) Vive la nation 1 vive la nation !

(Il danse en courant et agitant sou sabre.)

CASQUE

Qu'ont-ils donc à marmotter avec leurs chapelets à la main^ ces trois j...-f... -là. Attends-moi^ capucin , je vais te faire dire ton pater. Veux-tu te sauver.

r>' PRÊTRE.

Vous voulez avoir le plaisir de nous donner la chasse; mon cher monsieur^ je suis trop vieux pour courir.

CASQUE

Qu'est-ce que tu dis?

LE PRÊTRE

Nous devons être jugés. On n'a jamais massacré

peuple les conlonpla avec sa curiosité cruelle , et un petit nombre de citoyens courageux s'efforcèrent de sauver les victimes.

Je saisis cette occasion de témoig:ner à M. de V toute ma reconnaissance pour rinlérét qu'il daigne prendre à mes premiers travaux.

i54 LES CARMES.

ainsi des prisonniers sans la moindre apparence de jugement.

CASQUE

Un jugement^ f... bête, (il lui casse l'épaule d'un coup

de pistolet.) Voilà le jugement ; as-tu encore quelque chose à dire ?

LE PRÊTRE

Mon Dieu! pardonnez-lui.

UN PRÊTRE y qu'on égorge.

Grâce! grâce! au secours!

(Le bruit des sabres et des coups de pistolets se mêle aux cris plaintifs des mourants et aux vociférations des massacreurs.)

l'abbé SAURIN ^ à un Marseillais.

Mon ami, j'entends à votre accent que vous êtes de Provence.

LE MARSEILLAIS

Tron dé Diou, siou dé Marseille, et m'en faotl hounour.

l'abbé SAURIN.

Et iou tantun siou dé Marseillo. Sioun pays.

LE MARSKILLAIS.

F.,... oui, j'en suis, je suis de Marseille , et je m'en fais gloire.

l'abbé SAtTRIN.

Et moi aussi je suis de Marseille. Nous sommes pays.

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